MEMORABILIA

Paca : Renaud Muselier trahit, Le Pen rit, Macron jouit …

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VALEURS ACTUELLES , 3 mai 2021.
Tout le monde connaît le sigle LREM. Mais que signifie-t-il désormais ? S’il voulait dire La République en marche depuis sa création en 2016, désormais certaines personnalités politiques, comme Thierry Mariani, le développe ainsi : « Les Républicains en marche ». La cause ? Jean Castex. Hier dans le JDD, le Premier ministre répondait favorablement à l’appel de Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et candidat à sa réélection, de réunir la liste du parti présidentiel avec la sienne pour les élections régionales qui se tiendront les 20 et 27 juin.

Coup de tonnerre à droite ! Les Républicains, qui ont fait de la lutte contre Emmanuel Macron leur cheval de bataille, n’en reviennent pas. Dans un communiqué piquant, le président du parti, Christian Jacob, annonce que l’investiture LR est retirée à Renaud Muselier. Il justifie cette décision en rappelant que « la peur de perdre des uns ajoutée au cynisme des autres n’a jamais fondé une ligne politique ». Une aigreur qui tranche avec les esclaffements du Rassemblement national.

Dans le camp de Marine Le Pen, les tweets offensifs masquent mal une certaine allégresse. Sébastien Chenu, candidat RN pour les régionales dans les Hauts-de-France, prédit : « Préparez-vous à tous les bidouillages. » Jordan Bardella, eurodéputé du groupe Identité et Démocratie et candidat RN en Île-de-France, renchérit : « À tous ceux qui, à droite, refusent de se ranger derrière Macron, venez défendre vos convictions et construire l’alternance avec nous. » Le RN l’a compris, les déçus de cette alliance iront grossir les voix du candidat lepéniste en Paca, Thierry Mariani. Mais le ralliement de Renaud Muselier bénéficie aussi et surtout au parti d’Emmanuel Macron.

Les différents membres de la majorité le savent, cette fusion des listes fait rentrer le loup macroniste dans la bergerie LR.
Tous les membres du gouvernement parlent de front républicain contre le Rassemblement national, vieux mantra de “l’ancien monde”.

Hier sur Franceinfo, Marlène Schiappa, sourire aux lèvres, livrait son analyse : « Le front républicain qui se dessine me semble fondamental. » 

Sur une autre chaîne, Gabriel Attal saluait le « dépassement politique » que constitue cette alliance.

Pris en tenaille entre LREM et le RN, ce qu’on appelait autrefois le “parti gaulliste” éclate sous les pressions de ces deux formations. Il s’agit de savoir où atterriront les anciens ténors des Républicains.

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