MEMORABILIA

La LGBTQI+ en rêvait, Jean-Michel Blanquer l’aura fait

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Enfin une circulaire pour mieux accueillir les enfants transgenres à l’école

Iris Bridier 1 octobre 2021. BOULEVARD VOLTAIRE

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Jean Miche Blanquer lancera le 13 octobre son club de réflexion, baptisé “Laboratoire de la République”. L’objectif du ministre de l’éducation nationale est louable et même urgent. Il s’agit de lutter contre les délires invasifs partis des universités américaines : wokisme et cancel culture. Hélas, cette bonne intention cohabite avec un franc délire qui obtient, lui, la bénédiction du ministre. La LGBTQI+ en rêvait, Jean-Michel Blanquer l’aura fait : enfin une circulaire pour mieux accueillir les enfants transgenres à l’école.

Le Figaro, qui a pu se procurer une version provisoire de ce texte, nous en révèle la substantifique moëlle et nos chères têtes blondes mais aussi roses et vertes ne seront pas en reste. Le changement de prénom sera utilisé dans « tous les documents qui relèvent de l’organisation interne de l’établissement » : liste d’appel, carte de cantine, de bibliothèque et espaces numériques de travail. Pas « de consignes différenciées selon le genre » concernant les tenues vestimentaires (autrement dit, la jupe pour tous, c’est possible !), contrairement aux petits coins qui, eux, seront accessibles au choix selon votre « identité de genre », blagues de potache à venir assurément… Le Figaro révèle également que l’élève peut utiliser des « toilettes non genrées » si l’établissement en dispose. Nul doute que s’il n’en a pas, la pression ne tardera pas à faire en sorte que cette omission soit vite réparée au nom de l’égalité. L’établissement peut aussi « convenir avec l’élève de la mise en place d’horaires aménagés pour l’utilisation des vestiaires et douches collectives ». Une aubaine pour les élèves musulmans qui ne devraient pas tarder à se manifester pour demander à leur tour des horaires aménagés.

Enfin, tandis que les experts alertaient sur l’immaturité psychique de ces êtres en construction, à qui « on fait croire qu’une fille pourrait devenir un garçon et inversement parce qu’ils l’auraient décidé sans même l’avis des adultes, et ce, de plus en plus jeune », la circulaire de Jean-Michel Blanquer stipule que « le seul indicateur fiable de l’identité de genre d’une personne, quel que soit son âge, est son autodétermination ». Le ministère rappelle son engagement « depuis plusieurs années dans la lutte contre l’homophobie et la transphobie ». Autant de moyens et d’énergie déployés, forcément pris sur la transmission des savoirs fondamentaux. Alors même que, toutes les études le montrent, l’urgence est là.

Et pourtant. Rappelez-vous, c’était il y a seulement une semaine, les spécialistes tiraient la sonnette d’alarme : « Nous ne pouvons plus nous taire sur ce qui nous apparaît comme une grave dérive commise au nom de l’émancipation de l’”enfant transgenre” ». Professionnels de l’enfance et chercheurs dénonçaient, dans une tribune de L’Express, les discours mensongers, l’idéologie et la marchandisation du corps des enfants condamnés à devenir patients à vie de produits chimiques hormonaux… La tribune était massivement partagée, une prise de conscience collective semblait, face à la doxa, enfin s’élever.

Et que croyez-vous qu’allait répondre le gouvernement face à ce message fort visant à protéger l’intérêt de l’enfant ? Jean-Michel Blanquer aurait pu profiter de cette occasion pour dénoncer à son tour le conditionnement qui intervient dès le plus jeune âge et faire en sorte que l’Éducation nationale s’en tienne à son noble rôle : instruire notre progéniture. Quelle naïveté ! C’était oublier que l’école rime avec protocole, et qu’elle doit être « capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes »

Comme pour toute lutte sociétale, le processus est identique et fonctionne à merveille. Pourquoi s’en priver ? Des revendications individuelles qui deviennent un droit et un droit qui devient une loi. La mécanique est bien huilée, elle commence par la dénonciations des inégalités, puis la pression des associations, les pétitions, manifestations jusqu’à ce que les professionnels de l’Éducation nationale se retrouvent démunis sans réglementation ni circulaire sur ces questions. L’ère du “en même temps” macroniste vire au n’importe quoi.

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