MEMORABILIA

Le trans est devenu l’avenir de l’homme 

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Y’a comme un malaise dans le « genre »…

Liliane Messika – 12 novembre 2021 CAUSEUR

Le trans est devenu l’avenir de l’homme
Les prises de position au sujet de l’auto-identification de genre de la Britannique Kathleen Stock (photo) sont courageuses. Elle a été poussée à quitter l’université © REX/SIPA Numéro de reportage : Shutterstock40771816_000006

La liberté de penser semble s’arrêter où commence le désir d’autrui de modifier sa biologie afin de réparer un malaise identitaire. La victime attitude est devenue supra-constitutionnelle, méritant un respect inconditionnel : si l’on n’est pas philo-trans, on est forcément transphobe et passible d’effacement social.


Le wokisme, un fascisme presque comme les autres

Cet extrémisme binaire s’est déjà traduit, outre-Manche, par un certain nombre de violences à l’égard de contrevenants. Kathleen Stock, professeur de philosophie à l’Université du Sussex, est emblématique de ce néofascisme : elle  a écrit noir sur blanc que les humains étaient déterminés par la biologie et non par leur volonté ou leur désir.

Son CV coche les indispensables cases du féminisme et du lesbianisme, mais elle a été classée TERF, féministe radicale excluant les trans (« Trans-exclusionary radical feminist », en VO). Son crime ? Avoir demandé que les vestiaires pour femmes soient réservés à des personnes porteuses d’organes génitaux féminins.

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Il s’en est suivi une campagne de menaces d’une telle violence que la police a dû intervenir. À défaut d’être en mesure d’opposer des arguments aux insultes de ses détracteurs, Stock a publié, sur son blog, une réponse par contumace, dans laquelle elle regrette que les réseaux sociaux aient « permis à quelques étudiants ayant des tendances totalitaires d’avoir un effet dissuasif disproportionné sur tous les autres. Les jeunes ont peur de dire ce qu’ils pensent. [1] »

Lyssenko et Goebbels ont la joie d’annoncer la naissance de Wokisme

Dans un article d’une cinquantaine de pages consacré aux dérives anti-trans du mouvement féministe [2], Katelyn Burns (la première journaliste ouvertement transgenre du Capitole) admet que la position des TERF pourrait être justifiée par l’affaire Karen White : en prison pour agression sexuelle, cet homme s’est subitement découvert une dysphorie du genre. Son coming out comme femme transgenre n’a été suivi d’aucune transformation physiologique, mais il a demandé, et obtenu, d’être transféré dans une prison pour femmes… où il a violé plusieurs de ses codétenues.

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Kathleen Stock ne dit pas autre chose ! Oui, mais non. D’après l’envoyée permanente à TERF Land, l’arbre du pénis cache la forêt des trans pacifiques : ils n’ont pas sauté le pas chirurgical, mais ne sauteraient jamais une semi-congénère sans lui avoir fait signer un consentement éclairé : « Je ne suis pas d’accord pour dire que Karen White est représentative de toutes les femmes trans {alors que les TERF} pensent que l’existence de pénis de femmes trans dans un espace réservé aux femmes représente un risque automatique de viol. »

Le linge sale se lave dans les médias

600 intellectuels avaient crié haro sur la TERF contre Kathleen Stock, en extrapolant que, bien que lesbienne, elle pourrait refuser un rapport avec une « femme trans » porteuse d’organes génitaux masculins. Racisme anti-trans !

200 autres profs sont sortis du silence des pantoufles, pour témoigner qu’ils avaient subi des pressions, des intimidations et des menaces pour des faits aussi véniels que ceux reprochés à leur collègue [3]. Ils ont compris qu’ils é-taient-tous-des-Kathleen-Stock : « Les universités créent un environnement intimidant et hostile pour le personnel et les étudiants qui reconnaissent que le sexe compte. La plupart des victimes sont des femmes, et beaucoup sont gays, lesbiennes ou bisexuelles. »

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L’organisation Sex Matters, qui con-ti-nue-le-com-bat !, a recensé 80 cas d’intimidation, de harcèlement et d’exclusion dans les universités britanniques. Sex Matters s’est créée pour défendre le bon sens et le réel face aux attaques d’un dogmatisme obscurantiste. Sa page d’accueil affirme que « le mot “sexe” désigne le sexe biologique » et que « les individus doivent être libres d’avoir et d’exprimer diverses croyances et de s’exprimer sur le sexe et l’identité de genre, sans être sanctionnés ou qualifiés de haineux.[4] »

Le délire anti-réel n’a pas de limite. C’est à ça qu’on le reconnaît !

Les États-Unis ont gratifié le wokisme d’un accessoire encore inusité chez nous : les « safe rooms », des cocons molletonnés où les étudiants peuvent aller se consoler d’avoir lu ou entendu un mot qui les a mis mal à l’aise. Ils sont encouragés à faire part de la moindre petite contrariété à l’administration, qui s’aplatit pour réparer leur ego traumatisé, y compris en licenciant ou en poussant à la démission d’excellents professeurs comme Kathleen Stock.

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Que se passera-t-il quand ces jeunes orchidées élevées hors sol entreront dans le monde réel, où aucune hiérarchie bienveillante ne les protégera des infos, du travail, des pickpockets, des violeurs, des attentats islamistes et pire ?

Comment réduiront-ils leur dissonance cognitive, quand l’intersectionnalité forcera leur wokisme polymorphe à s’adapter à la criminalisation du LGBTisme par l’islam ? Et quid du respect des particularités sexuelles qu’ils réclament, face à la hiérarchie rigide que son compagnon victimaire introduit entre hommes et femmes et entre musulmans et non musulmans ? 

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