La grande confession d’Éric Zemmour : “Je me sens chargé d’âmes”

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Diabolisation politique, violence des antifas et des racailles, mépris des médias que contrebalance la ferveur de ses sympathisants. Pour Valeurs actuelles, Éric Zemmour porte un regard introspectif sur sa campagne, dévoile son projet autant que sa mission et canarde Macron, Pécresse, ces nouveaux “clones” de la vie politique française. Entretien. 

Par  Raphaël Stainville Publié le 23 décembre 2021 VALEURS ACTUELLES

Eric Zemmour se dit persuadé que la présidentielle se gagnera “à droite”, “sur des thématiques identitaires”. Photo © Arthur OscarPartager cet article sur FacebookTwitterLinkedIn

Valeurs actuelles. En clôture de la Coupe arabe, qui a vu l’Algérie l’emporter sur la Tunisie, les supporters de l’équipe algérienne de football sont descendus dans la rue pour célébrer bruyamment leur victoire en même temps qu’un peu partout votre nom était conspué par ces mêmes supporters. En quoi ces évènements devenus si fréquents révèlent-ils cette désintégration française ?
Eric Zemmour. J’aimerais m’arrêter une minute sur le parallèle entre les deux évènements de ce samedi [18 décembre, NDLR]. J’étais en Alsace au milieu de Français qui m’ont montré leur affection, au milieu de ces paysages magnifiques, de ces villages tellement charmants et propres à la France, celle que l’on aime, la France éternelle, que l’on veut transmettre à nos enfants et à nos petits-enfants. Au même moment, à Barbès et sur les Champs-Élysées, se déroulaient des scènes devenues tristement banales : de jeunes Algériens (d’ailleurs étaient-ils uniquement algériens comme le montraient leurs drapeaux ou étaient-ils aussi français ?) célébraient, dans une joie aussi intempestive que brutale, la victoire de leur équipe. Quelle que soit la couleur de leur passeport, ils montraient là quelle était leur inclination nationale…

… et leur désappartenance à la France
Vous avez raison. Qu’ils me ciblent aujourd’hui ne montre qu’une seule chose : ils ont compris que j’étais, dans cette élection présidentielle, le seul qui donnerait tout pour la défense de la France et le seul déterminé à mener une politique ferme en matière d’immigration. C’est une forme d’hommage !

Lorsque, le 30 novembre dernier, vous déclariez votre candidature, Christiane Taubira, invitée le soir même par Yann Barthès à commenter votre annonce, avait jugé que c’était « un truc de capon », autrement dit de pleutre, et considéré que vous aviez fait la démonstration de votre « ignorance crasse de ce qu’est ce pays ». Maintenant qu’à son tour, l’ancienne garde des Sceaux de François Hollande envisage de se présenter, que signifie cette candidature ?
Je crois que nous vivons un moment particulier de notre histoire. Notamment pour ma génération, qui a connu une gauche triomphante qui dominait outrageusement l’espace politique et idéologique français. Nous vivons la fin de la gauche. Cela ne signifie pas qu’elle n’est plus nuisible. Cela ne signifie pas qu’elle n’exerce pas encore son magistère dans les médias, les universités, à l’école, au cinéma, dans le monde de la culture. Mais cela signifie que, politiquement, le peuple français s’est détourné de la gauche, pour la simple et bonne raison que la gauche s’est détournée du peuple français pour se soumettre aux minorités. La gauche a rejeté son patriotisme et ne parle plus que de République alors qu’elle en présente une vision dévoyée qui trahit les idéaux mêmes de la République. Il ne faut jamais cesser de le lui rappeler. Je crois avoir contribué, à ma petite mesure, en imposant le thème de la survie de la France, à démontrer que la gauche n’avait plus rien à dire aux Français. Son échec ne viendra donc pas de sa désunion : à partir du moment où l’on parle de la France, de sa survie, la gauche n’a plus rien à dire et les Français se détournent d’elle.

« Politiquement, le peuple français s’est détourné de la gauche, pour la simple et bonne raison que la gauche s’est détournée du peuple français »

Comment réagissez-vous à l’angélisation de Christiane Taubira par la presse, quand, dans le même temps, vous êtes diabolisé ?
Vous faites un parallèle particulièrement intéressant. Christiane Taubira ne représente rien, sinon 2 % de la population : le clivage, c’est elle, la désunion, c’est elle. À l’inverse, si l’on en croit les priorités des Français et leur avis sur les thèmes que je porte depuis des années, on devrait dire de moi que je suis le candidat le plus rassembleur. Et pourtant, je suis le plus décrié par les médias. Les journalistes sont donc devenus une boussole indiquant le sud…
Je crois que cela souligne d’abord le manichéisme de cette gauche. Certes, elle est morte politiquement, mais elle survit idéologiquement et elle survit dans l’idéologie woke, l’islamo-gauchisme, la théorie du genre… Elle est maintenant uniquement dans l’adoration des minorités. Taubira en est l’incarnation. Sera-t-elle candidate ? Peu importe, en vérité. La gauche a besoin de ce culte de la personnalité, c’est une vieille tradition de la gauche. Elle a surtout besoin d’inventer un diable parce que la gauche n’est plus dans la politique, mais dans la morale. Elle ne sait plus que prêcher, mettre à l’index, excommunier.

Cela fait presque un mois que vous êtes officiellement candidat. Vous attendiez-vous à ce niveau de violence à votre égard ou est-ce une surprise qui vous prend presque au dépourvu ?
Cette violence des antifas comme des racailles ne me surprend pas. Elle est tout à fait normale et prévisible. En posant la question fondamentale de la survie de la France et en étant le seul à la poser en ces termes, je n’ignorais pas à quoi je m’exposais. Cette question est interdite par les autorités morales et bien-pensantes. C’est la question fondamentale qui hante les Français et qui est interdite par les élites médiatiques, politiques, culturelles et intellectuelles. Et puisque personne n’osait poser cette question, je n’avais pas d’autre choix que de me présenter. Je ne me serais pas présenté si un politique classique avait osé poser cette question existentielle.

Quand Julien Dray et quelques autres appellent à « bâtir un anti-zemmourisme de masse », que vous dites-vous ? Que ce théâtre de l’antifascisme qu’ils tentent de ressusciter est la dernière cartouche d’une gauche en perdition…
Je ne dirais pas cela. Encore une fois, il faut distinguer l’efficacité électorale de cette gauche qui ne sait plus que faire barrage et dont on peut mesurer qu’elle est réduite à presque rien, et l’efficacité idéologique, médiatique, culturelle, symbolique de cette même gauche, qui est encore capable de jeter ses dernières forces dans la rue, avec une violence que l’on redécouvre. Mais qu’il s’agisse des antifas ou des vitupérations d’un Corbière pendant l’émission de Cyril Hanouna contre le jeune Stanislas Rigault et contre moi, leur violence nous rappelle la violence originelle de l’extrême gauche.

« La violence des antifas comme des racailles ne me surprend pas. Elle est tout à fait normale et prévisible »

Mais cette violence n’est-elle pas d’une autre nature aujourd’hui ?
Vous avez raison. Nous assistons aujourd’hui à la conjonction de cette vieille violence de l’extrême gauche conjuguée avec celle de l’islamo-gauchisme. Vous vous souvenez de l’alliance des deux pour saccager l’Arc de triomphe en infiltrant les “gilets jaunes”. C’est devenu un phénomène majeur qui ne manquera pas de s’aggraver à mesure que ces gens comprendront qu’ils sont définitivement marginalisés et rejetés par le peuple français. Ils vont devenir de plus en plus violents.

Cette violence ne vient-elle pas, sinon empêcher, du moins contrarier la campagne que vous vouliez mener ?
Non, je ne crois pas. Encore une fois, je le savais. Et les Français découvrent que je ne suis pas à l’origine des violences, moi qui veux précisément leur rendre la tranquillité.

À Marseille, vous vouliez aller à la rencontre des Français, mais la présence continue des antifas tout au long de votre déplacement a rendu impossible cette rencontre… Ne craignez-vous pas que cela se reproduise ailleurs ?
C’était malheureusement le cas à Marseille, parce qu’un journaliste de la Provence a décidé d’envoyer mon programme à ses amis antifas pour qu’ils viennent le saboter… Mais il n’y a pas que Marseille en France. Et les antifas sont surtout présents dans les métropoles. Or, la France ne se résume pas à ses grandes métropoles. Je veux être le candidat de tous les Français, ceux des villes et ceux des champs, les urbains comme les ruraux. Donc, j’irai partout. C’est précisément parce que je suis le candidat de toute la France, la France qui rejette cette islamisation du pays et cette violence de l’islamo-gauchisme, que je suis leur cible. Ils ont compris que j’étais leur seul véritable adversaire.

Lorsqu’on est, comme vous le dites, une “cible”, que votre vie même est menacée, n’arrive-t-il pas que l’on songe à renoncer ?
Bien au contraire. Ce n’est pas dans mes habitudes. L’adversité me motive et le soutien du peuple français, qui ne se démentira pas, j’en suis convaincu, ne fait que renforcer cette nécessité de mener ce combat pour la France.

Avez-vous été surpris qu’au soir et au lendemain de votre premier grand meeting politique, à Villepinte, les médias aient préféré passer sous silence l’agression dont vous avez été l’objet pour s’apitoyer sur le sortde ces militants de SOS Racisme, malmenés par des Zouaves ?
Cela ne m’a pas surpris, mais cela m’a désolé malgré tout. Je n’attendais plus rien des journalistes et ils ont quand même trouvé le moyen de me décevoir ! Je pensais que les médias auraient un sursaut éthique. Je le pense toujours possible, quand bien même il n’advient toujours pas. Les logiques claniques, moutonnières, idéologiques seront peut-être les plus fortes.

À Villepinte, j’ai réalisé pleinement la responsabilité nouvelle qui est la mienne. J’étais auparavant un littéraire, un écrivain. Je me sens désormais chargé d’âmes.

À Villepinte, vous êtes devenu réellement candidat aux yeux des Français. Comment avez-vous vécu cette folle journée et notamment ces instants qui ont précédé votre entrée en scène ? Que ressent-on ? Une ivresse ?
Je n’avais jamais connu cela. Mais ce n’est pas de l’ivresse. Je mentirais si je ne disais pas d’abord que j’ai été impressionné devant ces 15 000 personnes et ces 500 journalistes accrédités. Les Français n’avaient pas connu cela depuis les grands meetings de Nicolas Sarkozy. Je ne veux pas être grandiloquent, mais je n’ai pas pu m’empêcher de réfléchir à toute vitesse à tout ce qui avait contribué à faire que je me tenais là. Avant d’entrer sur scène, j’ai pensé à mes parents. J’ai pensé à ma responsabilité. On se sent responsable. Des millions de gens croient en vous. J’avais déjà un peu expérimenté cela. J’ai déjà connu des salles pleines, des queues interminables lorsque je dédicaçais mes livres. Je sais, et je le dis sans fatuité, ce que signifie le succès. Mais à Villepinte, c’était autre chose. Il y avait une gravité inédite. Quand les gens que je croisais me disaient : « Sauvez-nous »« Ne nous abandonnez pas »« Grâce à vous, on évitera la barbarie »« Si vous êtes élu, je ne quitterai pas la France », comment ne pas être écrasé par cette responsabilité ?

Beaucoup doutaient que vous puissiez vous transformer en tribun. Il y avait eu le raté de votre discours à la “convention de la droite”, en 2019 lorsque, pour la première fois, vous vous étiez aventuré à prononcer un discours politique alors que vous n’étiez pas encore un politique… À Villepinte, en une fraction de seconde, vous êtes devenu politique. Comment s’est opérée cette mue ?

Ce qui est certain, c’est qu’à Villepinte, j’ai réalisé pleinement la responsabilité nouvelle qui est la mienne. J’étais auparavant un littéraire, un écrivain, ce sont des fonctions assez individualistes. Je me sens désormais chargé d’âmes. C’est nouveau pour moi, je le confesse volontiers. J’ai toujours dit et pensé que la fonction fait l’homme. Je le montrerai quand je serai élu président.

Certains vous reprochent d’aimer la France mais de ne pas aimer les Français…
C’est un lieu commun, évidemment faux. D’ailleurs, c’était le reproche que l’on faisait au général de Gaulle, lui qui a tant servi les Français. J’ai toujours trouvé ces attaques un peu puériles. J’aime le peuple français. Je l’admire. Pour ce qu’il est, pour ce qu’il a façonné, pour ses mille ans d’histoire, pour ses paysages, pour son respect du travail, du mérite, de l’effort, pour ce qu’il a souffert, pour ce qu’il a construit… J’aime la gentillesse qu’il exprime sitôt que l’on quitte Paris et les grandes métropoles. J’aime son art de vivre, sa gouaille rieuse, son humour, sa capacité à pratiquer l’autodérision, l’ironie permanente dont les Français savent faire preuve. Ce n’est pas parce que j’ai une haute idée de la France et de son histoire que je n’aime pas ceux qui l’habitent. C’est idiot de dire que je n’aime pas les Français : j’ai tout fait pour devenir comme eux.

Les médias peuvent bien dire et écrire à mon égard que je suis un candidat d’extrême droite, mais cela signifie donc que 70 % des Français le sont aussi. Les Français ne sont plus dupes.

Vous avez prévenu vos sympathisants qu’ils seraient bientôt caricaturés, méprisés par les médias, que vous ne vous privez pas de désigner parmi vos adversaires. Si cette diabolisation médiatique peut avoir des vertus mobilisatrices auprès de vos sympathisants, ne condamne-t-elle pas vos chances de victoire ?
Je pense exactement le contraire. Les Français ont pris leurs distances avec les médias. Ils comprennent tout, décryptent tout et ne sont plus dupes de rien. C’est une vieille histoire. Déjà, à la question de savoir ce qui définissait un Français, Stendhal répondait : c’est de ne pas être dupe. Le Français a la particularité d’être très politique. Il a parfaitement compris le théâtre de l’antifascisme. Je ne vais pas refaire l’histoire de cet antifascisme inventé par Staline pour dénoncer tous les adversaires du communisme. Il a fait long feu. C’est fini.
Certes, dans les années 1980, au moment de la grande diabolisation du Front national, il fonctionnait à plein régime. Lorsque Jean-Marie Le Pen avertissait des dangers que faisait courir cette immigration venue du Sud, d’Afrique, de pays musulmans parce qu’elle allait faire masse, les Français ne voyaient pas le danger. Aujourd’hui, ils voient. Ils voient les effets néfastes d’une immigration qui est à la fois trop nombreuse et trop éloignée de la trame culturelle française. Alors les médias peuvent bien dire et écrire à mon égard que je suis un candidat d’extrême droite, mais cela signifie donc que 70 % des Français le sont aussi. Les Français ne sont plus dupes.

La stratégie trumpiste, qui consistait notamment à contourner les médias mainstream pour s’adresser directement au peuple, peut-elle se décliner en France ?
Je pense que oui. Mais il faut bien reconnaître qu’en France, les médias sont très ambivalents. Il faut être honnête et équanime à leur égard. Ils m’invitent. Je peux m’exprimer à la télévision, à la radio. Certes, je ne suis pas traité comme les autres, mais je peux parler aux Français. Le jeu est biaisé, faussé, je suis défavorisé, mais je peux encore m’exprimer.

Dans le Radicalisé, la biographie qu’Étienne Girard vous consacre, ce dernier assure que vous adorez la parabole de la grenouille. Selon cette fable, une grenouille plongée subitement dans une casserole d’eau bouillante s’échappe d’un bond. À l’inverse, immergée dans de l’eau froide que l’on réchauffe progressivement, elle meurt ébouillantée. Dans votre esprit, écrit-il, la grenouille, c’est la France. Pour la sauver, vous seriez convaincu qu’il faut l’électrocuter, faute de quoi les Français ne prendraient pas conscience que la survie de leur pays est en jeu. Est-ce à dessein et de manière stratégique que votre rhétorique assume une certaine violence, que votre programme assume une radicalité, ou est-ce simplement votre nature profonde ?
Cette parabole de la grenouille, je la tiens de Mitterrand. Il l’avait utilisée devant moi, en 1986, pour se moquer de Laurent Fabius, alors Premier ministre, qui avait été choqué par la venue de Jaruzelski en France. J’étais alors un jeune journaliste. Mais, pour répondre à votre question, je ne me trouve pas violent. Je ne théorise pas la violence dans l’expression. Au contraire, je vous le dis : je souhaite rendre la paix aux Français. C’est pour cela que j’ai choisi l’olivier, symbole de la paix, comme emblème de ma campagne.

L’assimilation que je propose a été la règle pendant des siècles. Lorsque j’étais à Sciences Po, dans les années 1970, personne ne se choquait d’apprendre que certaines prestations sociales étaient réservées aux nationaux.

Mélenchon, en son temps, avait assumé vouloir être « le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas ». Pas vous ?
Je dis le réel. Comme l’idéologie dominante interdit de dire le réel, le réel, simplement dit, paraît d’une violence inouïe. Je le savais. C’est délibérément que je le fais. Mais je ne suis pas violent, je me contente de dire ce que je vois.
Quant à ce que je propose, une fois encore, c’est très intéressant de voir comme mes adversaires se plaisent à créer la polémique partout et pour un rien. L’assimilation que je propose a été la règle pendant des siècles. Lorsque j’étais à Sciences Po, dans les années 1970, personne ne se choquait d’apprendre que certaines prestations sociales étaient réservées aux nationaux. Ce n’était pourtant pas il y a mille ans.
Tout est comme cela. Quand je parle de l’école et que je dis qu’elle doit être le lieu de la transmission du savoir et du mérite et qu’elle n’a pas à admettre dans ses murs la présence de lobby LGBT pas plus que la propagande de la théorie du genre, que le bac se doit d’être plus sélectif et qu’un certificat d’études doit être délivré pour passer en sixième afin de s’assurer que les enfants savent lire et écrire, je ne fais que dire des banalités confondantes. C’est profondément républicain. Ce sont les principes mêmes de la République. Et l’on voudrait faire de moi un nostalgique de l’Ancien Régime. C’est aberrant. Je ne veux que simplement restaurer des méthodes éprouvées qui ont magnifiquement fonctionné… Nous pourrions parler d’économie. Sous le général de Gaulle, il y avait 33 % de prélèvements obligatoires. Ce taux est à 47 % aujourd’hui !

À quel niveau souhaiteriez-vous plafonner ces prélèvements obligatoires ?
Si nous pouvions simplement revenir à la moyenne des pays européens, c’est-à-dire à 41 % de prélèvements obligatoires, cela serait une grande réussite et cela donnerait des moyens honnêtes à nos entreprises de pouvoir concurrencer les entreprises des pays voisins.

Refermons cette parenthèse programmatique. Nous y reviendrons plus tard. Et poursuivons sur la radicalité que l’on vous prête et la diabolisation que vous subissez. Que répondez-vous à ceux qui pensent que le vote Zemmour serait un vote d’immolation, la meilleure garantie de survie du système ? Éric Ciotti affirme ainsi que « voter Zemmour, c’est voter Macron » .
Alors là, c’est une histoire extraordinaire, je dirais même plus, une histoire abracadabrantesque. Si voter Zemmour, c’est voter Macron, voter Pécresse, qu’est-ce que c’est, sinon voter Macron puisque ce sont les mêmes ?

Mais n’y a-t-il pas, derrière cette affirmation d’Éric Ciotti, l’idée que votre diabolisation vous condamne à un certain plafond de verre ?
Nous en revenons à la diabolisation à laquelle je ne crois pas. Mais revenons à l’histoire de cette campagne. En septembre, les jeux étaient faits. Marine Le Pen devait être opposée à Emmanuel Macron et Emmanuel Macron devait l’emporter et être réélu. Qui a changé cette donne ? Moi, excusez-moi, et personne d’autre. Si j’étais un homme de Macron, cela se saurait. C’est moi qui ai déstabilisé son jeu, qui était fait pour qu’il soit réélu dans un fauteuil. Ce ne sont pas Les Républicains, quand même. Deuxièmement, je crois être l’opposant le plus déterminé et, surtout, le plus antagoniste d’Emmanuel Macron. Troisièmement, je pense que Valérie Pécresse est un clone d’Emmanuel Macron, et certains voudraient nous faire croire qu’elle pourrait être une alternative. Ce n’est même pas une alternance, c’est la continuité d’Emmanuel Macron. Valérie Pécresse est la même. Elle aurait pu être sa Première ministre et, demain, si par malheur je ne gagne pas face à Emmanuel Macron, elle le sera.

Parmi les élus républicains qui se sont rangés derrière la présidente de la région Île-de-France, certains, à défaut d’être particulièrement enthousiastes, considèrent que, si Valérie Pécresse venait à l’emporter, elle serait tenue de conduire une politique de droite et serait un moindre mal pour la France.
C’est une illusion habituelle. Ce fut l’illusion de Jean-Pierre Chevènement avec François Mitterrand. Ce fut l’illusion de Philippe Séguin avec Jacques Chirac. Ce fut l’illusion de Patrick Buisson avec Nicolas Sarkozy. Et ce sera l’illusion d’Éric Ciotti et de Laurent Wauquiez.

« Valérie Pécresse, c’est la continuité d’Emmanuel Macron. Elle aurait pu être sa Première ministre »

Valérie Pécresse affirme qu’elle réservera « une place très singulière » à Éric Ciotti dans son gouvernement et qu’il sera son « Charles Pasqua »…
Elle a raison. Éric Ciotti aura le sort de Pasqua. Celui qui aura été trahi, moqué, puis renvoyé dans le “c’était un ami” par Jacques Chirac. Je le dis depuis le début. Je l’ai dit à Villepinte. Valérie Pécresse est une politicienne chiraquienne. Pour elle, les places sont toujours plus importantes que les opinions. Les opinions, elle en change selon les possibilités, comme les chiraquiens. Ce qui signifie que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent…

Qu’est-ce que vous n’avez pas dit ou pas fait pour convaincre les Éric Ciotti, Laurent Wauquiez, François-Xavier Bellamy… de vous rejoindre et de vous soutenir ?
Sur le fond ? Tout ce que je dis les convainc, j’en suis sûr. Le jour où je serai au second tour face à Emmanuel Macron, ils devront faire un choix. On verra ceux qui me rejoindront. Éric Ciotti a déjà dit qu’il voterait pour moi, dans ce cas. Quant à moi, j’aurai toujours la porte ouverte. C’est au peuple de décider. C’est au peuple de leur imposer une vraie politique pour la survie de la France.

Qu’est-ce qui vous distingue fondamentalement de Marine Le Pen ?
Marine Le Pen avait décidé, pour cette campagne, de mettre sous le boisseau la spécificité de son positionnement. Elle ne parlait plus d’immigration, jamais d’islam, elle avait décidé que le “grand remplacement” n’existait pas, que c’était un fantasme complotiste. Souvenez-vous, même Gérald Darmanin lui avait dit qu’elle était « molle » sur les questions d’islam. C’était une stratégie délibérée de recentrage. Encore une fois, c’est à cause de moi qu’elle a été contrainte de changer jusqu’à son affiche de campagne. Moi, je crois au grand remplacement et je sais que les Français y croient aussi. Par ailleurs, elle a un programme économique socialisant, moi pas. Cela fait deux différences majeures.

Mais n’êtes-vous pas aujourd’hui pris en tenaille entre Marine Le Pen et Valérie Pécresse ?
Je ne suis pas pris en tenaille : je suis le lien, le seul qui peut rassembler ces deux électorats, artificiellement séparés. Les LR ne voteront jamais pour Marine Le Pen. Les RN ne voteront jamais pour Valérie Pécresse. Mais les deux peuvent voter pour moi. C’est pourquoi je veux rendre le droit de vote aux électeurs du Front national et rendre la droite aux électeurs LR.

Comment espérez-vous rassembler une majorité au second tour après avoir mené une campagne à droite, que beaucoup jugent déjà par trop radicale et clivante ?
Je n’aime pas cette terminologie qui fait accroire, en creux, que l’on gagnerait forcément au centre. On gagne “à droite”, ou plutôt sur les thématiques identitaires parce que le pays est identitaire : 70 % des Français, je le répète, sont d’accord avec moi. Cela ne signifie pas qu’ils vont tous voter pour moi, mais ce qui est certain, c’est que le pays n’a jamais été aussi conscient des risques sur son identité. J’ai touché, avec ce sujet et comme le dit mon ami Philippe de Villiers, “le cœur profond de la France”. Je crois aux idées. Le reste n’est que le calcul d’un autre temps, de l’époque où il y avait des partis installés. Tout cela est terminé. En moins de dix jours, mon parti, Reconquête !, a vu adhérer 70 000 Français. La classe politico-médiatique n’a pas compris que nous avions changé d’époque. Moi qui suis toujours taxé de nostalgie, je pourrais expliquer à beaucoup la logique de notre époque.

« Ce n’est plus la France qui détermine sa politique migratoire, ce sont les immigrés eux-mêmes qui décident de qui viendra ou pas »

Venons-en à votre projet. Vous voulez répondre à une double angoisse, une double réalité : le grand déclassement et le grand remplacement, avec l’islamisation de la France, l’immigration de masse et l’insécurité. Vous affirmez que, dès les premières semaines de votre mandat, l’immigration zéro deviendra un objectif clair de votre politique. Comment y parvenez-vous ?
Mon plan sur l’immigration tient en trois piliers et je vais les développer. Avant tout, aujourd’hui, nous avons un problème de fond : ce n’est plus la France qui détermine sa politique migratoire, ce sont les immigrés eux-mêmes, à qui on a accordé des droits, qui décident de qui viendra en France et de qui ne viendra pas en France. Il faut reprendre en main notre politique migratoire et donc retirer aux immigrés les droits de décider de qui vient sur notre sol.
Premier pilier : je veux stopper les flux. Je veux donc supprimer le droit au regroupement familial. Je veux limiter le droit d’asile à une poignée d’individus : il n’y aura plus 140 000 demandeurs d’asile comme actuellement. J’exigerai que les demandes soient formulées dans nos consulats pour éviter l’installation des déboutés qui ne repartent jamais. Je veux que l’on sélectionne mieux les étudiants étrangers et je poserai le principe du retour dans leur pays à la fin de leurs études.
Deuxième pilier : je veux mettre fin aux pompes aspirantes. C’est-à-dire à tous ces mécanismes qui rendent la France si attractive pour les étrangers et qui les incitent à venir chez nous. Je supprimerai le droit du sol. Je limiterai drastiquement les conditions de naturalisation. Je supprimerai l’AME [aide médicale de l’État] et les aides sociales aux étrangers extraeuropéens : ils ne pourront bénéficier que des aides auxquelles ils auront contribué. Il n’y a aucune raison qu’un étranger nouvellement arrivé fasse supporter un coût à la France et soit subventionné par le travail des Français ! Il faut en finir avec les pompes aspirantes qui font de la France un eldorado pour le tiers-monde.
Troisième pilier : je renverrai tous les étrangers indésirables. À savoir : tous les étrangers clandestins présents sur notre sol et tous les délinquants et criminels étrangers. Vous rendez-vous compte que les étrangers occupent 25 % des places — déjà si rares ! — dans nos prisons ? Je renverrai dans leur pays tous les chômeurs de plus de six mois, ainsi que le pratiquent déjà nombre de pays démocratiques. Aux États-Unis, un étranger chômeur est expulsé au bout de seulement deux mois ! Il n’y a pas de raison d’accueillir le tiers-monde s’il ne travaille pas et si la collectivité doit payer pour lui. Je déchoirai de la nationalité française les criminels multirécidivistes binationaux afin de les expulser.

Quid de la “circulaire Valls” qui permet la régularisation des clandestins parents d’enfants scolarisés, la régularisation de clandestins dont le conjoint est en situation régulière, la régularisation des mineurs étrangers devenus majeurs ?
La circulaire Valls sera bien évidemment abrogée. On rétablira — cela paraît fou de devoir le dire — le délit d’illégalité des clandestins, qui a été supprimé en 2012 sur l’injonction de l’Europe. Quand on aura rétabli ce délit, on arrêtera les clandestins et on les expulsera.

Comment comptez-vous faire pour expulser les clandestins ?
On utilisera des charters et, là encore, nous ne respecterons pas l’injonction de la Cour européenne des droits de l’homme qui interdit le recours aux expulsions collectives.

L’achat d’avions sera-t-il budgétisé ?
Bien sûr !

Mais qu’allez-vous faire avec les pays qui refuseraient d’accueillir leurs nationaux ? Quels sont les leviers dont vous disposez ?
C’est très simple : nous avons plusieurs leviers de négociation. Et je suis sûr que nous n’aurons pas besoin de tous les utiliser pour que ces États coopèrent ! Premièrement, nous supprimerons l’aide au développement. Deuxièmement, nous supprimerons les visas des habitants de ces pays qui voudraient venir en France, y compris pour leurs dirigeants. Troisièmement, nous gèlerons les avoirs que ces dirigeants possèdent en France. Quatrièmement, nous bloquerons les transferts de fonds.

« Oui, j’abolis les accords d’Évian. Il n’y a aucune raison particulière de privilégier l’Algérie dont les autorités passent leur temps à insulter la France »

Vous partiez du constat que « ce n’est plus la France qui détermine sa politique migratoire, ce sont les immigrés eux-mêmes, à qui on a accordé des droits, qui décident de qui viendra en France et de qui ne viendra pas en France ». Est-ce à dire que vous pourriez dénoncer les accords d’Évian qui ont scellé la fin de la guerre d’Algérie et qui permettent,depuis, aux Algériens, d’obtenir des titres de séjour spécifiques ?
Oui, je les abolis. Les accords d’Évian sont des accords d’un autre temps. Il n’y a aucune raison particulière de privilégier l’Algérie dont les autorités passent leur temps à insulter la France. La dernière en date étant l’ambassadeur d’Algérie qui a exhorté les Algériens à se comporter comme une cinquième colonne en France et à faire pression sur le gouvernement. Cela s’appelle un État dans l’État, comme le disait Richelieu. Ce n’est pas rien. Tout cela, vous en conviendrez, dessine les différences énormes qui me séparent du programme de Valérie Pécresse. Ce n’est pas négligeable.

Vous voulez durcir les conditions d’acquisition de la nationalité…
Je veux rétablir les principes qui sont encore dans le code civil, c’est-à-dire l’assimilation, dont je demanderai une application très stricte. Il n’y aura pas plus d’une centaine de naturalisations par an contre 100 000 aujourd’hui. L’objectif est vraiment de tendre vers une immigration zéro. Tout l’inverse de Valérie Pécresse, qui veut des quotas d’immigrés. Elle ne supprime rien. Elle rajoute des immigrés économiques. Je rappelle qu’il y a seulement 14 % des entrées légales qui viennent pour le travail. Ce n’est pratiquement rien. Aujourd’hui, le taux d’inactivité des étrangers extraeuropéens en âge de travailler est de 55 %. Ils n’ont rien à faire en France.

On aurait pu s’attendre à un Éric Zemmour “frexiter”. Rien de tout cela. Mais vous voulez engager un bras de fer avec l’Europe sur le modèle de la Pologne et de la Hongrie de Viktor Orbán pour préserver la souveraineté de la France.
C’est d’abord le modèle du général de Gaulle. Toutes les mesures que j’ai évoquées seront soumises au peuple français pour qu’il les approuve. Sur ce sujet d’importance vitale, c’est la volonté du peuple qui doit primer, l’intérêt de la France, sur le droit bruxellois. Le droit se change, il n’est pas une volonté divine qui s’impose ex nihilo. Il doit reposer sur une légitimité et, dans une démocratie, cette légitimité, c’est le vote. Comme disait le général de Gaulle : « D’abord la France, ensuite l’État, enfin, autant que les intérêts majeurs des deux sont sauvegardés, le droit », et non l’inverse. La Commission de Bruxelles et les autorités européennes, les juges européens ne peuvent pas déterminer pour la France ce qui relève de la survie de la France. Ce n’est pas négociable. Notre survie en tant que nation française n’est pas soumise au bon vouloir des traités ou des juges européens.
Alors, ce que je dis à l’Europe, ce que je dis aux institutions bruxelloises : sur les sujets que nous considérons d’intérêt vital, nous, les Français, vous proposons la renégociation. Mais dans l’intervalle, nous vous prévenons aussi que nous cesserons de respecter vos diktats. Si vous décidez de ne pas nous écouter, c’est vous qui serez responsables de la désagrégation de l’Union européenne. Nous sommes nombreux, en Europe, à penser la même chose. Encore une autre différence avec Mme Pécresse et son directeur de campagne, qui a déclaré que s’il ne m’avait pas rejoint, c’était en raison de nos désaccords sur l’Europe. Eux se couchent devant les autorités européennes, moi pas. C’est une différence notable.
Évidemment, Viktor Orbán et les Polonais sont des peuples vaillants, des modèles de courage. Ce sont eux qui défendent vraiment l’Europe, eux qui défendent la civilisation européenne. Quand la Pologne dit que son ordre constitutionnel n’est pas soumis aux juges européens, elle a raison et non pas M. Macron. Elle parle – vous allez sourire – comme le Conseil constitutionnel français et la Cour constitutionnelle fédérale de Karlsruhe, qui rappellent qu’il n’y a pas d’ordre juridique européen parce qu’il n’y a pas de peuple européen. S’il y avait un ordre juridique européen supérieur aux ordres constitutionnels nationaux, cela serait la fin de la démocratie. Ce n’est pas moi qui dis cela, mais les plus grands constitutionnalistes allemands. Et le Conseil constitutionnel ne dit pas autre chose.
Quant à moi, j’irai plus loin, puisque je modifierai l’article 55 de la Constitution, qui prévoit que les traités ou les accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, et demanderai par référendum l’approbation des Français.

Je suis, vous avez raison, l’exact antagoniste d’Emmanuel Macron. À la société liquide que défend le président, […] j’oppose une économie de l’enracinement et de la transmission.

Pour lutter contre le grand déclassement, vous prônez une économie enracinée. N’est-ce pas une sorte de miroir inversée de la politique d’Emmanuel Macron ?
Je suis, vous avez raison, l’exact antagoniste d’Emmanuel Macron. À la société liquide que défend le président, à l’économie des flux, qui n’est pas sans vertu, mais où la nationalité de l’entreprise n’a plus d’importance, où seul compte que ces flux créent de la valeur, à la limite de l’emploi, parfois, au moins à court terme — j’essaie d’être honnête avec eux —, mais où l’origine des fonds importe peu, ainsi que leur destination. Tant et si bien que, depuis des années, les entreprises françaises ont été massivement achetées au point que cela confine au dépouillement — pensez à Alstom, à Lafarge et bien d’autres. À tout cela, j’oppose une économie de l’enracinement et de la transmission.
On prend toujours en exemple l’Allemagne sans jamais copier ce qu’elle fait de bien et on ne donne jamais en exemple les Italiens, alors que, s’agissant de leurs entreprises, ils sont admirables dans leur capacité à maintenir un tissu important de petites et moyennes entreprises, qui prospèrent, grossissent, exportent, tout cela parce que ces entreprises peuvent se transmettre de génération en génération à l’abri de la voracité fiscale. C’est pourquoi je propose l’exonération des droits de succession et de donation sur les entreprises familiales.

Vous déclinez ce souci de la transmission entre les générations en permettant que des parents et des grands-parents donnent à leurs enfants et petits-enfants jusqu’à 200 000 euros tous les dix ans sans être imposés. Pourquoi ne pas avoir repris la mesure qui avait participé du succès d’Éric Ciotti dans sa victoire au premier tour de la primaire de la droite, en supprimant les impôts de succession ?
Disons que j’essaie d’être le plus pragmatique possible. Non seulement certains n’aimeraient pas que les plus grosses fortunes échappent à cet impôt, mais en plus ma mesure permet aux parents et aux grands-parents de donner de leur vivant à des enfants plus jeunes et donc qui consommeront, investiront et dynamiseront l’économie. C’est pourquoi j’ai préféré augmenter le plafond à 200 000 euros que l’on peut donner. C’est une possibilité que l’on donne aux Français de se libérer de cet impôt sur la mort.

Comment résumer la philosophie de votre programme économique ?
Comme toute ma philosophie politique : je réconcilie les Français aisés et les Français qui ont du mal à boucler leurs fins de mois. Je suis un gaulliste, donc je refuse la lutte des classes. Je la trouve dangereuse. En réalité, c’est une vieille tradition française et je dirais même catholique de refuser l’affrontement de classe. J’essaie d’être au plus près des besoins de tous les Français. Il faut à nos entreprises plus de respiration et donc il faut baisser les impôts et les charges et alléger la réglementation. Il faut à nos travailleurs plus d’État, plus de services publics, plus de pouvoir d’achat, et donc, pour eux aussi, moins de charges. Il faut également un État pour aider et protéger les entreprises dans la compétition mondiale. Il faut pouvoir surveiller les investissements étrangers, s’assurer que la commande publique privilégie les entreprises tricolores et envisager la création d’un fonds souverain important, adossé au Livret A, pour qu’il cesse de nourrir d’abord et avant tout la politique du logement social et la politique de la ville afin de soutenir les entreprises. En France, nous sommes confrontés à un gros problème : nous avons un capitalisme sans capitaux et nous n’avons pas de fonds de pensions nationaux, puisque nous avons la retraite par répartition.

Vous surprenez par votre faculté à parler d’économie. Maintenant que vous voilà totalement engagé en politique, ne craignez-vous pas de ne plus avoir le temps de lire autre chose que des fiches ?
Entre nous, cela me passionne, j’ai toujours aimé l’économie. Je n’oppose pas mes passions. Par ailleurs, j’ai lu plusieurs livres, ces dernières semaines. Parmi eux, un livre de Bernard Ésambert, vous savez, l’ancien conseiller industriel de Pompidou. Justement, Pompidou, fin lettré et normalien, était lui aussi passionné par l’économie : il a fait de la France une immense puissance industrielle au service de la prospérité des Français comme de la place de la France dans le monde.Lire les commentaires (46)

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