MEMORABILIA

(Interview à Zadig, suite) »Macron parle pour ne rien dire », selon Valeurs actuelles.

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En Seine-Saint-Denis, « il ne manque que la mer pour faire la Californie » : Macron parle pour ne rien dire dans Zadig.

VALEURS ACTUELLES, 27 mai 2021.
Emmanuel Macron est déjà en campagne.

À un an de l’échéance présidentielle, alors que les sondages le placent au coude à coude avec la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, le chef de l’État commence à dégainer ses interviews dans la presse. Le magazine Zadig paru mercredi en kiosque a fait office d’apéritif.

Dans cet entretien long de vingt pages, l’homélie du père Macron ressemble à un enchevêtrement de fadaises et de truismes, saupoudré de gages donnés aux minorités.

Le président affirme « énormément » apprécier la Seine-Saint-Denis, pourtant gangrené par l’insécurité. Le département le plus jeune de France réussirait la prouesse d’enregistrer « le plus grand nombre de créations de start-up par habitant ». Un exploit numérique qui fait dire au chef de l’État qu’il n’y « manque que la mer pour faire la Californie ».
On lui conseillerait bien d’aller passer quelques jours au sein de ce territoire perdu pour réaliser l’ampleur du phénomène de l’insécurité et le gouffre qui le sépare de cet État de l’Ouest américain.

Le héraut de la « start-up nation », fidèle à son “immigrationnisme” de toujours, rappelle que la France « est une volonté de chaque jour, ce n’est pas une identité figée ». Avant de tresser des louanges à l’immigration africaine, qui pourrait bien sauver la France, à en croire ses mots : « Il faut dire à ces hommes et à ces femmes, vous qui êtes là par les cruautés de l’histoire, par la volonté de vos grands-parents, de vos parents ou par la vôtre propre, vous êtes une chance pour notre pays. » Les victimes de mineurs isolés apprécieront la parade nuptiale.

Dernière victime des coups de canif du chef de l’État ? La méritocratie. « La maladie de la France n’est pas la bureaucratie ni le centrisme, mais les corporatismes qui défendent des intérêts qui protègent l’entre-soi », estime Emmanuel Macron. « Quand on vient d’un milieu populaire et plus encore quand on est issu de l’immigration, il faut cinq à six générations pour accéder ne serait-ce qu’au milieu de l’échelle sociale. C’est énorme et, pour tout dire, décourageant. »

La France est prévenue : le ruissellement n’a toujours pas fait effet.

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