MEMORABILIA

Loi sur la bioéthique : les vraies réformes attendront

PUBLIÉ LE 30 JUIN 2021 LE BLOG D’IVAN RIOUFOL

Les réformes ? Où ça ? 

Emmanuel Macron, en janvier 2020 (bloc-notes du 10 janvier 2020) : « Je crois que sur la santé, les retraites ou sur l’éducation nous sommes en train de refonder quelque chose (…) ». Certes, l’épidémie de Covid est passée par là. La complexe réforme « universelle » des retraites, qui était déjà en phase de recul, a été suspendue le 16 mars 2020. La crise sanitaire a laissé l’hôpital crouler sous la bureaucratie et l’école abandonner un peu plus le savoir. Rien n’a été sérieusement entrepris, non plus, pour tenter de lutter contre le séparatisme islamiste, l’immigration de peuplement, l’hyper-violence des jeunes, etc. Pis : aucune mesure d’économie structurelle n’a été avancée pour tenter de rompre avec la spirale de l’endettement de l‘Etat. Au contraire : le « quoi qu’il en coûte » macronien a renchéri sur la politique irréfléchie de la dépense à gogo, en additionnant les emprunts par centaines de milliards d’euros. La dette atteint 118,2% du PIB, et la dépense publique représente désormais 61% de ce PIB. Le chef de l’Etat disait vouloir « transformer » la France en « start up nation ». En réalité il a avalisé, abrité derrière des mots enflés, une politique archaïque consistant à poursuivre dans la facilité du statu quo et de la vie de château à crédit. Macron, faux dur et faux réformiste, a accentué le déclin de la nation éclatée, proche du défaut de paiement.

Si ! Il y a une réforme dont s’enorgueillit LRM : celle de la loi sur la bioéthique, votée mardi. Elle aura mobilisée, depuis l’été 2019, 500 heures de débats et 5000 amendements. La députée de la majorité, Coralie Dubost, co-rapporteur du projet, y voit un « texte qui, plus haut que tout, place la volonté des hommes sur la pesanteur du destin ».

De fait, il sera désormais possible, techniquement, d’abattre tous les garde-fous préservant jusqu’alors d’une manipulation humaine, voire d’un commercialisation ultérieure de certains éléments constitutifs de la vie. Outre les bébés sans père, seront également possibles les chimères homme-animal, les embryons transgéniques, les « bébés-médicaments ». En réalité, cette réforme est l’illustration du mépris de ce gouvernement pour l’intérêt collectif et de sa soumission aux minorités.  Cette loi bioéthique, votée par une « majorité présidentielle » qui a récolté 7% des voix aux régionales (moins de 3% des inscrits), est elle-même le résultat des pressions du lobby homosexuel LGBT. Il a obtenu le bouleversement des filiations. Cette semaine, le gouvernement a tout de même fait savoir qu’il pourrait repousser la retraite de 62 à 64 ans, en gage de sa responsabilité. Il suffirait d’un ajout, dès cet automne, au projet de loi de finances de la Sécurité sociale. Mais pourquoi n’avoir 

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