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Sleeping Giants : Florian Bachelier interpelle le gouvernement sur la censure de médias comme CNews et Valeurs actuelles

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Début juin, le député de la République en Marche (LREM) Florian Bachelier a attiré l’attention du gouvernement sur les pratiques illégales du mouvement des Sleeping Giants. Activistes anonymes, ils s’attaquent aux annonceurs qui diffusent des publicités sur les médias qu’ils considèrent « d’extrême-droite ».

Par  Sébastien Lignier Publié le 9 juin 2021

Le premier questeur de l’Assemblée nationale Florian Bachelier dans les allées du Palais Bourbon le 19 mars 2019. Photo ©NICOLAS MESSYASZ/SIPAPartager cet article sur FacebookTwitterLinkedIn

Un véritable phare breton dans la nuit. Alors que la plupart des hommes et femmes politiques préfèrent rester muets — voire courber l’échine — devant les méthodes des censeurs anonymes, Florian Bachelier s’est indigné. Lors des questions au gouvernement du 1er juin dernier, le premier questeur de l’Assemblée nationale a interpellé le ministère de l’Economie face aux « pratiques illégales de collectifs activistes et cyber-activistes ». Dans son viseur ? Les Sleeping Giants. Fondé aux Etats-Unis par des activistes progressistes, le mouvement diffuse son idéologie à l’aide d’une méthode redoutable : des anonymes forcent les publicitaires à retirer leurs annonces des médias et entreprises qui ne partagent par leurs valeurs. Avec de simples publications publiées et partagées sur leurs réseaux sociaux, les Sleeping Giants parviennent à mettre à genoux des centaines de marques.A LIRE [Roose] Sleeping Giant, des méthodes staliniennes au service de la Pensée dominante

« Cette nouvelle censure prégnante n’est pas sans conséquence », affirme le député LREM d’Ille-et-Vilaine. En plus d’être passible de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende, entraver l’exercice normal d’une activité économique peut avoir des conséquences sur « les emplois de milliers familles si leurs entreprises prises pour cibles cèdent à ces pressions ». Parmi les nombreuses victimes de ces « pratiques inquisitrices », il rappelle notamment que Décathlon a fini par céder aux invectives répétées des activistes français du mouvement. En novembre 2020, la marque de sport annonce que sa dernière campagne ne sera pas diffusée sur les antennes de CNews. La présence de Zemmour et de chroniqueurs « issus de la fachosphère » sur une chaîne à la ligne éditoriale « nauséabonde » ulcère les Sleeping Giants. Sans surprise, Valeurs actuelles est également la cible récurrente de ces ayatollahs de la censure. Il ne se passe rarement plus d’une journée sans que les réseaux sociaux des activistes se mettent au diapason pour lancer une énième campagne de boycott contre notre site Internet. 

Derrière l’activisme, l’ombre d’une ingérence économique étrangère

Une méthode, et une pensée, qui agace Florian Bachelier. Pour lui, les “géants endormis” de  l’ombre ne sont en rien des justiciers, mais simplement des cyber activistes militants qui pratiquent de « véritables entraves au principe de liberté d’expression, basées sur la simple qualification des opinions contraires à leur matrice idéologique ». Il appelle le gouvernement à réfléchir à une potentielle modification du code pénal. Afin, selon lui, de « mieux prévenir et sanctionner » les pratiques illégales de ces militants progressistes. L’anonymat joue pour le moment en leur faveur : contrairement aux activistes américains, qui agissent maintenant à visage découvert, leurs homologues français préfèrent rester tapis dans l’ombre. À l’écart de « l’ultra-droite » et de la justice.

Le ministère de l’Economie est pour le moment resté bien discret aux appels lancés par le premier questeur. Ce dernier avertit pourtant face aux risques d’ingérences économiques étrangères derrière ces activistes. Florian Bachelier prend l’exemple de L 214, groupe d’activistes anonymes spécialisé dans la lutte pour la défense animale, et de ses liens troubles avec la société privée américaine Open Philanthropy Project (OPP). Créée par l’un des fondateurs de Facebook, l’OPP est accusée de subventionner les actions coups de poing de L214 dans un seul objectif : déstabiliser les filières agro-industrielles d’élevage français. A LIRE Sleeping Giants, ces nouveaux inquisiteurs du Web qui veulent faire taire Valeurs actuelles

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