MEMORABILIA

Football et propagande : la célébration de l’anti-France pour faire réélire Macron en 2022 ?

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Composition controversée de l’Équipe de France, retour en grâce de Benzema et choix du rappeur Youssoupha pour interpréter l’hymne des Bleus pour l’Euro 2021 sont les signes d’une propagande officieuse pour faire réélire Macron en 2022, analyse l’essayiste Grégory Roose. 

Par  Grégory Roose Publié le 24 mai 2021 VALEURS ACTUELLES

Youssoupha, rappeur interprète de la chanson des Bleus à l’Euro 2021, qui rêve de mettre « en cloque » « cette chienne de Marine Le Pen » et qui considère la France comme un « pays d’escrocs ».(Credit:SADAKA EDMOND/SIPA/2004102320Partager cet article sur FacebookTwitterLinkedIn

L’équipe de France de football manque cruellement de diversité. La composition de l’équipe nationale de football qui représentera la France lors de l’Euro 2021, du 11 juin au 11 juillet, fait grincer les dents de ceux qui ont des yeux pour voir et une mémoire pour se souvenir de ce que furent les sélections nationales d’avant les années 2000. La Diversité, alors très minoritaire, y avait toute sa place sans que les différences n’y soient indécemment mises en relief, encore moins célébrées. Des Français de France, Jean, Alain, Michel, Marius et François mouillaient le maillot pour un pays qu’ils représentaient sur le terrain et en dehors.

Si l’équipe de France de 2021 est censée représenter le peuple français, cela signifie que le Grand Remplacement n’est plus un « fantasme d’extrême-droite », mais une réalité écrasante et irréversible. Les joueurs d’origine africaine ou maghrébine y sont légion, seuls quelques « petits Blancs », survivant de banlieurisation du football français, ayant été sélectionnés.

A la lecture de ces lignes, d’aucuns crieront au racisme et au scandale, arguant qu’il s’agit là d’une simple compétition sportive qui n’a rien à voir avec la France, encore moins avec la politique. Ceux-là sont les mêmes qui prétendent que l’islamisme n’a rien à voir avec l’islam. Ils ont tort sur toute la ligne.

Foot et politique sont intimement liés, fort des symboles de représentation, d’opposition ou de fraternisation que véhicule ce sport. Outil diplomatique, instrument de softpower, de propagande antiraciste et progressiste, le football peut aussi faire l’objet de manipulations à des fins politiques. En 1998, Chirac avait habilement su tirer un avantage politique de la coupe du monde.

A LIRE Équipe de France : le retour très politique de Karim Benzema

Sauf qu’en 2021, le slogan Black-Blanc-Beur, répété par les médias pendant dix ans pour célébrer la Diversité qu’ils chérissent, a été remplacé par d’autres qui appellent à lutter contre le prétendu racisme des Blancs contre la Diversité dans le football.

Une injonction ubuesque dont l’inversement accusatoire aurait de quoi révolter les plus placides des Français jusque dans les urnes. Une stratégie que semble avoir bien compris le pouvoir pour exciter les passions autour de l’identité de l’équipe qui représentera la nation lors de l’édition 2021 d’une compétition internationale suivie par 6 milliards de téléspectateurs cumulés en 2016, selon l’UEFA.

Et comme si la composition controversée de l’équipe de France ne suffisait pas, il a fallu que le très polémique Benzema, qui revendique son allégeance à l’Algérie, soit de nouveau accueilli en sélection nationale et que le rappeur illettré Youssoupha, particulièrement agressif à l’égard de la France dans les textes qu’il beugle, achève la racaillisation de la Représentation nationale dans le concert des nations sportives. De l’aveu même de la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, qui soutient officiellement ce choix, « Youssoupha est un chanteur militant qui dénonce le racisme et qui est pour la diversité ».

Le rappeur illettré Youssoupha, particulièrement agressif à l’égard de la France dans les textes qu’il beugle, achève la racaillisation de la Représentation nationale dans le concert des nations sportives

Tout semble donc être fait pour attiser les tensions dans la population générale, susciter des polémiques par un discours ambivalent qui consiste à la fois à lutter contre le racisme « et en même temps » à le provoquer.

Le football, outil de propagande politique, pourrait servir les intérêts de la Macronie en 2022 qui a tout intérêt à se confronter au Rassemblement national au second tour pour réitérer son hold-up de 2017.

Au menu : plafond de verre, front républicain, « en même temps », « Le-retour-de-la-bête-immonde-et-des-heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire »…

Seulement, en football comme en politique, tout est question de dosage.

Il est permis de croire que les Français rejetteront enfin la fable diversitaire pour se confronter aux défis monumentaux que doit affronter la France pour survivre au XXIe siècle.

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