[Goldnadel] Quand “l’antiracisme” exige qu’on dissimule l’assassin d’une jeune Blanche

Scroll down to content


L’assassinat, le 13 janvier à Los Angeles, d’une jeune étudiante blanche par un criminel afro-américain confirme l’inacceptable différence de traitement en matière de racisme, souligne notre chroniqueur Gilles-William Goldnadel. 

Par  Gilles-William Goldnadel Publié le 24 janvier 2022 VALEURS ACTUELLES

Une jeune étudiante blanche de 24 ans, Brianna Kupfer, assassinée par Shawn Laval Smith, criminel récidiviste afro-américain de 31 ans. Photo © Ted Soqui/USA/SIPAPartager cet article sur FacebookTwitterLinkedIn

Je recommande fortement la lecture de l’article éclairant de Luc Lenoir dans le Figaro du 21 janvier. Il y évoque l’assassinat, le 13 janvier à Los Angeles, d’une jeune étudiante blanche de 24 ans, au visage angélique, Brianna Kupfer par Shawn Laval Smith, criminel récidiviste afro-américain de 31 ans. Cet événement a choqué de nombreux journaux américains en raison, notamment, du laxisme invraisemblable de la police et justice américaines qui avaient laissé en liberté le criminel en dépit de son redoutable passé.

Hormis le Figaro, l’affaire a laissé de marbre la presse française. Nul ne devrait s’en étonner. J’ai montré dans mon Manuel de résistance au fascisme d’extrême gauche qu’un sournois racisme anti-Blanc occultait systématiquement les violences contre les uns et focalisait sur les autres. C’est ainsi que, le 22 mars dernier, le plus grand massacre de masse depuis longtemps, à Boulder dans le Colorado, qui a fait 10 morts, a été souverainement ignoré en France. Il est vrai que les victimes oubliées étaient blanches et l’assassin syrien. Idem deux mois plus tard pour cette voiture qui fauche deux policiers devant le très symbolique Capitole. Je fais grâce à mes lecteurs des couleurs respectives des protagonistes.

Je n’ose comparer ces deux occultations avec les focalisations planétaires sur les événements de Charlottesville (la manifestante antiraciste écrasée par un sudiste) et la mort de George Floyd.

Systématiquement, lorsqu’un Noir est mis à mort, on insiste sur la couleur de son meurtrier blanc quand on en conclut pas à un motif raciste.

Retour sur l’assassinat de la jeune Kupfer. Alors que nul dans la presse n’a insisté sur la couleur de peau de l’assassinée ou sur celle de son assassin, immédiatement, le Los Angeles Times se sent obligé de publier un article intitulé : Pleurons Brianna Kupfer, mais n’oublions pas la jeune fille noire Tioni Theus. Nul ne sait qui est responsable de la mort de cette jeune fille. Mais la chronique victimaire chromatique ne devait pas rendre des points.

Plus grave, et rapporté dans l’article du Figaro précité, d’aucuns “antiracistes” vigilants, dont des Black Lives Matter, exigeaient de ne pas publier la photographie de l’assassin de Brianna Kupfer aux fins de « ne pas encourager le racisme anti-Noir », alors que nul, encore une fois, n’insistait sur cet aspect. À rebours, non seulement la photo de Derek Chauvin, meurtrier de George Floyd, a fait cent fois le tour du monde, mais systématiquement, lorsqu’un Noir est mis à mort, on insiste sur la couleur de son meurtrier blanc quand on n’en conclut pas à un motif raciste.

C’est dans le creux vertigineux de cette insupportable autant qu’inacceptable différence de traitement que gîte l’indicible racisme anti-Blanc. Indicible, mais que j’ai choisi de dire afin que cesse cette sale guerre des races.Lire les commentaires (12)

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :