MEMORABILIA

«Et pourtant… La France n’a jamais été aussi à droite». Le Figaro.

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L’éditorial du Figaro:

Par Alexis Brézet. 29 oaût 2021

Alexis Brézet. Le Figaro

Par Alexis Brézet, directeur des rédactions.

Résumons la situation à l’usage du vacancier distrait qui n’aurait pas suivi par le menu les aventures de la droite ces jours derniers.

Quatre candidats déclarés à la primaire (Pécresse, Barnier, Ciotti, Juvin)… pour l’instant. Deux personnalités qui auraient pu concourir (Wauquiez et Retailleau) dont l’abandon laisse orphelins nombre de militants et fragilise ce processus dont ils défendent par ailleurs la validité. Une primaire, donc, dont on ne sait pas si elle aura lieu ni selon quelles règles elle se déroulerait. Un candidat solitaire (Bertrand) qui refuse absolument de se plier à toute procédure de sélection et dont on ne voit pas comment serait tranché son différend avec «l’autre» candidat. Et, par-dessus tout cela, sans doute le plus grave: le fait qu’aucune des personnalités en lice ne suscite pour l’heure, dans l’électorat de droite, un grand enthousiasme… Il faut bien reconnaître qu’on a déjà vu bataille électorale mieux engagée!

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Et pourtant, les études d’opinion en témoignent, la France, de toute son histoire, n’a jamais été aussi à droite! Et pourtant, jamais les événements n’ont aussi clairement validé le diagnostic conservateur et libéral que cette famille de pensée porte depuis des années sur l’état du pays: Emmanuel Macron et Marine Le Pen le confirment d’ailleurs chacun à sa manière, l’un en tentant d’afficher sa fermeté sur les thématiques dites «régaliennes» à rebours de son angélisme originel, l’autre en essayant de faire oublier, en matière économique, ses lubies mélenchonistes. Si elle parvient à s’immiscer dans ce duel, rendu aujourd’hui inévitable par le choix même de ceux qui prétendent vouloir l’éviter, tout indique que la droite, face à Macron comme à Le Pen, aurait des chances sérieuses de l’emporter.

À l’inverse, après deux défaites présidentielles et dix années d’opposition, une nouvelle élimination à l’issue du premier tour lui serait fatale: quel que soit le vainqueur, éclatement assuré! Nul n’est obligé d’y voir une tragédie nationale – après tout, les partis sont mortels, le monde ne s’arrêtera pas de tourner -, mais une telle perspective devrait être de nature à faire un tant soit peu réfléchir les intéressés…

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