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L’immigration ou la République, faut-il choisir? 

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Les vagues migratoires induisent l’archipellisation du pays et menacent la République française telle que nous la connaissons

Aurélien Marq – 4 novembre 2021 CAUSEUR

L’immigration ou la République, faut-il choisir?
Calais, octobre 2021 © Christophe Ena/AP/SIPA Numéro de reportage : AP22616621_000007

L’incohérence n’est pas le moindre défaut de ceux qui se flattent de rejeter « tous les extrêmes » au nom des « valeurs républicaines ». Depuis des décennies, ils n’ont de cesse d’ouvrir toutes grandes les portes de la France et de la citoyenneté à ceux qui forment la plus grande menace contre ces valeurs, et contre la République elle-même. Peu leur importe que la France et la République s’effondrent, pourvu qu’ils puissent continuer à s’enorgueillir de leurs postures morales !


Nous ne choisissons pas notre immigration

En réalité, il ne faut pas parler de l’immigration, mais des immigrations. Accueillir sur notre sol des disciples de Confucius n’est pas la même chose qu’accueillir des disciples d’Al Qaradawi. Hélas, les flux migratoires actuels se composent nettement plus des seconds que des premiers – gardons néanmoins à l’esprit que certaines immigrations ne posent aucun problème.

Ensuite, la République ici évoquée n’est pas juste un régime politique, sans grand intérêt dès qu’on lui adjoint des adjectifs comme « islamique » ou « populaire », mais la République française, ce qui est radicalement différent. Enfin, le sujet n’est pas ici d’analyser la manière dont certains ne parlent de la République que pour ne surtout pas parler de la France, mais de souligner le fait qu’ils trahissent sans cesse dans leurs actes ce qu’ils prétendent défendre dans leurs paroles.

Car enfin ! Comment peut-on sérieusement se dire « républicain » lorsque pendant des décennies on a encouragé activement l’importation massive d’antisémites, de fanatiques religieux et de misogynes via une immigration débridée ? Bien évidemment, tous les nouveaux venus ne sont pas antisémites, ni fanatiques, ni misogynes, même lorsque leurs cultures d’origine le sont. Mais on sait que dans leur majorité ceux qui arrivent en France depuis une quarantaine d’années perpétuent les travers de cultures dans lesquelles l’antisémitisme, par exemple, est totalement banalisé, voire valorisé – Georges Bensoussan a payé au prix fort le droit pour nous tous de le dire. Et on peut faire le même constat, pour les mêmes raisons, au sujet du refus de reconnaître l’égalité des droits civiques entre femmes et hommes, ou du rapport entre la religion et la politique, avec la liberté de conscience et la liberté d’expression, le droit à l’apostasie, le droit au blasphème.

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Ainsi, pour ne parler que des cinq dernières années, sur les deux millions d’immigrés arrivés en France, combien d’antisémites ? Combien de personnes imprégnées de cultures tribales, qui n’accepteront jamais l’esprit de la laïcité, et l’idéal d’émancipation citoyenne des individus ? Combien qui n’accepteront jamais que les femmes puissent avoir les mêmes libertés que les hommes ? Combien, en somme, qui rejetteront toujours les plus élémentaires des principes qui fondent la République française, et qui enseigneront à leurs enfants à les rejeter – alors même qu’ils auront la citoyenneté française et, par le droit de vote découlant du droit du sol, exprimeront tôt ou tard dans les urnes ce rejet déterminé ?

Républicains de carnaval

Non, on ne peut pas se dire « républicain » lorsqu’on se réclame de la République pour favoriser l’arrivée sur notre sol année après année de dizaines de milliers d’ennemis acharnés de tout ce qui fait l’idéal républicain. On ne peut pas se dire « républicain » lorsqu’on est prêt à sacrifier les citoyens de la République – de toutes origines – au nom d’un fantasme d’accueil quasi-inconditionnel et d’un humanitarisme hors-sol. On ne peut pas se dire « républicain » quand on étouffe d’impôts directs et indirects les citoyens modestes pour offrir des fortunes à un lumpenprolétariat importé, et à des nébuleuses d’associations seulement soucieuses de défendre des communautés particulières au détriment de la communauté nationale – pourtant seule communauté reconnue par la République.

On ne peut pas se dire « républicain » quand on laisse sans réagir le gouvernement, alors que l’immigration a déjà un coût considérable pour les finances publiques, faire entrer en quelques années deux millions d’immigrés dans un pays qui manque de logements, d’écoles, de lits d’hôpitaux, dont les infrastructures de transports se détériorent, et où les services publics désertent des portions croissantes du territoire. On ne peut pas se dire « républicain » quand on fragilise l’Aide sociale à l’enfance, déjà en difficulté, par une politique volontairement laxiste bénéficiant aux soi-disant « mineurs non accompagnés » et en encourageant de plus en plus à venir en France. On ne peut pas se dire « républicain » quand on considère que la République aurait plus de devoirs envers les étrangers qu’envers ses propres citoyens – citoyens de toutes origines, redisons-le.

L’idéologie diversitaire a fracassé l’assimilation à la française

Ce n’est pas tout. Sans un minimum de cohésion culturelle, comment les citoyens pourraient-ils faire corps pour résister à toutes les forces qui veulent les priver de leur souveraineté commune, socle de la République ? On ne peut pas se dire « républicain » quand on a renoncé à exiger l’assimilation et consacré quarante ans à exalter la « diversité » et les « différences qui nous enrichissent », faisant le lit du multiculturalisme et de l’archipellisation, fragmentant les classes populaires pour les rendre incapables de s’unir contre la spéculation prédatrice, le dumping social, l’uberisation. On ne peut pas se dire « républicain » quand on crache sur la première des règles du droit international, en utilisant la mécanique folle de migrations débridées couplées au droit du sol pour priver le peuple français du droit de disposer de lui-même, remettant en cause à terme la légitimité même de la démocratie. On ne peut pas se dire « républicain » quand on encourage le fétichisme de la lettre des lois au détriment de leur esprit pour livrer les citoyens, surtout les plus fragiles, à des bandes de pillards ultra-violents – sans oublier que ces bandes sont, le plus souvent, d’origine étrangère et, surtout, résolument étrangères dans leurs mœurs et leurs codes culturels : toutes les émeutes urbaines en témoignent.

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Faut-il continuer ? On ne peut pas se dire « républicain » quand au nom de la « mixité sociale » et de « l’égalité » on a œuvré pendant des décennies au sabotage de l’école républicaine, qui était l’école de l’excellence et du mérite, l’école de l’ascenseur social, l’école où même les enfants d’illétrés pouvaient apprendre à aimer Victor Hugo, et qu’on l’a remplacée par le nivellement par le bas, la dévalorisation des diplômes et la perte de l’autorité des maîtres. On ne peut pas se dire « républicain » quand, au nom du « droit à la différence », d’une repentance perpétuelle et d’un cynisme ricanant, on refuse d’enseigner aux futurs citoyens français ce qui fit la grandeur de la France, et qu’on les prive du droit de se sentir fiers de leur citoyenneté – alors même qu’on encourage tous les sentiments d’appartenance à des cultures qui, contrairement à la nôtre, n’ont jamais donné naissance à l’idéal républicain.

Résumons simplement : on ne peut pas se dire « républicain » quand, pour se donner bonne conscience, on est prêt à sacrifier l’avenir de la République et de ses citoyens en les livrant au chaos migratoire. On ne peut pas se dire « républicain » quand, pour le plaisir égoïste de s’attribuer à soi-même le titre de « républicain », on choisit de laisser entrer massivement des populations qui n’ont aucune intention de s’assimiler, et resteront profondément attachées à des manières d’être et de vivre incompatibles avec la civilisation occidentale et la culture française, mais aussi avec l’idéal républicain.

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