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ENQUÊTE : DIX GRANDS PATRONS SE COALISENT POUR L’IMMIGRATION

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L’immigration, armée de réserve du capitalisme disait Marx. Le JDD a donné une nouvelle preuve de cette brillante intuition, en publiant une tribune où dix grands patrons – soutenus par des fonds d’investissement du monde entier – font la promotion de l’immigration en France. Qui sont-ils ? Enquête.

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© DR 

Vous savez que l’immigration de masse a été lancée dans les années 70 en France par des PDG qui avaient besoin de faire pression à la baisse sur les salaires. Ils recommencent. Le Journal du dimanche du 19 juin a publié une tribune étonnante. Les présidents de dix grandes sociétés ont lancé un appel pour « faire bouger les lignes » et se sont engagés pour accompagner l’intégration des 50 000 personnes qui se réfugient tous les ans en France. Revue de troupes.

Sébastien Bazin est un gestionnaire de fonds d’investissement. Sur le tard, il s’est piqué de devenir PDG d’une vraie société, Accor. Ce groupe international de l’hôtellerie a besoin de femmes de ménage, de serveurs et autres métiers de l’accueil. Les grèves des personnels hôteliers des dernières années tirent les salaires vers le haut. Il est temps de faire entrer de nouveaux Albanais. Mais on les appellera « talents ». Accor appartient pour plus de 51% à des fonds chinois, qataris, saoudiens, anglais, américains, etc.

Alain Dehaze est belge. Il a passé sa vie dans de très grosses sociétés. M. Dehaze est le patron du géant de l’intérim Adecco. Son problème est de fournir des ouvriers de travaux publics et autres manœuvres. Déracinons donc quelques Soudanais à bas coût. Adecco est un groupe suisse.

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Claudio Colzani a commencé sa carrière chez Unilever, le géant de la chimie et des détergents. Il est désormais à la tête de Barilla. Pour produire des pâtes, il faut peut-être de grands savants. Dans les usines, il faut surtout des ouvriers en vêtements de plastique. Les Kazakhs seront parfaits. Barilla est une entreprise italienne.

Jean-Laurent Bonnafé est une caricature. Polytechnique puis école des Mines avant d’entamer une brillante carrière dans d’énormes conglomérats. Il est patron de BNP Paribas, avec des problèmes de recrutement pour accueillir les clients dans les agences. Puisque les Français ne veulent pas le faire, remplaçons-les par des talents tchétchènes. BNP Paribas appartient à 90% à des étrangers.

Jesper Brodin est le président d’Ikea. Ses magasins ont d’immenses besoins de main d’œuvre peu chère pour remplir leurs rayons. Prenons des Yéménites et implantons-les à Plaisir-en-Yvelines. Leur talent éclatera à la face des clients. Ikea est un groupe suédois.

À la place, ils préfèrent aggraver un problème systémique, celui du grand remplacement, et accroître leur propre revenu personnel, calé sur le volume des dividendes

Didier Truchot a fondé le groupe IPSOS qu’il préside. Ce type doit trouver des centaines de gens pour appeler les autres au téléphone en étant surveillé par un système automatique. Il faut des talents payés très cher pour cela. Pourquoi pas des Congolais ? 76% du capital d’IPSOS est flottant. Il appartient à n’importe qui.

Marie-Ange Debon, énarque, Cour des comptes puis des grosses boîtes, préside maintenant Keolis. Il faut d’immenses talents pour conduire ses bus. Heureusement, les Azéris possèdent d’excellents réflexes. Keolis appartient à 70% à la SNCF et 30% à une banque québecoise.

Nicolas Hieronimus, après un passage dans une école de commerce, est entré chez L’Oréal. Depuis 1987, sa vie est rythmée par les chiffres des ventes. Il faut du talent pour fourguer des shampoings aux coiffeurs. Prenons des Afghans, c’est leur truc. L’Oréal appartient à 56% à des étrangers.

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Florent Menegaux est entré à la fin de ses études chez Price Waterhouse Coopers, un des plus gros cabinet de consultants au monde. Il en est sorti pour enchaîner les postes de directeur dans des grosses boîtes. Le voilà PDG de Michelin. Pour fabriquer les pneus à Clermont-Ferrand, le Berbère fera l’affaire. Michelin est possédé à 60% par des étrangers.

Denis Machuel a commencé chez Schneider, en Égypte. Puis il a passé seize ans à vendre de la viande chez Altran. Le voici patron de Sodexo, le leader mondial de la restauration collective. Il a logiquement besoin de Pakistanais pour la cuisine française. Sodexo appartient à 57% à des fonds étrangers.

Ces dix hommes sont confrontés à des problèmes de recrutement. Ils pourraient s’organiser et utiliser leurs énormes ressources pour faire pression sur l’État afin de l’obliger à se réformer. Mais cela demanderait d’augmenter les salaires et diminuer les dividendes. À la place, ils préfèrent aggraver un problème systémique, celui du grand remplacement, et accroître leur propre revenu personnel, calé sur le volume des dividendes.

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