MEMORABILIA

Après avoir détruit son secteur pharmaceutique, la France veut en «redevenir» un géant

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Un thermomètre et des comprimés (image d'illustration)

© Photo / Pixabay / stevepb / ThermometerFRANCE14:40 05.07.2021URL courte

Par Nikita Martynov14.

SPUTNIK

La France cherche à regagner du terrain sur le marché pharmaceutique, a indiqué sur BFM Business la ministre déléguée chargée de l’Industrie. Une déclaration qui intervient alors que Sanofi veut supprimer 364 postes sur le territoire national, principalement dans la recherche.

Invitée le 29 juin sur BFM Business, la ministre déléguée chargée de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher a fait savoir que la France voulait redevenir un territoire innovant en matière de santé.

«Sur la santé, entre 2005 et 2015, la France a divisé par deux sa part de marché mondial. C’est massif», déplore-t-elle. «Depuis 2017, nous avons dû reprendre le sujet, en augmentant par exemple les financements des molécules innovantes».

La ministre assure que c’est Emmanuel Macron qui «a pris le sujet en main».

«Nous étions dans [une] situation [où] non seulement il y avait des pénuries de médicaments, mais en plus les molécules innovantes pour traiter des cancers, pour traiter la sclérose en plaques [qui] arrivaient en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas, n’arrivaient pas en France, parce que pour des raisons comptables, on ne les finançait pas. C’est inacceptable.»

Des projets privilégiés par la France

Agnès Pannier-Runacher soulignait alors l’importance de «faire en sorte que les laboratoires, les biotechs, les start-up puissent investir en France, produire en France et fournir des molécules aux Français».

La France privilégiera les projets «qui créent le plus d’emploi» et qui sont «les plus larges en termes de nature de molécules», précisait-elle. Pour la ministre déléguée chargée de l’Industrie, Moderna réfléchit actuellement à implanter une usine en France.

«Ce qui m’intéresse, ce n’est pas forcément d’avoir un seul laboratoire, c’est d’avoir des sites qui fabriquent le maximum de possibilités de fabrication de molécules innovantes», concluait l’invitée de BFM.

Sanofi ferme 8 centres de recherche

Une décision qui étonne le député LFI François Ruffin qui déplore sur Twitter la situation du groupe pharmaceutique français:

«Après avoir laissé pendant 10 ans Sanofi fermer 8 centres de recherche, licencier la moitié de ses chercheurs, et supprimer encore 1.000 postes l’année dernière, ça commence bien!».https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-0&features=eyJ0ZndfZXhwZXJpbWVudHNfY29va2llX2V4cGlyYXRpb24iOnsiYnVja2V0IjoxMjA5NjAwLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X2hvcml6b25fdHdlZXRfZW1iZWRfOTU1NSI6eyJidWNrZXQiOiJodGUiLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X3R3ZWV0X2VtYmVkX2NsaWNrYWJpbGl0eV8xMjEwMiI6eyJidWNrZXQiOiJjb250cm9sIiwidmVyc2lvbiI6bnVsbH19&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1410115887621804032&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Ffr.sputniknews.com%2Ffrance%2F202107051045833672-apres-avoir-detruit-son-secteur-pharmaceutique-la-france-veut-en-redevenir-un-geant%2F&sessionId=fdf204911eb6b5413477d8483d3e3fd9b730261b&siteScreenName=sputnik_fr&theme=light&widgetsVersion=82e1070%3A1619632193066&width=550px

​En effet, en 2008, 6.300 salariés en Recherche & Développement travaillaient sur 11 sites de Sanofi en France. Actuellement, il n’en reste plus que trois avec plus de la moitié des effectifs réduits. Les sites ont été déplacés, en particulier aux États-Unis, mais aussi en Allemagne, en Chine, en Inde et dans d’autres pays.

Menacé en raison du petit nombre d’employés, Sanofi Strasbourg est devenu la dernière victime en date. Sa suppression a été annoncée en juin 2020, en pleine pandémie, alors que l’exécutif soulignait l’importance d’intensifier les activités de recherche pharmaceutique.

«Depuis 13 longues années, Sanofi massacre un à un des axes de recherche pourtant d’intérêt thérapeutique majeur pour la santé humaine mondiale, comme la recherche sur les antibiotiques ou la maladie d’Alzheimer, pour ne citer qu’eux», déplore auprès de L’Humanité Fabien Mallet, coordinateur à la CGT.

Au total, 364 postes vont être supprimés en France et 56 postes de son site de Strasbourg vont être transférés en région parisienne, précise l’AFP.

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