MEMORABILIA

SAINT-LAURENT SUR SÈVRES : VIVEMENT LA MESSE EN GILET PARE-BALLE !

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Lundi 9 août, 13h30, je découvre la nouvelle sur mon fil d’actualité : un prêtre a été assassiné à Saint-Laurent-sur-Sèvres, en Vendée. Selon les premiers éléments de l’enquête, il aurait été tué par le demandeur d’asile rwandais qui avait mis le feu à la cathédrale de Nantes le 18 juillet 2020 ! Je ne suis pas loin, bordel, il faut que j’y aille !

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© Mael Pellan pour L’Incorrect

Cette commune de Saint-Laurent-sur-Sèvres, je la connais un peu. Frontière entre la Vendée, le Maine-et-Loire et les Deux-Sèvres ; frontière entre l’Anjou et le Poitou ; terre où les catholiques ont dû subir la haine révolutionnaire durant les guerres de Vendée. Sur le bâtiment de la mission montfortaine où se sont déroulés les faits, une plaque du « Souvenir Vendéen » rappelle d’ailleurs l’histoire : le bâtiment a servi d’hôpital durant la chouannerie. Des chirurgiens catholiques y soignaient les blessés des deux camps, charité chrétienne au cœur ouvert sur la souffrance de l’autre. Et malheureusement, désormais un peu trop sur la déshérence de « l’Autre ». L’envahisseur ! Les nouvelles colonnes infernales.

Le Rwandais de Saint-Laurent, les Maliens de Monfort

Pour qui ne connaît pas Saint-Laurent, cette commune d’à peine 3600 habitants est étonnante. Elle est, en effet, entièrement dévouée au Christ et à la Vierge Marie. Le Lourdes des Montfortains ! Ville sacrée de la Vendée catholique. À l’entrée nord, en venant de Cholet, on découvre l’immense collège-lycée Saint-Gabriel, fort réputé dans la région, mais qui, à force d’accueillir tous les boiteux du quartier, connaît une certaine baisse de popularité. La basilique Saint-Louis-Marie Grignon de Montfort– du nom du saint breton né à Montfort-la Cane devenu Montfort-sur-Meu à l’orée de la forêt de Brocéliande – abrite son imposant tombeau qui occupe une partie de la chapelle de la Vierge.

Deux bouquets ont été posés. Autour, les rues sont désertes. La basilique est déserte. Les cœurs semblent déserts

Il y a d’ailleurs certains téléscopages de l’histoire qui laissent songeur : Montfort-sur-Meu est aujourd’hui la ville d’un immense abattoir de la Cooperl où, comme dans tous les abattoirs bretons désormais, travaille une communauté de Maliens. Et ceux-ci font des petits…. Et s’installent durablement. Avec les conséquences habituelles : en 2007, les habitants de Montfort s’étaient mobilisés pour garder vingt-trois clandestins qui avaient été arrêtés sur le chemin du travail. Y aurait-il la même mobilisation maintenant ? Pas sûr.

« Il faut prier pour la France »

Revenons à Saint-Laurent-sur-Sèvres où le drame concerne, cette fois-ci, non pas un Malien mais un Rwandais. Discussion avec une habitante alors que les journalistes commencent à se masser devant la mission montfortaine : elle m’indique que le père Olivier Maire était fort apprécié par les Saint-Laurentais qui le connaissaient bien. Il avait même assuré un concert de musique sacré la veille à la basilique en tant qu’organiste puis avait célébré la messe. « C’était même un théologien », me confie cette dame fort affectée par le drame. « Quelqu’un de discret et de tourné vers les livres,  me confirmera peu après une proche qui dirige une librairie religieuse. OlivierMaire était un grand connaisseur de la spiritualité mariale. Il écrivait peu et toute sa foi était dans ses homélies. C’était avant tout un homme de parole et un homme de la parole, avec beaucoup d’humour », poursuit cette libraire. « Cette mort a un sens », précise d’ailleurs son mari. Et sa femme de poursuivre sur un ton plus patriote : « Je pense que l’on doit prier pour la France. La France est en grand grand danger, et en grande difficulté, il faut prier pour elle. Qu’elle trouve sa paix, son unité, sa fraternité ».

Les catholiques sont directement visés

Plus loin, Thibault, la quarantaine, qui se présente comme avocat et réside à Mauléon, une commune voisine, est beaucoup plus radical et exprime sa colère. Il est venu spontanément après avoir découvert le drame dans les médias : « J’ai cinq enfants. Désormais, quand j’irai à la messe, faut-il que je me tourne à chaque fois pour regarder s’il n’y a personne derrière ? Ce n’est plus possible, nous les catholiques sommes directement visés ! Aujourd’hui, c’est ce que nous allons dire au ministre. Et nous allons le dire haut et fort ! » Derrière lui, deux passants approuvent sa colère.

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Devant les portes closes de la mission montfortaine où s’activent la gendarmerie et la section scientifique, deux bouquets ont été posés. Autour, les rues sont désertes. La basilique est déserte. Les cœurs semblent déserts. La commune de Saint-Laurent-sur-Sèvres est une ville d’églises. Partout ! Une basilique, une église paroissiale, une église au sein du collège-lycée, une église au sein de la communauté des Filles de la Sagesse qui fait face aux Montfortains. Une autre église chez lesdits Montfortains, le tout dans un bourg minuscule ! Et les édifices ne sont pas de modestes chapelles ! Sur les murs des petites rues, à peine devine-t-on quelques slogans anti-Villiers, mi-effacés par le temps, mi-effacés par la main de l’homme. Témoignages éphémères d’un gauchisme hors-sol. Saint-Laurent-sur-Sèvres est une ville catholique, qui aujourd’hui, pleure son prêtre dans l’intimité.

Meurtre à huis-clos

La conférence du vice-procureur de la Roche-sur-Yon, Yannick Le Goater, à la brigade de gendarmerie de Mortagne-sur-Sèvres, apporte quelques précisions sur le drame : le matin même, Emmanuel Abayisenga, le Rwandais suspect numéro 1, s’est rendu à la gendarmerie dans un fourgon blanc appartenant à la communauté. Tout de go, il a avoué le meurtre du père Olivier aux militaires. Ceux-ci se sont ensuite transportés sur les lieux pour constater la véracité du témoignage. Interrogé par nos soins, un père congolais qui vit chez les Montfortains nous confirme que la communauté n’avait absolument pas connaissance du drame avant l’arrivée des forces de l’ordre. Le père Olivier était bien absent à la messe de 9h30 mais ils pensaient qu’il avait peut-être une autre cérémonie ailleurs, comme s’était parfois le cas, et ne s’étaient pas inquiétés. À cette heure, personne n’est en mesure d’affirmer comment est mort Olivier Maire, les militaires ayant soigneusement bouclés toute l’aile du bâtiment où se sont déroulés les faits. « Nous ne savons absolument pas ce qui s’est passé en ces lieux entre hier soir 20h et ce matin »,pleure le père Jean-Baptiste.

Suspect psychiquement fragile

Quand au suspect, son profil se dessine au fil des témoignages : aucun caractère terroriste ou islamiste dans cette affaire. Le Rwandais, arrivé par l’île de Lampedusa, donc amené en Europe par l’une de ces associations qui affrètent des navires pour faire entrer l’envahisseur sous couvert de « secours humanitaire », a tout du profil psychiatrique instable. Totalement inconnu des habitants de la commune, il restait en permanence au sein de la communauté Montfortaine, aidant certains jours le Père Jean-Baptiste à sortir les poubelles, servant d’autres jours la messe. Son aspect fragile est clairement avéré, avec des épisodes délirants – il voudra d’ailleurs quitter les lieux en violation de son contrôle judiciaire – où alterneront séjour en hôpital psychiatrique et retour chez les Montfortains. Au gré des témoignages, on parle d’incontinence, de comportements inconstants aggravés par un certain enfermement intérieur dû à une surdité profonde. Il avait trouvé asile chez les père pétris d’évangile et du grain qui meurt en terre pour mieux revivre. Il y aura semé la mort…

Un ministre arrivé en douce

Devant les grilles de la Mission, la tension monte. Des jeunes, élèves ou anciens élèves du collège-lycée se sont massés devant l’édifice. Le ministre de l’Intérieur Gérard Darmanin doit arriver pour s’enquérir des faits mais sa venue est sans cesse repoussée. Des habitants plus âgés ont commencé également à prendre place dans la rue Jean-Paul II. À l’heure de la conférence de presse du ministre, les portes s’ouvrent, les journalistes entrent, les habitants restent dehors. On apprend que le ministre est déjà dans les lieux, accompagné d’un imposant cortège, entré par une porte arrière plus discrète. Le ministre est tellement populaire qu’il est contraint de se cacher !

Le discours est diffusé en direct : « L’État n’a commis aucune faute », insiste le ministre du président TikToc. Bien entendu puisque celui-ci a édicté trois demandes de reconduites à la frontière qui ont été à chaque fois cassées par le tribunal administratif !

À l’intérieur, les journalistes doivent déposer leur harnachement, reculer d’un pas et attendre que le chien renifleur d’explosif passe la truffe sur les bagages et caméras. Vient-on rencontrer Darmanin ou le commandant Massoud ? La scène est ridicule, tous les journalistes se connaissent plus ou moins et aucun n’a le profil de terroriste islamiste, si vous voyez ce que je veux dire. La scène se passe devant les badauds massés derrière les grilles qui constatent que des gens qui font leur métier se font traiter comme des terroristes alors que d’autres populations agressent quotidiennement d’honnêtes citoyens dans la plus parfaite impunité.

Darmanin, démission !

Pendant que les médias ramassent leurs bagages et filent vers l’intérieur de la Mission pour rencontrer la République, un homme proteste dans la foule, s’adressant au ministre qui n’apparaît toujours pas : « Allons-nous devoir aller à la messe en gilet pare-balle monsieur le ministre ? ». Fusent des « Assassins ! » « Coupables ! », la foule scande « Darmanin, démission !» Les slogans partent de « Thibault » qui avait annoncé la couleur mais les jeunes et les habitants présents ne se font pas prier pour suivre. Les noms d’oiseaux viennent de voix jeunes et féminines. Un œuf vole. Que reste-t-il du macronisme triomphant qui avait tant séduit les jeunes en 2017 ? Que reste-t-il de la « Start-Up nation » et des vidéos TikTok d’un président en tee-shirt ? Ce jour-là, une foule française est en colère ! Colère d’avoir perdu un prêtre, victime d’un assassinat dont le principal suspect est un migrant rwandais sous le coup de trois reconduites à la frontière, impossibles à mettre en œuvre.

Ministre baladeur

Car Gérald Darmanin finit par dédouaner l’État de ses responsabilités. Mais avant d’aborder le discours, il convient d’aborder la forme du discours : un « conseiller en communication » du ministère de l’Intérieur tient en haleine les journalistes depuis de nombreuses minutes. Il cherche le meilleur cadrage pour les photos, les télévisions et surtout à s’éloigner le plus possible des râleurs. Le proche d’Emmanuel Macron doit, dans un premier temps, être interviewé dans une cour intérieure, devant l’église, puis les choses changent. Cette cour est assez proche des grilles où des gaulois réfractaires continuent de s’entasser, il faut donc déménager tout le matériel un peu plus loin. Les vitraux rentreront mieux dans le champ des caméras ! « Il faut montrer que l’État est aux côtés des chrétiens » est le message que tout les professionnels ont compris. À moins d’un an des présidentielles, le coup est finement joué. Au dernier moment, l’ancien proche de l’Action française Gérald Darmanin, décidément très soucieux de son image auprès des catholiques, exige que la forêt de caméras vienne au sein de la congrégation pour une prise de vue « en action ». Les photographes suivent, les caméramens refusent un nième déménagement et posent un ultimatum à l’équipe ministérielle. Le ministre finit par céder et rencontre les journalistes où ils l’ont décidé.

Le cancer des juges rouges

Le discours est diffusé en direct : « L’État n’a commis aucune faute », insiste le ministre du président TikToc. Bien entendu puisque celui-ci a édicté trois demandes de reconduites à la frontière qui ont été à chaque fois cassées par le tribunal administratif ! Mais qui fait les lois ? Les juges ou l’État ? Pourquoi est-ce que l’État français est tributaire, dans sa politique migratoire, de décisions prises par des magistrats dont on sait qu’ils sont notoirement gangrenés par le gauchisme le plus extrémiste ? La prise de parole est brève et auto-justificatrice. Rentrez chez vous et commandez un gilet pare-balle braves gens ! Serrage de louches, Darmanin repart avec son cortège de bagnoles diesel vers l’aéroport de la Roche-sur-Yon. Le jour même, le GIEC a publié un rapport au vitriol sur le réchauffement climatique. L’avion ministériel doit rouler à l’éolienne…

Je quitte Saint-Laurent-sur-Sèvres. Sur la route, des forces de gendarmerie sont déployées. À quoi peuvent-elles servir désormais ? Le ministre est parti, le suspect rwandais est devant un psychiatre. L’État français peut placer des milliers de militaires ou de fonctionnaires de police sur les routes : si les frontières ne sont pas fermées à tous les terroristes ou déséquilibrés de la terre, ce déploiement de force a posteriori ne réussira qu’à faire boucler en vitesse les ceintures des autochtones étourdis.

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