Faits & Gestes du dimanche 5 décembre. Rioufol.

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Chers abonnés, voici votre lettre Faits & Gestes du dimanche 5 décembre. Bonne lecture!Voir la version en ligne
 ABONNESFaits & GestesJe mets en lumière les faits tels qu’ils sontIvan Rioufol | par Ivan Rioufolle dimanche 5 décembre    Chers lecteurs,Voici quelques-unes de mes notes, non utilisées, de cette semaine.

Lundi 29 novembre : Les fanatiques de la vaccination pour tous s’accrochent à leurs certitudes comme un noyé à sa bouée. J’ai entendu Xavier Bertrand, dimanche, redire : «Il faut une vaccination planétaire (…) Il faut donner la priorité à la Santé». Des lecteurs, qui ne supportent pas mes réserves sur l’hystérie sanitaire, deviennent désagréables. Je crois comprendre que, pour eux, j’insulte leur croyance. L’esprit de système ne tolère aucun doute. Personnellement, je ne demanderais qu’à suivre ceux qui prêchent, veulent me convertir, me promettent des miracles. Mais ils me mentent. Ils occultent les résultats médiocres, voire dangereux. Les vaccins ne protègent pas à 90%, loin de là, en dépit de ce qu’avait annoncé Olivier Véran. Ils laissent passer les contaminations. Ils sont soupçonnés d’occasionner des effets secondaires parfois graves. Des scientifiques se demandent si ce n’est pas la vaccination massive qui produit aussi les variants, forcés à s’adapter. «90 % des malades en réa sont des non-vaccinés», font valoir ceux qui sont prêts à soutenir une vaccination obligatoire. Mais ces chiffres sortent de nulle part. Les vaccinés deviennent plus nombreux en urgence que les non vaccinés. Bref, les faits ne correspondent pas au récit proposé par les laboratoires pharmaceutiques et avalisés par le pouvoir politique et les médias. Serait-il trop demandé aux idéologues de l’hygiénisme d’ouvrir enfin les yeux, et d’accepter d’entendre ceux qui contredisent la nouvelle religion de la Santé ? J’avais noté naguère cette réflexion, attribuée à Benjamin Franklin : «Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’un ni l’autre et finit par perdre les eux». La panique hygiéniste nous conduit tout droit à notre asservissement volontaire. Je m’y refuse.

Mardi 30 novembre : L’assemblée nationale vote, en deuxième lecture, la «mesure phare» de la proposition de loi réclamée notamment par les féministes, au nom de la maîtrise de leur corps. La législation rallonge de 12 à 14 semaines le délai pour un avortement. Durant l’été 2020, les mêmes députés de la majorité «progressiste» avaient voté un amendement autorisant une interruption médicale de grossesse (IMG) jusqu’à neuf mois, en cas de «détresse psychosociale» de la mère. Les «humanistes» de l’Assemblée nationale, qui trouveraient sûrement insupportable que l’on tue un chaton, avaient légalisé ce jour-là un infanticide, pour des considérations certes exceptionnelles mais n’ayant rien à voir avec des raisons médicales. Cette fois, faire passer une IVG de 12 à 14 semaines n’a rien d’anodin. Comme le rappelle le professeur Israël Nisand, plus une IVG est tardive, plus elle est dangereuse et plus elle est difficile psychologiquement. Il faut également dilater le col de la mère de manière plus importante, ce qui peut causer un risque de perforation et d’infection postopératoires. Surtout, à 14 semaines de grossesse, le fœtus mesure environ 120 millimètres, sa tête est ossifiée. Pour le sortir, il faut démembrer le fœtus et écraser sa tête. Pour beaucoup de médecins, ces gestes sont évidemment insoutenables. Si une civilisation se lit à la protection qu’elle accorde à l’enfant à naître, la nôtre montre un visage hideux. Disant cela, je ne remets pas en cause le droit à l’IVG. Mais la banalisation recherchée de l’avortement n’était pas le but recherché par la loi Veil. Cette époque sans transcendance, uniquement consacrée à l’odieux homme-dieu, est effrayante d’égoïsme et de brutalité compassionnelle.

Mercredi 1er décembre : C’est fou comme Raphaël Enthoven s’aime. Voici un homme content de lui, qui fait profession de donner des leçons en se caressant le nombril. Il semble avoir une petite cour macronienne. J’ai toujours été intrigué par ces débordements narcissiques, qui se retrouvent souvent chez des individus enfilant des perles. Car, enfin !, il faut particulièrement s’adorer pour se croire supérieur et imperméable au doute. Cela vient-il d’une enfance surprotégée ? D’un besoin de revanche, au contraire ? Dans une feuille de chou qu’il vient de lancer, ce penseur mondain consacre une page à votre serviteur. Les clichés gras collent aux doigts. «Ivan le pas terrible», dit le titre, façon Almanach-Vermot. Le sous-titre est d’une même finesse : «Incontournable à L’heure des pros, Ivan Rioufol n’aime rien tant que le pastis Raoult et le sandwiche jambon…quand il est sans Beur. Un vrai pilier du bistrot CNews !». Elle est bien bonne ! Parmi les «vérités» d’Enthoven, celle-ci : les antivax sont des antisémites. Ce fanatisme est évidemment affligeant. Il peut devenir dangereux.

Jeudi 2 décembre : Je découvre, comme téléspectateur, les visages tuméfiés de la judoka Margaux Pinot, médaille d’or, et de son entraîneur Alain Schmitt. Chacun donne sa version de la violente «scène de ménage». Elle a valu à Schmitt d’être relaxé, la veille, par le tribunal correctionnel de Bobigny, jugé en comparution immédiate. Le parquet a fait appel. Dans les débats de plateaux des chaînes d’info, la culpabilité de l’homme est décrétée comme une évidence, au vu des coquards de la jeune femme. Sa relaxe est comprise comme un scandale. Pourtant, ce sont trois femmes, dont la présidente du tribunal, qui au vu des faits et des preuves ont jugé bon d’absoudre Schmitt. Du coup, on s’aperçoit que la lecture trop superficielle de la scène ne se prête pas à l’a priori médiatique. Et si les médias laissaient les juges juger ?

Vendredi 3 décembre : Catherine Nay, sur le plateau de Pascal Praud (CNews), parle de son livre de souvenirs : Tu le sais bien, le temps passe. Est alors évoqué cet épisode dramatique de la vie d’Albin Chalandon, son mari aujourd’hui décédé. Jeune chef maquisard durant l’Occupation, Chalandon a dû lui-même exécuter avec un autre résistant, sur ordre supérieur, deux miliciens qui avaient été responsables de plusieurs pertes humaines. Chalandon est évidemment resté hanté par ce moment. Praud lit un extrait de son propre récit, repris dans le livre de son épouse. L’émotion est palpable sur le plateau. En coulisse, je reparle à Catherine Nay de cet épisode horrible. Je vois son regard s’embuer.

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