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Tribune] Éric Zemmour à Nantes : les antifascistes sont les nouveaux fascistes

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En sous-entendant qu’Éric Zemmour porterait une part de responsabilité dans les violences à son encontre, les médias font des victimes les coupables, dénonce Maxence Briquet, membre de l’association « Les amis d’Éric Zemmour ». Tribune. 

Par  Maxence Briquet. Publié le 31 octobre 2021. VALEURS ACTUELLES

Des militants d’extrême gauche à Nantes, ce samedi 30 octobre. Photo © Sébastien SALOM-GOMIS / AFPPartager cet article sur FacebookTwitterLinkedIn

Ce samedi 30 octobre, lors du déplacement d’Éric Zemmour à Nantes, des militants antifascistes ont tenté en vain de perturber la conférence littéraire qu’il y tenait. Bien que cette dernière se soit déroulée sans encombre, il ne faut pas négliger cet avertissement : certains ne souhaitent pas que la présidentielle se déroule dans un climat serein et démocratique. Après avoir méthodiquement sabordé toutes les manifestations du quinquennat, les antifas veulent empêcher l’expression du peuple. Pourtant, ils se battent contre un fantôme : le fascisme n’existe plus. Pensant lutter contre l’intolérance, ils se placent en nouveaux censeurs. Il est plus urgent que jamais que l’État protège la liberté d’expression et qu’il s’érige en rempart face à la violence d’une minorité bien trop bruyante.

Le fascisme n’existe plus

Longtemps vu par les communistes comme l’ennemi ultime à abattre, le fascisme a aujourd’hui totalement disparu. Il y a bien des années que la violence est incarnée par la gauche. Alors que les manifestations organisées par la CGT sont systématiquement émaillées de violence, les manifestations contre le mariage pour tous ont rassemblé des centaines de milliers de familles dans le calme. Par ailleurs, plus aucun candidat de droite ne prétend s’ériger contre la République, encore moins vouloir la renverser. Il faut admettre aujourd’hui que tous les potentiels candidats à l’élection présidentielle sont républicains. La gauche, loin de protéger la démocratie, intente des procès en fascisme pour décrédibiliser les idées qu’elle ne partage pas. La gauche a abandonné le champ du débat pour celui de l’incantation. Pourquoi débattre quand on peut exclure ? Les méthodes de Staline n’ont pas disparu. Cette menace imaginaire qu’ils prétendent combattre leur permet de légitimer une violence extrême et totalitaire à l’encontre de ceux qui ne pensent pas comme eux. Leurs alliés objectifs devraient se méfier, personne n’échappera à la qualification de fasciste. Autrefois réservée aux tenants d’une droite autoritaire, elle concerne aujourd’hui tous ceux qui contestent les dérives de la mouvance antifasciste. De la gauche laïque à la droite républicaine, personne n’y échappe vraiment.

On ne peut pas renvoyer dos à dos Éric Zemmour et les antifas

Depuis le début du phénomène Zemmour, personne ne peut ignorer que la violence est à sens unique. Alors que les jeunes de Génération Z se démarquent par leurs chants et leurs affiches, les antifas ont sauvagement tenté de perturber des collages et les conférences littéraires. Des militants se sont d’ailleurs fait agresser et menacer de mort au Mirail à Toulouse. Pourtant, la couverture médiatique laisse penser que les torts seraient partagés. Certains soutiennent que la subversivité des mots d’Éric Zemmour justifierait qu’on l’empêche de s’exprimer. Pourtant, celui qui n’a jamais varié dans son discours et qui répond à une situation d’urgence s’exprime dans le cadre du débat démocratique. En sous-entendant qu’Éric Zemmour porterait une part de responsabilité dans les violences à son encontre, les médias font des victimes les coupables. En feraient-ils autant si les agresseurs étaient de droite ? Il est facile d’imaginer l’emballement médiatique que provoqueraient les perturbations de militants de droite à un rassemblement de Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier n’a cependant pas grand-chose à craindre : les agitateurs partagent ses idées ; et eux aussi trouvent leur inspiration dans la dictature vénézuélienne. On ne peut définitivement pas renvoyer Éric Zemmour et les antifascistes dos à dos. Le premier défend la France à visage découvert, les autres caillassent et agressent cagoulés.

L’État doit enfin garantir le cadre du débat démocratique

Emmanuel Macron porte sa part de responsabilité dans la montée des tensions dans le pays. Ses sorties méprisantes sur ceux qui ne sont rien ne sont pas étrangères à la crise des Gilets jaunes. Emmanuel Macron a divisé et non rassemblé. Loin de régler le problème, il a semblé impuissant à résoudre le problème des violences dans les manifestations. Il faut rappeler qu’Éric Zemmour est depuis des mois sous protection policière. Encore à Nantes, après un changement de lieu à Biarritz, il a fallu que des CRS en nombre protègent sa conférence littéraire et la dédicace de son livre. Doit-on accepter que la présidentielle se déroule dans un tel climat ? Alors que le potentiel candidat est plébiscité par des millions de Français, comment accepter que quelques centaines d’autres les privent d’un débat serein ? Il est du rôle de l’État de sévir avec ces groupes qui saccagent la France depuis déjà des années.

Combattants de pacotille d’un ennemi imaginaire, les antifascistes ont encore montré à Nantes leur intolérance face à ceux qui ont fait du cadre démocratique le lieu du progrès de leurs idées. Nous ne pouvons accepter qu’une forme de réciprocité s’installe. Les Français le savent bien, il n’y rien de comparable entre celui qui défend la France et ceux qui caillassent nos policiers. La violence des antifas est au fond facile à expliquer : ils ont compris qu’avec Éric Zemmour au pouvoir leur impunité prendrait fin.Lire les commentaires (0)

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