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La nouvelle Blanche-Neige : une militante d’extrême-gauche obsédée par la censure

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Pendant que les médias s’extasient de voir l’héroïne de Disney incarnée par Rachel Zegler, une jeune femme métisse, cette dernière se fait surtout remarquer sur les réseaux sociaux, où elle multiplie les anathèmes politiques. Un condensé d’intolérances qui résume la génération « woke ». 

Par  Thomas Nasri 24 juin 2021 VALEURS ACTUELLES

Capture d’écran Instagram @rachelzeglerPartager cet article sur FacebookTwitterLinkedIn

« Une politique assumée d’inclusivité et de diversité » (Les Inrocks). « Les racistes en PLS » (Konbini). « Tut-tut les rageux » (MadmoiZelle)… Après l’annonce de la nouvelle incarnation de Blanche-Neige au cinéma, les louanges médiatiques sont de sortie : il s’agit d’une actrice métisse, Rachel Zegler, américaine née d’une mère colombienne et d’un père polonais. De quoi subvertir la première héroïne de Disney sur grand écran, en 1937, tirant son nom dans le conte des frères Grimm du fait qu’elle soit « blanche comme neige ».

Pourtant, Rachel Zegler l’assure : elle ne compte pas « s’éclaircir la peau pour le rôle ». Sur Twitter, la jeune actrice de 20 ans se réjouit au contraire de succéder à Halle Bailey, chanteuse afro-américaine choisie par Disney en 2019 pour incarner La Petite Sirène. « Ceci est un mouvement, mes amis… cessez d’être racistes », lance-t-elle alors. Depuis, Rachel Zegler se sent « prise dans la vague de l’Histoire». Entre deux bouffées de narcissisme, où elle se considère comme « la personne la plus sexy de la planète », la jeune femme réfute toute contradiction, en bloquant ou en insultant ceux qui remettent en question ses idées politiques.

Le totalitarisme victimaire

Avant d’être payée par Disney, Rachel Zegler se déchaîne en octobre 2019 contre l’un des acteurs phares de la compagnie, Jeremy Renner. La raison ? Ce dernier a utilisé en 2010 le terme « travelot » pour décrire un rôle de transexuel qu’il aimerait jouer au cinéma. Zegler réagit en le traitant de « raciste, sexiste, transphobe, monstre pourri », tout en souhaitant voir son personnage de Hawkeye dans la série Avengers offert à « une femme trans de couleur et sourde ». Quand une internaute lui répond que les « femmes trans de couleur » méritent de choisir leurs propres rôles, Rachel Zagler se morfond d’excuses pour son « ignorance » vis-à-vis de cette communauté.

Rebelote, en juin 2020, l’actrice s’en prend à l’auteur d’Harry Potter, J.K. Rowling, qui regrette de voir le mot « femme » remplacé, au sein de la communauté LGBT, par l’expression « personne qui menstrue ». Zegler traite frénétiquement J.K. Rowling de « transphobe » à plusieurs reprises, puis interpelle le fondateur de Twitter, afin de pouvoir censurer celle qu’elle considère comme « Terf », une « féministe radicale anti-trans ». Des paroles aux actes, l’actrice métisse se réjouit ouvertement, en décembre 2020, d’avoir agressé physiquement des personnes dans les rues de New York. Ce qui revient, avec ses 1m58 pour 50kg, à « donner des coups de coudes à un homophobe » et à « marcher sur les pieds d’un transphobe », comme elle l’annonce fièrement sur les réseaux sociaux.

Rachel Zagler fait aussi des dons au mouvement racialiste Black Lives Matter. En mai 2020, quand une militante afro-américaine lui dit qu’elle n’a pas le droit d’utiliser le symbole du poing levé en tant que métisse non-noire, elle s’aplatit et s’excuse à nouveau sur Twitter. Durant l’été, sa colère finit de se fixer sur la police, qu’il faudrait « abolir », et sur le policier, synonyme de « meurtrier », de « raciste » et de « suprémaciste blanc ». Suivent les électeurs de Donald Trump, près de 75 millions d’Américains qui seraient à ses yeux des « racistes et suprémacistes blancs » en soutenant le président. « Je ne le dirai pas suffisamment : asseyez-vous tous les racistes […] Je vous hais ».

Du pain béni pour Disney

Durant la campagne présidentielle aux Etats-Unis en 2020, de nombreuses célébrités se déchaînent de la même façon sur les réseaux sociaux contre Donald Trump. Avant de comparer la défaite des électeurs Républicains à celle des nazis en 1945, l’acteur Pedro Pascal mettait sur un même plan les Etats-Unis sous Trump et les camps de concentration, en deux images superposées. « Je veux rappeler à chacun d’aimer Pedro Pascal », lance Rachel Zagler, en véritable fan ennamourée, au mois de septembre 2020. 

Star de la série Star Wars « The Mandalorian », Pascal est conforté dans ses positions politiques par son employeur, Disney, qui ne trouve rien à lui reprocher. A l’opposé, l’actrice Gina Carano, vedette de la même série, est virée comme une malpropre fin 2020. Ses torts ? Avoir osé évoquer ses positions conservatrices durant la campagne, puis affirmé sa crainte de violences génocidaires à l’encontre des Républicains, devant la diabolisation folle d’une moitié des Etats-Unis. En septembre, Rachel Zagler lui avait déjà donné l’ordre de ne pas « plaisanter des pronoms » utilisés dans les descriptions Twitter, telles des parures essentielles au narcissisme identitaire. Les fans de Zagler avaient fait le reste, en traitant Gina Carano de « pute » et de « puante » sur Twitter.

Championne de la « cancel culture », visant à effacer socialement et professionnellement ceux qui ne pensent pas droit, Rachel Zagler est donc récompensée par Disney en devenant la prochaine incarnation de Blanche-Neige. Si le metteur en scène, Marc Webb, salue « la force, l’intelligence et l’optimisme » de l’actrice, aux « extraordinaires capacités vocales », un autre son de cloche apparaît du côté de l’exécutif. Mi-juin, la vice-présidente des studios Marvel, Victoria Alonso, intervient au Festival international du film d’animation d’Annecy pour expliquer la stratégie chez Disney : « Notre audience est mondiale. Vous pouvez chercher des explications sociales ou culturelles [aux choix d’acteurs]. Mais en vérité, c’est juste du business. D’un point de vue économique, on laisse filer de l’argent si on ne “représente pas” ».Lire le

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