MEMORABILIA

Quatre décennies de méconnaissance totale de la véritable nature de l’islam. Bruce Thornton.

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LE 2 SEPTEMBRE 2021. Dreuz-Info. Publié par Rosaly.

Source: « Forty years of misunderstanding islam» by Bruce Thornton (FrontPage Mag) traduit et commenté par Rosaly.

Bruce S. Thornton (born August 2, 1953) is an American classicist at California State University, Fresno, and research fellow at Stanford University‘s Hoover Institution.

Pourquoi est-il si difficile d’entendre ce que les djihadistes nous disent sur leur hostilité et et leurs ambitions hégémoniques fondées sur leur foi islamique ?

« Nous avons besoin de trois générations pour réaliser nos plans : une pour être à l’écoute, une pour combattre, et une pour vaincre. C’est dans la nature de l’islam de dominer et non d’être dominé, d’imposer ses lois à toutes les nations et d’étendre son pouvoir et sa force à toute la planète. » (Hassan al-Banna, fondateur très vénéré des Frères musulmans)

La débâcle en Afghanistan est avant tout la conséquence de l’incompétence spectaculaire de l’équipe de politique étrangère de Joe Biden. Fixer une date précise pour le retrait était en soi une bourde tragique, lourde de conséquences. Cette bévue signalait aux talibans que tout ce qu’ils avaient à faire était de continuer à nous dire ce que nous voulions entendre et attendre leur heure. Abandonner la base aérienne de Bagram avant d’évacuer nos citoyens, tout comme laisser aux talibans des millions de dollars en armement de pointe, furent d’une stupidité délibérée. Sans l’ombre d’un doute, le nom de Joe Biden restera à jamais lié à l’une des pires erreurs militaires de l’après-guerre.

Mais une erreur plus ancienne ouvrit la voie à de bien mauvaises décisions qui donnèrent du pouvoir au djihadisme moderne pendant quarante ans : l’incapacité à comprendre la véritable nature de l’islam telle qu’elle est illustrée par 1400 ans de pratique basée sur la doctrine islamique. Dès lors, nous avons poursuivi des politiques fondées sur des illusions et des paradigmes erronés.

Administration Carter

La première erreur fut notre mauvaise interprétation de la révolution iranienne de 1978-79 et de l’enlèvement du personnel de notre ambassade en novembre 1979. Notre allié, le Shah d’Iran, malgré l’importance géostratégique et économique du pays, fut victime de la croyance naïve de Carter selon laquelle « les principes moraux » et «l’idéalisme» étaient plus importants que la préparation militaire et la volonté concrète d’utiliser la force pour protéger nos intérêts nationaux et nos alliés. Aveuglé par ce paradigme, Carter refusa de soutenir le Shah, persuadé qu’une coalition laïque le remplacerait. C’était mal connaître les opposants au Shah, à commencer par l’Ayatollah Khomeini.

Le rôle historique du djihad dans les mouvements réformateurs islamiques était également absent de la réflexion de Carter. Les sermons et les livres de Khomeini – ces derniers étaient dissimulés par nos agences de sécurité -brillaient de clarté sur l’obligation religieuse de créer un ordre politico-social basé sur l’islam et la charia. Et le moyen d’y parvenir était la violence djihadiste et le martyre, selon la bonne vieille tradition islamique

Après sa prise de pouvoir, Khomeini décrivit la nature violente du jihad comme suit :

« L’islam est une religion de sang pour les infidèles mais une religion de lignes directrices pour les musulmans. Et son objectif est le triomphe mondial de l’islam. Nous exporterons notre révolution dans le monde entier,et le djihad se poursuivra, jusqu’à ce que le cri de « Il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah » résonne sur toute la terre. »

Cette définition est parfaitement cohérente avec les versets coraniques tels que :

« Tuez les idolâtres où que vous les trouviez. »

« Combattez ceux qui ne croient pas en Allah. »

« Ô vous qui croyez ! Combattez ceux des mécréants qui sont près de vous et qu’ils trouvent en vous de la dureté.» ou encore « Tuez-les où que vous les trouviez. »

Cette croyance se renforça et fut adoptée avec un zèle des plus fervents après l’effondrement de l’Union soviétique. La chute de l’URSS fut interprétée par le monde libre comme une victoire des règles occidentales, basées sur l’ordre international, le libre-échange mondial, la démocratie libérale et des droits de l’homme. Ces règles occidentales étaient censées être souhaitées par des peuples différents aux croyances et traditions diverses.

Administration G.W. Bush

La réponse islamique à ce « nouvel ordre mondial» comme l’appelait G.W. Bush fur apportée par les attaques djihadistes terroriste du 11 septembre 2001, qui marquèrent le point culminant d’une décennie d’attaques sanglantes d’Al-Qaïda contre nos forces militaires à l’étranger. »

George Bush répondit en promouvant lui aussi la démocratie libérale universelle en réponse à la persistance du djihadisme :

« Les États-Unis doivent défendre la liberté et la justice, car ces principes sont justes et vrais pour tous les peuples du monde. . . . L’Amérique doit défendre fermement les exigences non négociables de la dignité humaine : l’État de droit, les limites du pouvoir absolu de l’État, la liberté d’expression, la liberté de culte, l’égalité de la justice, le respect des femmes, la tolérance religieuse et ethnique et le respect de la propriété privée. » ( Stratégie de Sécurité nationale de 2002)

Dans son deuxième discours d’investiture, il réitéra cet idéalisme wilsonien, * en le liant à la sécurité nationale :

« La survie de la liberté dans notre pays dépend de plus en plus du succès de la liberté dans d’autres pays. Le meilleur espoir de paix dans notre monde est l’expansion de la liberté dans le monde entier. »

(*La conception des relations internationales connue sous le nom d’idéalisme wilsonien résulte de la politique du président américain Woodrow Wilson, telle qu’esprimée pendant sa présidence, entre 1912 et 1919. Cette doctrine formulée à diverses reprises est en rupture avec la politique de non-intervention des USA dans les affaires de l’Europe et du monde.)

Ces généralisations naïves ignoraient et/ou édulcoraient la nature essentielle de l’islam telle qu’elle ressort de 14 siècles de doctrine et de pratique. L’écrivain de la fin du XIVe siècle Ibn Khaldoun, l’un des plus grands historiens et philosophes islamiques, écrivit dans le Muqaddimah :

« Dans la communauté musulmane, la guerre sainte est un devoir religieux, en raison de l’universalisme de la mission musulmane et de l’obligation de convertir tout le monde à l’islam, par la persuasion ou par la force. »

Lorsque nous voyons des groupes musulmans comme les talibans, Al-Qaïda, l’État islamique, les mollahs d’Iran et d’autres tuer et mourir fidèles à leur allégeance à cet impératif religieux traditionnel, prétendre, comme le font les laïcs occidentaux, qu’il n’existe aucun lien entre l’islam et le terrorisme djihadiste islamique relève d’un aveuglement criminel, car ils mettent en danger de mort tous les peuples occidentaux.

Administration Clinton

La Secrétaire d’Etat, de l’Administration Clinton, Madeleine Albright, qualifia l’islam de « foi qui honore la consultation, chérit la paix et dont l’un des principes fondamentaux est l’égalité inhérente de tous ceux qui l’embrassent. »

Bill Clinton adopta la même approche, quand il fit l’éloge de « l’aspiration la plus profonde de l’islam, à savoir « vivre en paix » ! Une affirmation réfutée par 14 siècles d’invasions, d’occupations, de pillages et d’esclavages islamiques, tous justifiés par le coran, les hadiths, les juristes et les philosophes musulmans comme Ibn Khaldoun.

George W. Bush se livra également à cette apologie anhistorique :

« Les enseignements de l’islam sont bons et pacifiques, et ceux qui commettent le mal au nom d’Allah, blasphèment le nom d’Allah. » (Bien au contraire, ils rendent gloire à Allah par leur pieuse obéissance à ses commandements.)

Mais ce que nous appelons « le mal » pour des musulmans pieux comme Khomeini ou Oussama ben Laden ou les talibans sont des devoirs sacrés nécessaires à l’accomplissement de la volonté d’Allah: que le monde entier embrasse l’islam, la seule vraie religion.

L’arrogance occidentale consiste à expliquer aux pieux musulmans ce que signifient réellement leurs « saintes écritures »

Avec une telle ignorance historique, il n’est pas étonnant que les tentatives de Bush de créer une démocratie libérale, avec les notions occidentales des droits individuels, aient trouvé un sol stérile en Afghanistan ; ou que Barack Obama et maintenant Joe Biden soient anxieux de conclure un accord avec les membres d’une foi qui, historiquement, ont toujours considéré les négociations et les traités signés avec les infidèles, comme des « pactes temporaires » à violer à la première occasion ou à rompre, une fois leur objectif atteint, selon le commandement de Mahomet: « mener le djihad jusqu’à ce que le cri de : « Il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah» résonne dans le monde entier. »

Comprendre la vérité de l’islam traditionnel ne constitue pas une condamnation de tous les musulmans. Des millions et des millions d’entre eux ont sans doute réussi à rester fidèles sans cautionner la violence sacralisée de la doctrine et de la pratique islamiques. Mais nous ne savons pas quelle proportion de l’oumma, la communauté musulmane mondiale, entre dans cette catégorie. ( C’est là que réside le problème: un musulman modéré et ami ne risque-t-il pas un jour de se radicaliser et de se retourner contre vous si Allah le lui demande? De nombreux Chrétiens d’Orient en firent la douloureuse expérience lors de la conquête de villes syriennes et irakiennes par l’armée du cruel et sanguinaire calife Al-Baghdadi, un pieux disciple d’Allah. Puisse-t-il griller en enfer pour l’éternité.)

Le devoir d’un gouvernement est de protéger la sécurité et les intérêts de ses citoyens. Cela signifie que nous devons continuer à nous concentrer sur les traditionalistes musulmans (et autres loups islamiques parmi nous déguisés en douces brebis) qui sont très clairs sur ces croyances, sciemment minimisées par nos dirigeants en les considérant comme un « dévoiement » de la foi, ou comme les « hérésies » d’une minorité renégate. (Personnellement, j’aurais difficile de croire en la sincérité d’un musulman, même intégré et supposé modéré, vu l’endoctrinement à l’oeuvre dans nos Sociétés par les imams et autres idéologues islamistes en costume cravate, ayant l’éloquence sournoise d’un serpent à sonnette .)https://www.youtube.com/embed/2gflQEF1WQU?feature=oembed

Après 20 ans d’échec en Afghanistan, il serait peut-être temps d’écouter ce que les djihadistes nous disent sur leur hostilité et leurs ambitions confessionnelles. Peut-être pourrons-nous alors éviter l’idéalisme erroné qui a mis en danger notre sécurité et nos intérêts et condamné des milliers de réformateurs musulmans à un sort horrible.

Rosaly:

Pour compléter cet article,,quelques déclarations éclairantes d’éminents érudits islamiques qui devraient faire prendre conscience du danger imminent qui menace l’Occident.

« La loi laïque reste valable aussi longtemps que nous, les musulmans, sommes minoritaires. » (Nadeem Elyas, fondateur et président du Conseil central des musulmans en Allemagne de 1995– 2006).

« L’engagement islamique à la charia est éternel et non négociable. » (Mustafa Ceric, ancien Grand Mufti de Bosnie-Herzégovine) Encore un pays musulman modéré officiellement candidat à l’entrée dans l’UE.

« Nous devons détruire tout ce qui entre en conflit avec le véritable islam… Nous devons éradiquer tous les Etats et toutes les organisations érigées par les hommes. Nous devons prôner la rébellion absolue à l’encontre de tout ce qui sur terre est en conflit avec l’islam. C’est un devoir. Nous devrions exterminer de toutes nos forces tout ce qui s’oppose à la révolution d’Allah. » (Sayyd Outh, l’un des grands penseurs des Frères musulmans, amis de Barack O. et des dirigeants de l’UE)

« Les fondements de la foi musulmane et la loi islamique (charia) montrent la supériorité quasi totale de la religion sur les personnes et la Société. » (Ayyub Axel Köhler, Président du Conseil central des musulmans d’Allemagne de 2006-2010)

« Nous avons besoin de trois générations pour réaliser nos plans : une pour être à l’écoute, une pour combattre, et une pour vaincre. C’est dans la nature de l’islam de dominer et non d’être dominé, d’imposer ses lois à toutes les nations et d’étendre son pouvoir et sa force à toute la planète. » (Hassan al-Banna, fondateur très vénéré des Frères musulmans)

« Les chrétiens sont comme une maladie maligne et contagieuse. Les musulmans doivent les traiter de manière injuste, les mépriser, les boycotter, ne pas les toucher, afin de les forcer à accepter l’islam. » (Cheikh Abd al-Halim Mahmud, 1973 –. 1978 recteur de l’Université Al-Azhar au Caire, l’une des plus hautes autorités religieuses de l’islam). Al-Azhar, cette université islamique du Caire si respectée par l’Occident et le Vatican.

« Oui, il y a la contrainte d’imposer l’islam comme un système politique, tout comme les armées d’Allah ont conquis les empires romain et perse. Ce commandement est naturellement offensif. Trêve de politesses. La conquête du Dar al-Harb, la Maison de la guerre, se fait par l’épée, non par l’idée ou la pensée. » (Cheikh Omar al-Bakri dans un sermon Sheikh Omar al-Bakri dans un sermon en septembre 2006 à Tripoli, au nord du Liban, en réponse à la question de Benoît XVI « Montrez-moi ? »

Comme vous l’aurez sans doute remarqué, l’auteur mentionne brièvement Obama. Or, lors de sa présidence, il avait clairement choisi de protéger l’image fantaisiste d’un islam de paix, au lieu de veiller à assurer la sécurité des Américains contre l’islam dit « radical ». Or, il n’y a qu’un seul islam, un seul objectif, celui de propager l’idéologie islamique de gré (par la ruse d’un soi disant islam modéré) ou de force, par le djihad offensif. Je consacrerai le prochain article à la Présidence pro-islam de Hussein Barack Obama.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Rosaly pour Dreuz.info.

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