Darmanin dissout Les Zouaves. Et pour les antifas, on fait quoi ?

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Gabrielle Cluzel 13 décembre 2021 Boulevard voltaire

©Capture d’écran LCI3.2k      Imprimer, enregistrer en PDF ou envoyer cet article

C’est désormais officiel, Gérald Darmanin l’a annoncé dimanche, dans l’émission « Le Grand Jury RTLLCILe Figaro » : il a engagé la procédure de dissolution contre Les Zouaves. « Sans toutefois avancer plus de justifications », comme le commente Libération.https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?creatorScreenName=gabriellecluzel&dnt=false&embedId=twitter-widget-0&features=eyJ0ZndfZXhwZXJpbWVudHNfY29va2llX2V4cGlyYXRpb24iOnsiYnVja2V0IjoxMjA5NjAwLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X2hvcml6b25fdHdlZXRfZW1iZWRfOTU1NSI6eyJidWNrZXQiOiJodGUiLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X3NwYWNlX2NhcmQiOnsiYnVja2V0Ijoib2ZmIiwidmVyc2lvbiI6bnVsbH19&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1470040053036597254&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.bvoltaire.fr%2Fdarmanin-dissout-les-zouaves-et-pour-les-antifas-on-fait-quoi%2F&sessionId=4e46044d8d0d89495d82ee4924262596ffb7a434&siteScreenName=bvoltaire&theme=light&widgetsVersion=9fd78d5%3A1638479056965&width=550px

À peine une semaine s’est écoulée depuis le meeting de Zemmour à Villepinte et les violences contre des militants de SOS Racisme attribuées à ce groupuscule. On peut dire que les choses ne traînent pas. Il y a moins d’un mois était également actée en Conseil des ministres la dissolution de l’Angevin Alvarium, « groupement de fait d’ultra-droite qui appelait à la violence et à la discrimination », selon Gérald Darmanin. De même, la dissolution de Génération identitaire était confirmée en Conseil d’État. Allez hop, au pas de course. Quelle efficacité ! Quand on veut, on peut, n’est-ce pas ? Même le site de Franceinfo reconnaît que « Gérald Darmanin n’a pas perdu de temps ».

Et sinon, quid des antifas ? Quid de ces officines d’ultra-gauche qui pourrissent de leurs coups, leurs crachats, leurs propos orduriers les meetings d’Éric Zemmour – mais aussi les conférences de nombreux intellectuels ? Quid de ces militants professionnels s’abattant comme une nuée de sauterelles sur une salle de conférences dès qu’un intervenant les défrise et qui s’en prennent indifféremment aux participants, à la police, aux journalistes ? Quid de ces vandales à capuche noire qui saccagent les restaurants et les librairies, cassent le mobilier urbain et les vitrines ? Pas d’appel, chez eux, à la violence et à la discrimination ?

Ils se sentent si tranquilles, si peu inquiétés, qu’ils montent même tranquillement leur petit commerce, au vu et au su de tous, en toute impunité. Il y a le site Ni Dieu Ni Maîtredéjà évoqué dans ces colonnes en mai dernier et qui vend, notamment, toute une panoplie de tee-shirt ACAB, poussant à faire rôtir des policiers comme des poulets – ceux qui ont échappé de justesse à l’incendie de leurs voiture par Antonin Bernanos et ses amis apprécieront – ou encore le jeu de société « Antifas » : imaginé par « La Horde » (autoproclamé « site antifasciste »), il est vendu par de nombreuses librairies dont la FNAC et Gibert et se revendique comme « outil de formation » (sic). Pour Noël, quelle merveilleuse idée ! À quand la panoplie de l’antifa à côté de celle du pompier et de l’infirmière dans les rayons de jouets ?

Il est souvent allégué que dissoudre les antifas est « compliqué » car ils ne sont pas constitués en groupe déclaré. C’est une « nébuleuse », vous comprenez, c’est le mot consacré. Qu’à cela ne tienne. Gérald Darmanin, quand il annonce la dissolution des Zouaves et de l’Alvarum, parle de « groupement de fait ». Qu’aucune association n’ait été déclarée en préfecture par ces antifas n’est donc pas un obstacle pour agir.

Si toutes les violences sont condamnables, a-t-on encore le droit de faire remarquer que Les Zouaves ne sont pas, contrairement aux antifas, allés perturber un meeting de gauche ? Les militants SOS Racisme de Villepinte, présentés urbi et orbi comme de doux agneaux, ont – faut-il rappeler l’évidence ? – cherché à provoquer. On ne fomente pas ce genre d’action avec l’espoir de passer inaperçu. En bon français, ils sont donc des provocateurs.

En attendant, le restaurateur, le libraire, les couples de retraités, les jeunes étudiants sans histoire, les journalistes, etc., qui ont été pris pour cibles par les antifas en marge des déplacements d’Éric Zemmour, ces dernières semaines, et qui ne demandaient rien à personne, sinon la liberté d’exercer leur métier ou leurs droits démocratiques en paix, peuvent toujours allez se brosser.

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