MEMORABILIA

Prêtre assassiné en Vendée : « C’est la conséquence de la faillite de la politique migratoire, judiciaire et sécuritaire du gouvernement »

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Éric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes, réagit à l’assassinat ce lundi du prêtre catholique Olivier Maire par un réfugié rwandais, qui avait incendié la cathédrale de Nantes en juillet 2020. Il fustige la politique migratoire, judiciaire et sécuritaire menée par le gouvernement. Entretien.

Par  Alexandre Bertolini Publié le 9 août 2021 VALEURS ACTUELLES

Eric Ciotti © Niviere David-POOL/SIPA

Éric Ciotti, député LR, s’indigne des conditions qui ont permis au clandestin rwandais d’assassiner le père Olivier Maire en Vendée. © Niviere David-POOL/SIPAPartager cet article sur FacebookTwitterLinkedIn

Valeurs actuelles. Quel est votre sentiment après le meurtre du père Olivier Maire par Emmanuel Abayisenga, ce rwandais responsable de l’incendie de la cathédrale de Nantes en 2020 et sous le coup de plusieurs obligations de quitter le territoire (OQTF) depuis 2015 ?
Éric Ciotti. Naturellement, c’est avant tout un choc, une émotion forte. Mais je ressens aussi de la colère. Ce drame aurait pu et aurait dû être évité. C’est la conséquence d’une triple faillite du gouvernement : la faillite de la politique migratoire, judiciaire et sécuritaire. Les sentiments d’émotion, de tristesse, partagés par tous les Français, ne suffiront pas. Une nouvelle fois dans notre pays la communauté catholique est prise pour cible : c’était le cas pour le père Hamel en 2016, le cas lors de l’attaque terroriste à la basilique Notre-Dame de Nice en octobre dernier. Ce n’est pas le fruit d’un hasard.A LIRE « Il portait la générosité et l’amour de l’autre » : Emmanuel Macron rend hommage au prêtre assassiné en Vendée

Sa place était soit en prison, soit en centre de rétention pour être expulsé, ou alors dans son pays…

Je l’assume, c’est un sentiment de colère qui domine chez moi. Comment un individu qui a été mis en examen pour un incendie criminel le 26 juillet 2020, passible de la cour d’assises, écope de seulement 10 mois en détention provisoire pour finalement être remis en liberté ? Comment a-t-on pu décider de le remettre en liberté ? Sa place était soit en prison, soit en centre de rétention pour être expulsé, ou alors dans son pays…

Faut-il demander des comptes à l’État et à la Justice dans ce cas ?
Oui. Ceux qui sont à la base de cette décision il faudra leur demander des comptes. Ce qui s’est passé traduit une faute extrêmement lourde.

Mais comment agir contre ce laxisme qui empêche l’expulsion et l’incarcération d’un criminel étranger en situation irrégulière ? Quelles sont les mesures à prendre ?
Il faut un principe de base : tout étranger en situation irrégulière doit être reconduit dans son pays. En 2020, il y a eu à peine 3 000 expulsés dans des pays tiers à l’Union européenne pour plus de 120 000 obligations de quitter le territoire prononcées. Le nombre des expulsions est dramatiquement faible. Il faut faire en sorte que la présence illégale sur le territoire national soit à nouveau un délit, que tout étranger non expulsé soit placé dans un centre de rétention. Pour les étrangers condamnés, il faut la double peine : c’est-à-dire l’expulsion en plus de la condamnation. Enfin, il faut que ceux qui sont soupçonnés d’un crime avec la circonstance aggravante d’être en situation irrégulière ne soient pas remis dans la nature, c’est totalement ahurissant. C’est une accumulation de failles, de fautes, qui est à l’origine de la mort du prêtre Olivier Maire.

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