MEMORABILIA

[Goldnadel] Quand un professionnel de l’antiracisme est soupçonné de racisme amateur

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Poursuivi par Jean Messiha pour injure publique, le président de SOS Racisme Dominique Sopo se retrouve arroseur arrosé à force de prêcher un antiracisme sélectif, raille notre chroniqueur Gilles-William Goldnadel. 

Par  Gilles-William Goldnadel. Publié le 5 juillet 2021 VALEURS ACTUELLES

Dominique Sopo, président de SOS Racisme. Photo © Samuel Boivin / NurPhoto / NurPhoto via AFPPartager cet article sur FacebookTwitterLinkedIn

Comme beaucoup le savent, Dominique Sopo, président de SOS Racisme, vient d’être mis en examen pour injure publique, Jean Messiha lui reprochant d’avoir surenchéri sur Yassine Belattar. Ce dernier avait traité de « chameau » le chrétien d’Orient précité.

Contrairement à ce que le mis en examen prétend, c’est une première judiciaire que de voir un professionnel de l’antiracisme soupçonné d’être un raciste amateur. Bien sûr, on a le droit de sourire à ce remake des Lumières et de leur arroseur arrosé.

Il n’y a pas longtemps, celui qui n’est pas une Lumière se délectait de voir des journalistes sur les bancs de la 17e chambre correctionnelle pour répondre d’une caricature de Danièle Obono. Dominique Sopo est la vigie vigilante qui traque le racisme surtout là où il n’est pas.

Mais sous l’anecdote judiciaire, la vérité sur le pseudo-antiracisme professionnel se profile. Ce n’est pas un hasard si, plutôt que de déplorer l’injure faite à un chrétien d’Orient animalisé, Sopo a considéré que c’était l’animal comparé à lui qui était insulté.

L’antiracisme de SOS Racisme a toujours été un anti-racisme sélectif qui annonçait le racialisme. Le racisme ne pouvait qu’être occidental, blanc, français, chrétien et porter un béret. Les non-blancs, les non-chrétiens ne pouvaient qu’être victimes et jamais coupables de racisme.

C’est ce que j’ai appelé la dilection pour l’altérité. Dès lors, le racisme anti-blanc ne pouvait qu’être une chimère inventée par l’extrême droite raciste. Jean Messiha, défenseur chrétien intransigeant de l’identité française, ne saurait être une victime à défendre, mais un coupable à accabler.

SOS Racisme, loin de diminuer le racisme, lui a porté secours. Dominique Sopo est à bien sa place à la tête de cette organisation sans membres, ni bras, ni jambes, mais non sans subventions.

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