FOG – À propos de sept ou huit sujets qui fâchent

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ÉDITO. Gavés de pensée magique économique, les Français ne veulent pas entendre la vérité sur l’état du pays… surtout pas en période électorale !

FOG - A propos de sept ou huit sujets qui fachent
FOG – À propos de sept ou huit sujets qui fâchent

Publié le 29/01/2022 LE POINT

Il y a des vérités qu’il ne faut pas dire et on peut compter sur les candidats à la présidentielle ou sur nos chers grands médias pour ne pas les crier à la face des électeurs qui, souvent, détestent qu’on les dérange pendant qu’ils regardent leur série sur Netflix, à moins qu’ils ne dorment du sommeil du juste.

Comment redresser la France, championne du monde de la désindustrialisation,  de la dépense publique ou des attaques contre les élus (1 186 entre janvier et novembre 2021) ? Qui peut encore préserver la paix du monde alors que montent des bruits de bottes russes ou chinoises du côté de l’Ukraine et de Taïwan ?

Le déni et la somnolence ne devraient plus être de rigueur. Mais l’heure est toujours aux pharisiens qui, depuis l’Antiquité, s’échinent à nous faire prendre les vessies pour des lanternes. Ressemblant, d’après la Bible, à « des sépulcres blanchis » qui sont beaux au-dehors et, au-dedans, « sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés », ils ont réussi à évacuer les grands sujets qui se posent aujourd’hui à nous. Récapitulons.

La France est en train de devenir une petite province égocentrique, obsédée par son déclin, et elle décroche par rapport aux autres pays du Vieux Continent, l’Allemagne bien sûr, mais aussi l’Italie. L’américanisation accélérée de notre système politico-médiatique est pour beaucoup dans cette évolution. Les vraies questions, comme  la dette de l’État , l’illettrisme galopant ou l’explosion des incivilités, sont à peine abordées. C’est le règne du bourdon sur la vitre, du superfétatoire.

Nouvelle preuve de notre déclassement, le parasitage du débat public et l’affolement de la macronie quand éclata la vraie-fausse affaire d’État de la Saint-Sylvestre de  Jean-Michel Blanquer . Mais que nous est-il arrivé pour qu’un ministre de l’Éducation nationale n’ait pas le droit de télétravailler quatre jours sous le ciel d’Ibiza, qui, l’hiver, est une île morte ? Le ridicule ne tue plus. Sinon, les « investigateurs » de Mediapart qui ont révélé ce « scoop » mondial – défense de rire – seraient morts depuis longtemps. Et dire qu’ils donnent le la aux médias ! Les comiques !

Quitte à gâcher la fête électorale, grâce à laquelle ce sera tous les jours Noël jusqu’au 24 avril, date du second tour, n’est-il pas temps de rappeler quelques réalités essentielles ? Depuis la fin du siècle dernier, la France ressemble à un grand bateau que la piétaille écope pour l’empêcher de couler, tandis que les capitaines successifs ne cessent de le charger toujours plus. Les choses ne pourront pas continuer ainsi, alors que notre pays vit de plus en plus à crédit, que les prix de l’énergie flambent, et que pointe le spectre de l’inflation, qui s’invitera sans doute avant l’été.

Dopés à la dépense publique, gavés de pensée magique économique dès les bancs des lycées,  les Français ne sont pas prêts à entendre la vérité . Mais est-ce une raison pour ne pas la leur dire ? Les déficits d’aujourd’hui sont les emplois en moins de demain, et nos descendants paieront forcément un jour la facture de notre actuelle fuite en avant. Sur le plan culturel, nous sommes sans doute en train de devenir l’une des nations les plus « a-économiques » du monde avec le Venezuela : voyez les programmes ou les promesses de la gauche, qu’il faudrait désormais appeler l’extrême gauche, et qui semblent sortis des marmites à chimères trotskistes de M. Poutou et de Mme Arthaud.

Les wokistes sont programmés pour finir le travail de destruction. En récrivant en noir l’histoire de France, en changeant les noms de rue et en déboulonnant les statues des grands personnages du passé, comme aux États-Unis. Soit dit en passant, l’inculture historique ne cessant de faire des progrès, à quoi bon éradiquer de nos places, parcs et jardins les bronzes de nos gloires anciennes, dont les patronymes ne voudront bientôt plus rien dire à personne ? L’autre jour, Jean-Luc Mélenchon a proposé que soit mise à bas la statue de Louis XVI (1) qui trône encore à Nantes, place Maréchal-Foch, derrière la cathédrale. On pourrait décapiter une nouvelle fois le roi, pendant qu’on y est ! Voilà bien des urgences au moment où l’économie et la société française en sont là où l’on sait. C’est ce qu’on appelle le sens des priorités. Faudra-t-il attendre que tout soit par terre pour commencer enfin la reconstruction ?

1. Aux wokistes et à tous les autres, recommandons l’excellent roman de Gérard de Cortanze où est réhabilité Louis XVI, un homme lettré, réformateur et social, qui n’était pas celui que l’on croyait : L’Homme qui voulait voir la mer (Albin Michel). Un pur bonheur de lecture !

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