« Insincère », « désinvolture hallucinante », « absence de débat démocratique » : Les Républicains réagissent à la déclaration de candidature d’Emmanuel Macron

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Emmanuel Macron est candidat à l’élection présidentielle. L’annonce du locataire de l’Élysée a fait réagir du côté des Républicains. Florilège. 

Par  Maxime Coupeau Valeurs Actuelles

Publié le 4 mars 2022  

Valérie Pécresse au meeting du Zénith. À ses côtés Annie Genevard, la vice-présidente déléguée de LR et Hervé Morin, président de la région Normandie. Tous deux dénoncent l’hypocrisie de l’exercice solitaire du pouvoir par Emmanuel Macron © Jacques Witt/SIPA 

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« Sa déclaration est insincère et sonne faux. » Charles Consigny est dépité. La lecture de la « lettre aux Français » d’Emmanuel Macron le laisse sans voix. Comme de nombreux Français, l’avocat a découvert dans la presse la déclaration de candidature du président sortant. Le chef de l’État aura conservé le suspensjusqu’au bout. Trop longtemps pour certains. La guerre en Ukraine aura bouleversé ses projets. La lecture de ce courrier fait état du bilan du premier quinquennat d’Emmanuel Macron. Parmi les axes déployés, son rapport à la société française et la place de la France dans le monde. L’actuel locataire de l’Élysée affirme vouloir « bâtir la France de nos enfants, pas de ressasser la France de notre enfance ». 

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Critique, Charles Consigny ne mâche pas ses mots. Le soutien de Valérie Pécresse, ancien chroniqueur des « Grandes gueules », dénonce le « monde des marquis en bas de soie avec sa cour ». Pour lui, cette démarche « n’est que de la com’ » et « proscrit tout débat démocratique ». La lecture des lignes de la « lettre en Français » aiguise la verve de l’avocat, toujours plus cynique : «  Il a une chance personnelle, son mandat a été concomitant avec des crises atroces. Elles le servent et il se jette dessus. Il a l’expérience de l’instrumentalisation. Il se dit plus c’est gros et mieux ça passe. Il est dans son petit palais et enchaîne les décisions liberticides, tout en affirmant que tout va bien. Sur l’Ukraine, il avait dit avec une désinvolture hallucinante qu’il avait raisonné Poutine et au final on a la guerre. Imaginer l’état du pays avec lui cinq ans de plus à sa tête. »

Les LR s’inquiètent de la manière dont le chef de l’État « conserve jalousement son pouvoir »

À Chartres, Valérie Pécresse n’a pas manqué de rebondir sur cette actualité. La candidate LR a notamment fustigé l’exercice solitaire du pouvoir de son concurrent. Devant un parterre de 500 élus, la présidente de la région Ile-de-France a défendu sa conception de la fonction présidentielle. Aux premiers rangs, Annie Genevard, la vice-présidente déléguée des Républicains écoute attentive sa candidate. La député du Doubs revient sur ce quinquennat tumultueux qu’elle a vécu depuis les bancs du palais Bourbon. « Avec Emmanuel Macron, c’est constamment : ‘‘on efface tout et on recommence’’ », tacle-t-elle.Et de déplorer les nombreux rétropédalages du chef de l’État :  « Il a déjà tenté le coup après les gilets jaunes. Tout devait changer. Il n’en n’a rien été. » Pis, cette cadre de LR s’inquiète également de la manière dont le chef de l’État « conserve jalousement son pouvoir », en évitant soigneusement de descendre dans l’arène.  « Et que dire de son hymne à l’enracinement ? Lui qui a osé dire qu’il n’y avait pas une, mais des cultures françaises ! », s’agace Annie Genevard. 

 Face à « Jupiter » les LR défendent leur capacité à gouverner collectivement. Au Sénat, Roger Karoutchi n’en revient pas. Il juge la déclaration de candidature d’Emmanuel Macron comme « une posture maligne et dangereuse ». Le vice-président de la haute assemblée estime que « sur ce premier mandat, le président n’incarne pas l’unité nationale. S’il venait à être réélu, dans un contexte où il joue d’une crise diplomatique grave pour fuir tous les débats, la contestation grandirait très vite. Les Français ne doivent pas avoir le sentiment que cette élection leur aura été volée ».     

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Dans les rangs du parti Christian Jacob, on s’interroge sur les intentions réelles du président marcheur. « Il nous refait le même coup qu’à Noël », ironise Hervé Morin. L’ancien ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy doute de la sincérité du chef de l’État. Les échos et les commentaires sur la démarche du chef de l’État ont visiblement refroidi le président de la région Normandie. « Je ne sais pas honnêtement comment on peut qualifier sa démarche, déplore l’allié centriste de Valérie Pécresse. Il prétend apprendre de ses erreurs. Mais, il nous tenait il y a quelques semaines les propos les non-vaccinés qu’il avait « très envie d’emmerder ». Cette campagne donne à voir en réalité qui est Emmanuel Macron. Quelqu’un qui provoque une absence du débat démocratique qui sera élu par défaut, en n’ayant pas donner la réalité de son bilan. »

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