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YSEULT CHEZ L’ORÉAL : QUAND LE CAPITAL DRAGUE LA DIVERSITÉ

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Lassée de ses quelques 180 000 abonnés, la chanteuse Yseult voit plus grand et devient ambassadrice Internationale pour l’enseigne L’Oréal Paris. elle incarne désormais les plus belles valeurs du moment à travers sa beauté…unique. 

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© Capture d’écran YouTube 

Hourra ! La chanteuse française vient de rejoindre la grande famille L’Oréal Paris en tant qu’ambassadrice internationale, avec surement quelques gros sous à la clef. D’après la célèbre marque de cosmétiques, il s’agit de promouvoir « l’inclusivité pour toutes les beautés » et l’« amour de soi », avec un unique credo pour tous les rassembler : « Osez être vous-même, chaque beauté est unique ». Relayant le même message, Yseult en appelle à la confiance en soi et se félicite de devenir le modèle des « petites filles et petits garçons qui vont (la) voir à la Tv » et « dans le monde entier », lui donnant le « sentiment d’ouvrir les portes de la beauté à tous ». Pour peu que ces enfants voient une pub McDonald juste après celle de l’Oréal, et ils pourront effectivement prendre leur rêve pour une réalité. Faire la promotion de l’obésité quand on sait ses conséquences sur la santé est scandaleux, mais que voulez-vous, ce surpoids maladif de la chanteuse lui permet d’être une « beauté unique ».

Lire aussi : Mathieu Bock-Côté : « Fanatique et résolue, cette minorité idéologique est prête à aller jusqu’au bout » 1/2

Ce n’est pas la première fois que la marque joue la carte de l’inclusivité et de la diversité, et elle a même à plusieurs reprises été dépassée par la radicalité gauchiste de ses égéries. En 2017, la mannequin transexuelle Munroe Bergdorf était licenciée pour des propos racistes anti-blancs, tenus après l’attaque terroriste de Charlottesville : « Quand les Blancs commenceront à admettre que leur race est la force la plus violente et la plus oppressante de la nature sur Terre… alors on pourra parler ». Rebelote l’année suivante avec la démission de la mannequin voilée Amena Khan, suite à la réapparition d’anciens tweets sur Israël s’adressant au gouvernement britannique, parmi lesquels : « Vous êtes coupables de fournir des armes à un État terroriste. Vous offrez « un soutien loyal » à un génocide ». Visiblement la leçon n’a pas été retenue par l’enseigne. 

Yseult n’est définitivement pas la personne la mieux placée pour promouvoir la tolérance et le respect, elle qui fait des clivages raciaux et sociaux son fonds de commerce, elle qui sans être raciste promeut la discrimination positive et tient des discours antifrançais : « Mais on doit quoi à la France ? Personne ne voit ce qu’on nous a pris c’est à dire le respect ». Chaque époque a ses icônes, malheureusement la nôtre est infestée d’idéologies post-modernes : c’en est fini du mérite, de l’honneur et du respect qui jadis constituaient les assises de notre société, au profit d’icônes vulgaires et apatrides.

C’en est fini du mérite, de l’honneur et du respect qui jadis constituaient les assises de notre société

Le grand capital y a vite trouvé son intérêt. Quand L’Oréal fait d’Yseult l’une de ses ambassadrices, c’est parce qu’en les rejoignant, toute sa communauté d’adolescentes mal dans leur peau va suivre le mouvement et se précipiter au rayon maquillage pour imiter leur idole en camouflant leur « beauté unique » derrière les couches de fond de teint et de correcteur. Le tout dissimulé derrière les grandiloquents principes de « diversité », de « tolérance », de « reconnaissance », d’« inclusivité » ou d’ « amour de soi », comprendre individualisme et égocentrisme. Cibler et séduire une clientèle, c’est également le cas quand Louboutin lance sa campagne « Walk a mile in my shoes », reprenant le slogan de Martin Luther King avec Assa Traoré en égérie, juste après le mouvement Black Lives Matter, ou quand Mark & Spencer lance sa collection de sous-vêtements inspirés de George Floyd.

Surtout, il s’agit pour les grandes entreprises de faire oublier qu’elles sont des machines à cash, en cachant cette marque d’« infamie » derrière des prises de position progressistes. Ce qui pose davantage problème est l’étape suivante, celle de l’emprise de l’idéologie diversitaire au sein même de l’entreprise comme c’est le cas aux États-Unis avec le business du diversity training (éducation à la diversité), qui accouche d’une « véritable bureaucratie de la diversité » pour reprendre l’expression de Mathieu Bock-Côté. Puisse la France y échapper.

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