À Sciences Po Grenoble, un professeur menacé de mort par l’extrême gauche

Scroll down to content
L’ACTU DU JOUR. VALEURS ACTUELLES. 21 décembre 2021
Suspendu pour avoir commis le crime de lèse-majesté : donner son avis. Voilà en somme ce dont a été victime Klaus Kinzler. Samedi dernier, cet enseignant à Sciences Po Grenoble reçoit à son domicile un arrêté de suspension signé par la directrice de l’établissement, Sabine Saurugger. Celle-ci reproche au professeur d’avoir « diffamé l’école » par ses interventions médiatiques. En mars, Kinzler et l’un de ses collègues voyaient leurs noms placardés sur les murs de l’établissement, et des étudiants militants dévoilaient sur les réseaux sociaux l’identité des deux enseignants, stigmatisés pour une prétendue “islamophobie”. D’abord confinée au campus, la polémique devient nationale. Dans la presse, Klaus Kinzler s’insurge face à l’emprise idéologique de la culture woke sur la direction de l’IEP. Devant la succession de menaces, le professeur est placé sous protection policière. La direction, elle, ne condamnera jamais fermement les étudiants. Certains n’ont visiblement pas retenu la leçon de l’assassinat de Samuel Paty.

« L’IEP me présente aujourd’hui comme le véritable fossoyeur de l’école pour avoir osé m’insurger contre l’islamisme, le terrorisme et le rôle de la femme dans l’islam ! », déclare Klaus Kinzler dans une interview accordée à Valeurs actuelles ce lundi. Quelques heures après l’annonce de sa suspension, selon lui engendrée par la peur, l’enseignant semble plus déterminé que jamais. « Cette école est malade, il faut tout faire pour libérer l’IEP de ces militants qui travaillent par l’intimidation, la diffamation et la culture de l’annulation. » La sauver de quoi, ou plutôt de qui ? Kinzler, au-delà d’une critique de ces étudiants biberonnés à la pensée progressiste américaine, se montre également très désapprobateur vis-à-vis de ses collègues.« Sur les 70 enseignants-chercheurs de l’école, vous en avez 25 qui sont des extrémistes. Ce sont eux qui tirent les ficelles. La majorité silencieuse se couche », peste-t-il auprès de Valeurs actuelles.

Face à ce terrible témoignage, les réponses politiques n’ont pas tardé à affluer. Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a annoncé hier sa décision de suspendre tous les financements publics versés à l’établissement universitaire. « Cette école est dans une dérive idéologique et communautariste inacceptable. Ce n’est pas ma conception de la République », explique l’ancien président des Républicains sur son compte Twitter. Une mesure jugée salutaire par ses camarades du parti. Même au sein de la majorité présidentielle, certaines voix se sont élevées. Le député de l’Indre François Jolivet, en croisade depuis plusieurs années contre l’écriture inclusive, a demandé la « mise sous tutelle » de l’école. Lui, comme tant d’autres, voit dans cette affaire « la signature du “wokisme” »

One Reply to “À Sciences Po Grenoble, un professeur menacé de mort par l’extrême gauche”

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :