Transidentité : à l’école, de plus en plus de changements de prénom

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FRONT POPULAIRE 1er févriere 2022

ARTICLE. « Il y a de plus en plus de demandes de changement de prénom » a confié au Parisien le président de Contact 44, une association se donnant pour mission d’aider au dialogue entre les personnes LGBT et leurs familles et entourages. Le gouvernement et sa circulaire du 1er octobre 2021 ne sont pas étrangers à la progression de ce phénomène.

Transidentité : à l'école, de plus en plus de changements de prénom

Les questions liées à la notion de « transidentité » seraient-elles de plus en plus présentes dans le milieu scolaire ? C’est en tout cas ce qu’avance Jérôme Berthomé, président bénévole de l’association Contact 44, dans un entretien accordé au Parisien jeudi 27 janvier. Selon lui, ces questions sont de plus en plus présentes car il serait « plus facile » aujourd’hui de faire la démarche. « Plus de la moitié des publics que nous recevons à l’association s’interroge sur les questions de genre et de transidentité (…) Il y a de plus en plus de demandes de changement de prénom et de changement de sexe sur l’état civil» a expliqué Jérôme Berthomé, se basant sur ce qu’il a pu constater dans les écoles.

Jérôme Brethomé explique enfin que si on entend « autant parler » de ce phénomène, c’est parce que « nous sommes à un moment charnière » : là où nous en étions « il y a trente ou quarante ans sur l’homosexualité ». « Il n’est plus nécessaire de passer devant un tribunal pour obtenir une demande de changement de prénom à l’état civil » explique-t-il encore, pour expliquer la progression rapide de ce phénomène.

Un phénomène indirectement encouragé par le gouvernement

Contact 44 est une association qui s’est donné pour but d’aider au dialogue entre les personnes LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et « trans ») et leurs parents et entourages, en plus d’intervenir dans les collèges et lycées de France. Ces actions menées dans les écoles sont approuvées par le ministère de l’Éducation nationale, depuis l’émission de sa circulaire du 1er octobre dernier, qui invitait les établissements à « mieux accueillir les élèves transgenres », notamment en substituant « le prénom d’usage, de manière cohérente et simultanée, dans tous les documents qui relèvent de l’organisation interne ».

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que l’appel ministériel à l’ouverture ne trouve un écho sur le terrain : adaptation des normes et des formations de personnel en coopération avec le ministère, création – dans certaines académies – de groupes de travail sur ces thématiques ou encore interventions dans les classes sur la vie sexuelle et affective, avec une place importante accordée aux problématiques dites « de genre »… Le pied dans la porte ?

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