MEMORABILIA

Les 6 questions qui plomberont la droite aussi longtemps qu’elle s’efforcera de ne pas y répondre…

Les Républicains lancent ce lundi une enquête auprès de 15 000 sympathisants, autour des candidats à la présidentielle et les thèmes de campagne. La direction espère qu’un candidat « naturel » se dégage. Un certain nombre de questions fragiliseront la droite aussi longtemps qu’elle s’efforcera de ne pas y répondre notamment sur les libertés publiques, la construction européenne ou bien encore le rétablissement de l’autorité. 

Arnaud Benedetti et Don Diego De La Vega ATLANTICO 30 août 2021

Atlantico : Faut-il faire voler en éclat l’héritage de 1945 et le pacte entre gaullistes et CGT (puisqu’il a été dévoyé depuis) ou privilégier la paix sociale dans une société déjà très fracturée ? 

Don Diego de la Vega : Ce pacte a déjà été fortement transformé depuis 1945. Un certain nombre d’éléments sont encore en vigueur. Au regard de la France contemporaine, cela fait bien longtemps que le pacte de 1945 a été modifié et écorné. Il est possible en revanche de parler de l’Etat providence, qui est en crise. Il s’agit d’une crise identitaire et sur la question du financement. Il est préférable de maintenir l’Etat providence. Comme le disait Benjamin Disraeli, le seul devoir de l’Etat, c’est de garantir la protection sociale du peuple. Cela remonte au XIXe siècle, à l’époque où il n’y avait pas d’Etat providence. Nous sommes en démocratie. Le peuple veut un Etat providence. Il faut donc lui donner mais il faut qu’il soit efficient, notamment sur le plan économique. Car l’Etat providence, arrivé à un certain stade, devient désincitatif et incompatible avec la concurrence européenne et mondiale. Il avantage beaucoup trop une génération au détriment des autres.

La question essentielle depuis quarante ans est donc celle de l’Etat providence et son adaptation à l’évolution du monde, des technologies et des goûts des citoyens. Comment faire donc pour adapter l’Etat providence à ces nouveaux goûts et ces défis de financements liés au vieillissement ?

La droite refuse de traiter le problème, tout comme l’ensemble du corps politique français, car cela fait très mal. Ce sont des sujets éminemment délicats. Les exemples étrangers n’ont pas été suffisamment bien étudiés. La France a dérivé. Nos dépenses publiques sont supérieures à celles de la Suède en pourcentage du PIB sauf que nous ne sommes pas certains d’avoir de meilleurs services publics ou un meilleur niveau de redistribution que les Suédois. Cela paraissait inconcevable il y a vingt ans. Le monde a changé. Le corps politique français a beaucoup de difficultés avec cette question et a tendance à trouver des diversions. Les tentatives sont alors de changer un élément de l’Etat providence comme l’assurance-chômage pour Emmanuel Macron alors qu’il a laissé dériver le reste et a augmenté les dépenses tout en se vantant d’avoir fait une réforme. Le problème est que pendant ce temps, les dépenses ont augmenté. Il y a plusieurs autres techniques de diversions de ce type qui sont utilisées.

La question qu’il faut poser à la droite est donc la suivante : est-ce qu’elle a un message à faire passer sur le sujet spécifique de l’adaptation à l’Etat providence ? Est-elle capable de comprendre que cela ne sert à rien de parler de démantèlement de l’Etat providence ? C’est la certitude de ne pas être élu et c’est la certitude d’aller à l’échec…  Nous allons devoir assurer un certain nombre de prestations importantes mais il va falloir être capable de le faire au moindre coût. Quelle va être la méthode ? Faut-il passer par la concurrence ? Comment faut-il traiter l’individualisation des prestations ?

Qu’est-ce qu’à la droite de spécifique à dire par rapport à la gauche sur ces questions ? Comment la droite peut-elle faire pour poser des limites à l’extension continue de l’Etat providence ?

Cela fait bien longtemps malheureusement que la droite n’a pas une réponse très nette. Elle est elle-même divisée. La tentation très forte sur les retraites comme sur d’autres sujets c’est plutôt de botter en touche…             

Atlantico : Faut-il approfondir la construction européenne et notamment la zone euro puisque l’entre-deux dans lequel nous nous trouvons maximise les inconvénients ?

Don Diego de la Vega : On ne peut pas aller plus loin dans la zone euro. Nous sommes dans une impasse. Le problème est que l’on ne peut pas faire demi-tour. L’euro est un projet qui n’a pas de bouton « reset ». Lorsque l’on crée une monnaie pour tout le monde, on génère tout un système financier adapté et supervisé  par une banque centrale supranationale comme la BCE. C’est très difficile de faire demi-tour. C’est extrêmement difficile et pas simplement pour la droite. Il est extrêmement difficile de trouver une solution. Si nous décidions d’aller plus loin, cela se ferait avec l’Allemagne. Est-ce que les Allemands en ont vraiment envie ? Faire demi-tour est impossible également. Les scénarios de démantèlement de la zone euro sont vertigineux, le prix à payer serait énorme. L’installation de l’euro avait déjà coûté excessivement cher. Démanteler la zone euro coûterait encore plus cher. Réformer la zone euro serait très profitable à moyen terme mais il y aurait un prix à payer par les marchés financiers.

Il est facile de comprendre donc pourquoi la droite n’a pas envie de traiter le sujet. La droite pourrait se souvenir en même temps qu’elle a eu une composante gaulliste, avec un attachement à la souveraineté. La pensée de Jacques Rueff pourrait également servir d’exemple. Beaucoup de gens à droite se prévalent de Jacques Rueff mais manifestement ils ne l’ont pas lu. Jacques Rueff n’aurait pas du tout accepté la politique de la Banque centrale européenne depuis quatorze ans, en termes de contre-pouvoir, d’écosystème de la pensée politique, de manque de transparence, de collusion avec le système bancaire, de conflits d’intérêts…

La droite n’a pas envie d’aborder ces questions malheureusement. J’espère qu’elle finira par se rendre compte que le couple franco-allemand bat de l’aile depuis un certain temps. Les Allemands prennent beaucoup de décisions unilatérales. Nous serions bien inspirés de jouer notre propre partition et à questionner la BCE, notamment afin d’avoir un euro moins cher.   

De nombreuses personnalités à droite parlent du Made in France, du rebond industriel souverain de la France et qui en même temps tolèrent un euro ultra cher. C’est incohérent. Si vous voulez un rebond industriel français, il va falloir passer par une phase de dévaluation, comme l’ont fait Raymond Poincaré en 1926-1928 et comme de Gaulle et Rueff en 1959.     

Atlantico : L’Etat est-il le rempart de la puissance française ou la technostructure en est-elle devenue la malédiction ?

Don Diego de la Vega : L’Etat détruit beaucoup de valeurs aujourd’hui. Il désincite énormément, notamment les vocations entrepreneuriales. Il y a trop d’Etat. Il y a donc « mal » d’Etat. Le périmètre de l’Etat n’est plus du tout approprié. L’Etat s’occupe de choses où il n’a plus aucun avantage comparatif et parfois aucune légitimité. Il faut en réalité recentrer l’Etat là où il doit être beaucoup plus puissant, notamment construire des prisons, assurer la sécurité, continuer à avoir deux sous-marins nucléaires. L’Etat est malheureusement parfois défaillant en matière de justice.

Par contre lorsque l’Etat se mêle de tout comme par exemple en ce moment avec le passe sanitaire ou quand l’Etat envahit des domaines économiques où il n’a aucune compétence, cela peut choquer. L’Etat devrait être repérimétré. Il serait important de sélectionner ce que l’on doit faire et qu’est-ce que l’on doit laisser-faire. Il y a des choses que le marché fait bien. Il y a des choses que les acteurs locaux (privés ou publics) font mieux que l’Etat comme le principe de subsidiarité…

Au lieu de cela, l’Etat s’est débarrassé du point le plus central, le plus régalien qui est la monnaie. Elle a été transférée à des autorités non élues qui ne sont même pas compétentes en politique monétaire. Mais les choses dont on pouvait véritablement se débarrasser n’ont pas été traitées, notamment la présence de l’Etat dans tout un tas de secteurs dans lesquels il n’a rien à faire. L’Etat doit souvent faire faire et ensuite contrôler rigoureusement. L‘Etat doit être évaluateur et contrôleur. Nous avons trop souvent un Etat producteur. Ceci est valable pour l’hôpital, à l’école et dans de très nombreux domaines de la vie sociale…  

L’Etat doit donc reprendre le contrôle. Les parlementaires doivent notamment faire leur travail d’évaluation des politiques publiques. Partout en Europe, les parlementaires posent des questions gênantes, vont dans les ministères faire des enquêtes. La droite devrait promouvoir cela à la manière du modèle anglais. Un vrai Parlement. Pas avec des personnalités qui ont un pied dans l’administration publique et un pied au Parlement. Mais avec des gens indépendants et qui travaillent sérieusement. La droite pourrait aussi promouvoir le modèle suisse notamment sur la question des collectivités locales à la manière des cantons. L’Etat pourrait donc s’inspirer des modèles étrangers, être plus efficace et dans son rôle en créant des règles en amont et en les vérifiant en aval, laissant une plus grande autonomie aux gens. Il faut maintenir un filet de sécurité pour les plus pauvres ou de bons lycées publics. Il y a en revanche tout un tas de choses que l’on ne peut plus faire. Un redéploiement des missions de l’Etat est nécessaire sur le plan territorial et thématique. La droite devrait s’emparer de cette question afin de repérimétrer et de contrôler. Cela coûtera moins cher. Cela sera favorable à un programme libéral et permettra un vrai gain en liberté. Il n’est pas normal qu’un élu local n’ait aucun pouvoir ou qu’un parlementaire ne soit là que comme chambre d’enregistrement des lois d’Emmanuel Macron. Cela n’est pas libéral et ce n’est pas efficient.

La droite est donc attendue sur ces enjeux. Malheureusement elle n’a pas cette culture-là. Valérie Pécresse a néanmoins indiqué qu’elle aurait une présidence plus arbitrale et moins verbeuse qu’Emmanuel Macron. Un Elysée de droite moderne serait un Elysée qui ne se mêle pas de tout, qui redonne du pouvoir à des vrais parlementaires et élus, qui fonctionne moins en cercle fermé avec une vingtaine d’énarques consanguins et qui contrôle l’action publique dans une vision arbitrale, régalienne, impartiale  et non pas à faire tout et le contraire de tout car l’Etat ne peut pas s’évaluer lui-même. Nous en sommes assez loin malheureusement.

Atlantico : Un rétablissement de l’autorité est-il possible dans le pays toutes choses égales par ailleurs (hiérarchie des normes, jurisprudence européenne, sociologie de la magistrature, de l’Education nationale ou des travailleurs sociaux…?)

Arnaud Benedetti : L’autorité ne se décrète pas. Elle se construit. Et elle se légitime dans la cohérence et l’exemplarité, tout autant que dans la symbolique. La cohérence d’abord de l’action publique dont le hiatus entre le micro-management de nos existences qu’elle ne cesse de déployer, notamment à l’épreuve de l’épidémie et l’impuissance dont elle fait preuve en matière de sécurité ne crée pas les conditions d’une acceptation et d’une légitimation de l’autorité. Fort avec les citoyens respectueux de l’ordre public, faible, voire lâche avec les bandes qui le défient au quotidien : tel est souvent et de plus en plus perçu l’Etat par de nombreux segments de l’opinion… L’exemplarité, ensuite, c’est la vertu. La notion, sans doute plombée par le souvenir du Robespierrisme, a disparu de l’imaginaire collectif de nos dirigeants. Or, qu’est-ce que la vertu, si ce n’est la cohérence entre le comportement et les principes proclamés. Si vous retranchez le premier des seconds, il ne reste plus que de l’affichage. Ce ressenti de dirigeants s’affranchissant des valeurs qu’ils sont censés promouvoir est une note persistante et grandissante là aussi du ressenti collectif. À cela s’ajoute que le quinquennat opère dans ce domaine de manière assez décomplexée, sans se dissimuler même de manière discrète sous le voile de l’hypocrisie. L’affaire Benalla de ce point de vue a révélé le déplacement de ce curseur. Le « qu’ils viennent me chercher » du Président restera comme la signature inconsciente de la prise de distance, du séparatisme élitaire entre le « haut » et le « bas », les dirigeants et les dirigés : d’où aussi les colères parfois violentes des Gilets jaunes qui quelques mois plus tard répondirent à leur manière à ce qui immanquablement fut perçu au mieux comme une maladresse sémantique, au pire comme une provocation empreinte de forfanterie et d’arrogance. La symbolique, enfin, c’est la tenue du sceptre qui sous la Vème République exige d’habiter la fonction. Depuis trois mandats, le vide n’a cessé de s’approfondir, comme si aucun des trois derniers Présidents n’était parvenu à stabiliser le sceptre dans sa main. Emmanuel Macron s’est essayé à la sacralité au tout début de ce quinquennat mais très vite il a laissé fuir de partout sa personnalité oubliant que le chef ne s’appartenait pas mais qu’il appartenait d’abord à l’Etat. À cela s’ajoute l’ensemble des facteurs structuraux que vous citez qui entravent la capacité d’agir du pouvoir dans sa fonction suprême du régalien. Cette impuissance organisée démonétise mécaniquement l’idée d’autorité, cette « auctoritas » que les Romains conféraient à partir d’un processus de dévolution au premier d’entre eux…

Atlantico : Les libertés publiques sont-elles un « luxe » sacrifiables sur l’autel de l’efficacité -ou pire, de la simple proclamation d’efficacité- en matière de Covid, de lutte contre le terrorisme ou l’insécurité, de dérèglement climatique etc…? 

Arnaud Benedetti : Elles sont au cœur du « contrat social » mais celui-ci se déchire imperceptiblement, peu à peu, sans que nous nous en offusquions au-delà du nécessaire. Cette indifférence a quelque chose d’assez dramatique car elle rompt à petit pas avec toute notre tradition libérale. Cet infléchissement à deux racines : une racine anthropologique à rechercher dans l’effondrement de la tolérance et de l’acceptation de nos sociétés à toute forme de risque, notamment quand il s’agit de la préoccupation sanitaire ; une racine étatique avec le désarmement des fonctions stratégiques de protection de celui-ci, dont le système hospitalier est un exemple parmi d’autres. La combinaison de ces deux facteurs ouvre nécessairement la voie à l’émergence d’une société à la fois plus intrusive et coercitive. Une autre dimension mériterait sans doute d’être explorée : la mondialisation se retourne contre les individus et les peuples. Elle a été initialement, après la chute du mur de Berlin notamment et l’effondrement du communisme, investie d’une promesse de sociétés plus libres et plus ouvertes. La réalité c’est qu’elle a ouvert la porte à de nouveaux désordres, à de nouvelles menaces, à de nouvelles anxiétés et inquiétudes. Encore faut-il distinguer les menaces tangibles des menaces plus diffuses, voire du sentiment de menaces; pour  les premières, elles sont de divers ordre : terroriste, environnemental, sanitaire, etc… Pour les secondes, elles procèdent d’une représentation qui diffracte un sentiment général d’instabilité installant l’idée d’une grande désorganisation qui rendrait le monde dans son ensemble de moins en moins sûr. La mondialisation a décloisonné nos catégories de perception, via le biais des technologies notamment, qui transportent presque instantanément les images, parfois anxiogènes, voire catastrophiques, d’un bout à l’autre de la planète. La mondialisation est aussi celle de l’anxiété, de tous les mimétismes également – on l’a vu durant cette pandémie à laquelle les autorités chinoises ont au demeurant donné le « la »… Cette appréhension de risques globaux et multiples incitent dirigeants et peuples, non pas tant à s’ouvrir, mais peut-être à contribuer inconsciemment à l’instauration d’une société tout à la fois mondiale et fermée, l’ouverture planétaire créant les conditions d’une pression sur les libertés et les comportements. Face à l’incertitude, le réflexe collectif inclinerait à limiter l’autonomie des individus et des peuples pour se survivre. Tout se passe comme si le Léviathan, conceptualisé par Hobbes, se transformait comme pour s’élargir d’autant plus jusqu’aux recoins de l’exercice de nos vies personnelles.

Atlantico : Faut-il suivre le modèle Macron (qui m’aime me suive, la chance sourit aux audacieux) ou travailler à la reconstitution de partis de masse et de corps intermédiaires sains ?

Arnaud Benedetti : Le modèle macroniste, qui n’est rien d’autre que le parti pris de la pensée des privilégiés que l’on appelle les élites, est soumis au double impact de la crise des Gilets jaunes, puis de celle de la Covid. Il est à ce stade comme en suspens… Le «quoi qu’il en coûte » en constitue l’emblème – il infirme la volonté initiale de maîtrise des dépenses publiques et de valorisation de la réussite individuelle comme force motrice de la société. Les solidarités ne sont pas naturelles pour qu’une collectivité coagule – elles ont besoin d’une impulsion publique. Les réponses économiques et sociales à la crise COVID ne correspondent pas à la pensée initiale d’Emmanuel Macron mais nécessité a fait loi, si j’ose dire. Le président n’a pas eu d’autre choix que d’ajourner son agenda techno-liberal afin de limiter la casse. Par ailleurs sa conception uberisante de la pratique politique, quant à elle, oscille dans un entre-deux avec l’échec de son parti, incapable de s’implanter localement et inapte à former un encadrement de bon niveau ; mais avec l’opportunité d’une société politique fragmentée, décomposée, à l’épreuve de tous les désinvestissements civiques et électoraux, fracassée aussi par l’individualisation des comportements qui pourrait lui être propice. Sauf à ce que les classes populaires et moyennes qui ont déserté ou sont les plus tentées par la désertion civique et électorale se remobilisent autour d’une offre susceptible de leur parler et de leur redonner envie de voter. Emmanuel Macron règne sur du vide autant qu’il en  produit : sa trajectoire est fille de la crise de la représentation, vieille de plusieurs décennies ; la persistance de cette crise sert ses intérêts. Évidemment des corps intermédiaires solides pourraient faire contrepoids à cette dominance. Le problème en France est double cependant : il tient de l’histoire d’abord car la France n’a jamais vraiment produit des organisations militantes de masse, comparativement à l’Allemagne ou le Royaume-Uni; ensuite il est lié au fait que les offres politiques aujourd’hui, si elles souffrent en effet d’un déficit militant, pèchent surtout par la faiblesse et les contradictions de leurs contenus. Elles paraissent toutes ou presque toutes contraintes, entravées, dans l’incapacité à avoir prise sur un monde dont les évolutions leur échappent.

La perception d’une impuissance politique globale constitue le trait dominant et inquiétant de ces dernières années. C’est là même une sorte d’impasse existentielle…

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