MEMORABILIA

Lettre d’excuse, stage de citoyenneté… Le terrible laxisme de la justice envers les mineurs

Scroll down to content

Plus de 70 % des Français se disent favorables à un abaissement de la majorité pénale à 16 ans. Alors que la confiance envers la justice n’a jamais été aussi faible, le laxisme et la lenteur des institutions envers une jeunesse de plus en plus violente interpellent. 

Par  Sébastien Lignier Publié le 6 juin 2021 VALEURS ACTUELLES

Partager cet article sur FacebookTwitterLinkedIn

Un triangle amoureux. Un complot. Du sang. Peu de larmes. La scène sort tout droit d’une tragédie grecque. Elle est en réalité le triste miroir d’une innocence juvénile depuis bien longtemps enterrée. Alisha, 14 ans, s’est retrouvée dans un guet-apens dont les moindres détails étaient préparés. Les deux fomenteurs ne sont pas bien plus âgés : tous les trois scolarisés dans un établissement privé à Argenteuil (Val-d’Oise), ils animent les rumeurs à la récréation avec leurs disputes sentimentales. Alors qu’ils ont rendez-vous après les cours sur un chemin de promenade à l’abri des regards, ce qui devait être une simple explication tourne au règlement de compte. Alisha est rouée de coups. Après plusieurs minutes, les deux amoureux-meurtriers décident de jeter l’adolescente agonisante dans la Seine. Interpellés quelques heures plus tard, les deux agresseurs n’exprimeront aucun remords. L’exécution est méthodique. Le plan, machiavélique.

« Les jeunes, c’étaient des vols à la tire. Aujourd’hui, on voit des viols, de la torture, des violences aggravées. On a passé un niveau dans la barbarie depuis une dizaine d’années », juge Loïc Bussy. Avocat pénaliste, il déplore la triste évolution des comportements juvéniles. Dans sa région des Hauts-de-France, il décrit ces quartiers de Lille gangrenés par le trafic de stupéfiants. Conscients d’être intouchables, les guetteurs devant les barres d’immeubles n’ont désormais pas plus de 15 ans. Un sentiment d’impunité qui puise dans les errances absurdes d’un système judiciaire dépassé – quatre cent vingt jours séparent en moyenne une infraction commise par un mineur et la convocation de ce dernier devant une juridiction spécialisée -et une culture de la délinquance qui règne en maître dans certaines cités. « Les jeunes n’ont plus peur deCet article est réservé aux abonnésEn vous abonnant, accédez à tout moment à :

  • l’intégralité des articles inédits du Club VA en illimité
  • le magazine en version numérique à chaque veille de parution
  • la newsletter matinale quotidienne
  • un environnement web sans publicité

Je m’abonneDéjà abonné ?  Connectez-vousLire les commentaires (8)

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :