GUERRE EN UKRAINE : QUEL BILAN APRÈS UN MOIS D’OPÉRATIONS ?

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SYLVAIN FERREIRA  Blog de Régis de Castelnau.

Quand j’étais plus jeune Georges Marchais parlait de « guerre idéologique » concernant les grands débats politiques. On dit aujourd’hui « guerre de la communication » et les armes utilisées par les protagonistes sont qualifiées de « soft power ».

Elles comprennent ce que l’on appelle « le storytelling », « le récit » ou plus récemment « le narratif ». C’est en fait un discours sur le réel visant à le présenter sous le jour qui convient à son énonciateur.

La guerre en Ukraine n’y échappe pas où l’on voit s’affronter deux propagandes scandées par des narratifs opposés. En particulier en ce qui concerne la situation militaire.

Lorsqu’on est sous la cloche des délires dont a été saisi l’Occident et dont nous avons déjà parlé, et dans la mesure où l’expression russe est à peu près interdite, il est assez difficile de savoir ce qui se passe réellement. Et c’est comme cela que l’on nous a raconté que la Russie était en échec, que son plan avait échoué, et que son armée était enlisée au bord de l’effondrement.

Alors on se tourne vers des gens dont ces questions sont la spécialité. Malheureusement même chez ceux-là, les récits sont biaisés. Ceux qui tiennent ces discours le font pour certains parce qu’ils l’espèrent performatif, d’autres (coucou Michel Goya, coucou Pascal Boniface) se font les petits télégraphistes des USA pour des raisons alimentaires, d’autres enfin (coucou Jean-Pierre Chevènement) pour appuyer la stratégie américaine visant à impliquer l’Europe dans une « poursuite de la guerre » jusqu’au dernier ukrainien.

Pour essayer d’y voir un peu plus clair et sortir de cette tenaille, j’ai demandé à Sylvain Ferreira, spécialiste de ces questions de faire un point de la situation et de porter une appréciation sur la stratégie russe.

J’invite encore une fois à la consultation de sa page « Veille stratégique » qui s’efforce de donner une information objective.

Régis de castelnau

Guerre en Ukraine : quel bilan après un mois d’opérations

par Sylvain Ferreira de « Veille Stratégique » (https://siteveillestrategique.blogspot.com/)

Penser la guerre

Pour tenter d’évaluer le succès « l’opération militaire spéciale » lancée contre l’Ukraine par la Russie le 24 février dernier, il faut préalablement rappeler quelques éléments fondamentaux de ce qu’est la guerre et surtout la conception, la planification puis l’exécution d’une opération militaire comme modalité du traitement d’un problème politique. Comme nous l’a explicité, Clausewitz c’est une réponse, parmi d’autres, pour tenter de régler un problème politique qu’il faut donc essayer d’identifier clairement. En l’occurrence celui qui nous occupe et celui posé à la Russie par l’Ukraine depuis la chute de l’Union soviétique. Cette identification est indispensable pour essayer d’analyser de comprendre comprendre la stratégie mise en oeuvre par le Kremlin pour le régler avec l’invasion de l’Ukraine.

A la surface de l’analyse, il apparaît clairement que depuis 2014, vue de Moscou, l’Ukraine pose un problème de sécurité majeur en cas d’admission dans l’OTAN puisqu’elle permettrait potentiellement aux Américains de déployer des armes nucléaires aux frontières immédiates de la Russie. Déploiement qui se ferait dans un contexte très particulier puisqu’on constate un basculement de la doctrine américaine quant à l’emploi de l’arme nucléaire. En effet, le 25 février 2020, le général Wolters, commandant des forces américaines de l’OTAN et commandant-en-chef des forces alliées de l’OTAN en Europe a déclaré devant le comité des forces armées américaines du Sénat qu’il était favorable à « a flexible first-use policy« , c’est-à-dire une possibilité pour les Etats-Unis d’employer les premiers l’arme nucléaire – notamment tactique – en fonction de la situation et non plus uniquement pour répondre à une agression[1]. Le déploiement de tels moyens sur le territoire ukrainien limiterait drastiquement les capacités d’interception russes mais également de riposte. C’est argument est, rappelons-le, le miroir de celui avancé légitimement par J.F. Kennedy lors de la crise des missiles de Cuba en 1962. 

Toujours à la surface de notre analyse, la situation de guerre civile dans le Donbass contre une population majoritairement russophone ne pouvait pas s’éterniser indéfiniment sans que la crédibilité et la puissance de la Russie soient entamées à moyen terme. Si Vladimir Poutine a tout de suite réagi au problème posé par la Crimée afin de sauvegarder les intérêts stratégiques de son pays en maintenant à la marine russe l’indispensable base de Sébastopol, il n’a pas voulu opérer de la même manière dans le Donbass car, rappelons-le, la population des deux oblasts orientaux ne souhaitait pas un rattachement à la Russie mais une autonomie au sein de l’Ukraine. Cette autonomie devait garantir à la population russophone ses droits spécifiques et notamment la préservation de sa langue : le russe. La reprise des bombardements ukrainiens contre les républiques autoproclamées à partir du 16 février[2] (et non pas du 21 février, date de leur reconnaissance par la Russie) comme l’a expliqué l’expert suisse Jacques Baud a probablement précipité sinon accéléré le déclenchement de l’opération militaire russe, nous y reviendrons.  

Enfin, au-delà du problème ukrainien, et c’est probablement l’élément le plus important mais aussi le plus difficile à appréhender, l’opération russe s’inscrit d’abord comme une étape dans un processus long démarré en février 2007 lors de la conférence de Munich sur la sécurité. A cette occasion, Vladimir Poutine avait lancé un avertissement aux Occidentaux pour leur signifier que la Russie ne pouvait plus accepter d’être considérée et traitée comme un vassal auquel on impose depuis l’étranger sa politique intérieure ou extérieure. Poutine a compris que sa tentative d’entente avec l’Occident n’aboutirait jamais tant qu’il ne plierait pas le genou devant les exigences américaines. Il a également compris que l’Europe ne pouvait pas se détacher de la tutelle américaine malgré les grandes déclarations d’intention de certains de ses dirigeants. La duplicité de la France et de la Grande-Bretagne lors de la guerre en Libye n’a fait que le conforter dans cette idée. 

La première manifestation de ce changement de paradigme a eu lieu dès l’année suivante, en août 2008, lorsque les troupes russes sont intervenues en Ossétie du sud après l’attaque de l’armée géorgienne contre cette petite république indépendante depuis 1992. Mais, parallèlement, il est probable que sur le plan économique, la Russie a commencé à préparer un plan de longue haleine pour faire face à d’éventuelles sanctions économiques de la part des Occidentaux en cas de nouvelles initiatives pour protéger d’autres populations russophones ou disposant de passeports russes comme les Ossètes. C’est dans cette perspective qu’il faut comprendre la retenue de la Russie après le coup d’état de Maïdan en février 2014. Les Russes n’avaient alors que les moyens de faire face à des sanctions « limitées » et c’est pourquoi ils sont restés passifs lors de l’irruption de la guerre civile dans les oblasts de Lougansk et Donetsk. Il leur fallait encore du temps pour se préparer, y compris sur le plan militaire puisque des réformes importantes étaient en cours pour accélérer la modernisation des forces armées et adopter une nouvelle doctrine mieux adaptée à la guerre du XXIe siècle : la doctrine Guerassimov[3] du nom du chef d’état-major des armées russes. La projection d’un corps expéditionnaire russe limité – à faible empreinte au sol – en Syrie a permis de valider de manière pratique une partie des réformes doctrinales russes et de tester sur le terrainune partie des matériels de dernière génération. Il est raisonnable de considérer que ce processus est globalement achevé au cours de l’année 2021 et que, à compter de cette date, la Russie se considère comme pouvant affronter l’Occident avec les moyens adéquats tant sur le plan économique que militaire. 

La réponse opérative

Ainsi, lorsque la situation diplomatique ukrainienne se dégrade à nouveau au début de l’hiver 2022, la Russie est prête à lancer, le cas échéant, une offensive militaire – probablement avec plusieurs options d’intervention – pour régler définitivement le problème que lui pose l’Ukraine depuis 2014. Elle se sent d’autant plus prête à agir que dès le 4 février, lors d’une déclaration conjointe avec la Chine, elle manifeste clairement et définitivement son rejet de l’ordre occidental – le nouvel ordre mondial pour reprendre la terminologie de G. Bush -, mettant ainsi fin la séquence « émancipatrice » ouverte en février 2007 à Munich. Sur le terrain, une partie de l’armée russe est alors mobilisée dans le cadre d’un exercice conjoint avec les troupes biélorusses. Si nombre d’observateurs ne sont pas convaincus qu’il s’agît là d’une manœuvre préparatoire à une opération militaire d’envergure, c’est que tous les canaux d’informations qui relaient cette hypothèse sont les mêmes qui, en 2002-2003 ont mené la campagne de désinformation massive sur la présence d’armes de destruction massive en Irak. 

Sur le terrain, comme nous l’avons évoqué, la situation se dégrade dès le 16 février lorsque les Ukrainiens reprennent les bombardements massifs des villes du Donbass sous contrôle des deux républiques autoproclamées infligeant de nouvelles pertes à la population civile. Ces bombardements sont accompagnés d’une concentration massive des unités ukrainiennes face aux troupes des deux républiques autoproclamées. Cette montée en puissance nourrit les craintes d’une intervention d’envergure pour reprendre le contrôle total des deux oblasts sécessionnistes. Plusieurs experts laissent entendre que l’offensive ukrainienne aurait démarré au plus tard le 5 mars. Par ailleurs, Jacques Baud nous apprend dans son interview sur Sud Radio que depuis mars 2021, le président Zelensky a signé un décret ordonnant la reprise par tous les moyens, du contrôle de la Crimée. Cela laisse donc craindre une action parallèle ou au moins successive de l’armée ukrainienne à la fois contre le Donbass et la Crimée. Des documents saisis par l’armée russe et présentés à la presse le 24 mars dernier que les Ukrainiens confirmeraient cette hypothèse[4]

Cette dégradation rapide provoque donc une réaction politique à Moscou. En effet, à l’initiative du groupe parlementaire du parti communiste russe, première force d’opposition au pouvoir de Vladimir Poutine une proposition de loi est déposée reconnaissant officiellement les deux républiques du Donbass. Elle est votée par le Douma le 22février. A partir de cette reconnaissance, la Russie signifie au monde qu’elle se donne le droit d’intervenir par tous les moyens nécessaires pour leur porter assistance, y compris par une action militaire préventive d’envergure. Le 24 février au matin, Vladimir Poutine intervient à la télévision pour annoncer le début de « l’opération militaire spéciale », en préciser les objectifs et bien sûr la justifier. Le but est de « démilitariser » et de « dénazifier » l’Ukraine. Vladimir Poutine invite donc l’armée ukrainienne à déposer les armes et à rentrer librement dans ses foyers. L’armée russe ne souhaite pas lui faire la guerre. Elle ne cherche qu’à neutraliser les éléments néo-nazis qui font partis à la fois des forces armées mais aussi qui sont imbriqués dans le système gouvernemental du pays. Il précise également que la Russie ne souhaite en aucun cas occuper le pays à l’issue de l’opération. 


Immédiatement, les Occidentaux sont surpris par l’ampleur de l’opération – et par ses objectifs revendiqués – qui ne se limite pas à une intervention dans le Donbass mais sur les deux tiers des frontières de l’Ukraine y compris à partir du territoire biélorusse. Ce premier message confirme que le règlement de la question du Donbass est secondaire. Le problème politique principal c’est l’Ukraine, et plus particulièrement son gouvernement qui refuse de rester dans une neutralité bienveillante à l’égard de la Russie. L’opération russe est donc conçue pour régler ce problème. Ainsi, dès les premières heures du 24 février, l’aviation et les missiles russes effectuent des frappes de décapitation pour détruire le C4ISR de l’armée ukrainienne et ainsi interdire toute réponse coordonnée et efficace contre les troupes russes. A la grande surprise des observateurs aucune infrastructure civile (centrales électriques, centres administratifs ou politiques, etc.) n’est ciblée par l’armée russe à l’inverse de ce que les Américains ont fait en Irak en 2003 ou en Yougoslavie en 1999. Simultanément, les troupes russes avancent sans rencontrer de grande résistance sur les zones frontalières et à la fin de la première journée, dans certains secteurs comme à Kherson au sud, elles ont parcouru plus de 120 km en une seule journée. Pourtant, très vite, le récit médiatique occidental va commencer à nous parler d’enlisement. Nous avons analysé la pertinence de cette présentation erronée dans un précédent article et nous avons démontré sa vacuité tant en termes de connaissance militaire élémentaire que de fondements objectifs sur des faits avérés et vérifiés[5].

Nous devons néanmoins compléter cette première analyse en insistant sur le fait que les Russes ont lancé leur opération en infériorité numérique – 190 000 à 220 000 hommes engagés selon les sources[6] – contre une armée ukrainienne de 200 000 hommes mobilisés et une réserve de 400 000 hommes supplémentaires. Ensuite, étant donné que le but politique poursuivi par Moscou consiste à opérer un changement de régime sans s’aliéner la population, considérée comme une population « amie » tant les liens familiaux entre les deux pays sont importants, les règles d’engagement de l’armée russe au cours des premiers jours interdisaient un emploi excessif des feux pour ne pas mettre en danger la population ukrainienne. On est loin de l’approche brutale légitimée par feu Madeleine Albright à l’égard des enfants irakiens ou des civils serbes. Par ailleurs, la population russe, y compris au sein de ses forces armées, n’aurait pas accepté que l’Ukraine et sa population soient matraquées comme l’Irak ou la Yougoslavie. Poutine aurait alors perdu tout crédit aux yeux de son peuple. 

Si cette restriction a indéniablement coûté cher en hommes et en matériels à l’armée russe au cours des premiers jours de combats, à partir de la deuxième semaine, les règles d’engagement ont été modifiées en précisant que la retenue était certes toujours de rigueur pour limiter les pertes civiles, mais plus « aux détriments du personnel des unités[7]« . Les Russes ont alors remanié leur dispositif tactique, sans changer leurs objectifs opérationnels, pour employer de manière optimale leur puissance de feu supérieure pour détruire méthodiquement les positions ukrainiennes en évitant soigneusement de s’engager dans des combats urbains inutiles pour Kiev ou Kharkiv dont la neutralisation par un encerclement partiel ou total suffit à s’assurer à terme le contrôle. L’armée russe applique en l’espèce à la perfection les leçons de la Seconde Guerre mondiale où l’armée rouge contournait les « Festungen » – littéralement villes forteresses – pour poursuivre son objectif principal : la destruction du corps de bataille ennemi. En moins de 15 jours (moins selon certains experts), l’armée ukrainienne a donc cessé d’exister en tant que système de combat coordonné comme le reconnaissent d’ailleurs plusieurs spécialistes américains[8]. Les Russes peuvent également se féliciter d’occuper désormais 20 % du terrain ukrainien (hors Crimée et territoires contrôlés par les républiques du Donbass au 23 février 2022), dont une grande partie de l’Ukraine « utile ». Ces revers ne remettent bien sûr pas en cause la combativité des soldats sur le terrain qui, bien qu’isolés, continuent de se battre avec courage et détermination. Les Russes ont par ailleurs envoyé un message à l’OTAN en détruisant à l’aide de missiles à longue portée plusieurs de leurs bases et en utilisant délibérément des missiles hypersoniques Kinjal sur des cibles d’importance militaire relative. L’objectif était de démontrer la détermination de la Russie et sa supériorité technologique russe par rapport aux Etats-Unis dans ce domaine au combien stratégique. 

Quel bilan au bout d’un mois ?

Lors de la planification de l’opération spéciale, les Russes avaient deux options : une attaque limitée géographiquement au Donbass pour soutenir les républiques autoproclamées afin d’affronter le corps de bataille principal ukrainien, ou une attaque d’envergure à la fois depuis le Donbass, mais aussi depuis la Crimée et les frontières nord de l’Ukraine[9]. Pour ne pas courir le risque d’un enlisement face au corps de bataille principal ukrainien qui aurait bénéficié de renforts venus du reste de l’Ukraine, l’état-major général russe a préféré la seconde option. Elle lui permettait d’une part de fixer les réserves de l’armée ukrainiennes loin du Donbass, et d’autre part lui offrait l’opportunité de tenter une pénétration opérationnelle pour éventuellement s’emparer de Kiev, comme le laisse supposer la progression fulgurante de la 90e division de chars de la Garde qui a parcouru 350 km en moins de 72h au début de l’offensive. Même l’armée russe y a renoncé, les troupes ukrainiennes qui la défendent y sont définitivement fixées.
A l’heure où nous écrivons, l’opération russe dure donc depuis un mois et depuis quelques heures, Marioupol, le dernier bastion ukrainien défendu, entre autres par les néo-nazis du régiment Azov, est sur le point de tomber entre les mains des forces russes et celles de la république de Donetsk. Dans le même temps, au nord-est, la ville clef d’Izyum est elle tombée entre les mains des Russes ouvrant ainsi la possibilité de déboucher dans le dos du gros des forces ukrainiennes qui sont fixées depuis le début de l’offensive par les troupes des deux républiques du Donbass. De plus, elles ne disposent d’aucun moyen de repli adéquat vers l’ouest et ne peuvent pas recevoir de renfort puisque l’armée de l’air russe maîtrise le ciel au-dessus de la zone des opérations. Parallèlement, le reste des forces ukrainiennes encore disponibles sont elles aussi fixées par l’action conjugée de l’armée russe à la fois à Kiev, à Kharkov et à Odessa[10]. Elles n’ont aucune marge de manœuvre pour venir renforcer le front principal du Donbass, à moins de concéder aux Russes le contrôle d’une de ces trois grandes villes ce qui est politiquement impossible pour Kiev. Le choix opérationnel de l’état-major général russe était donc le bon.

La probable dernière phase – décisive – de « l’opération spéciale » vient donc de débuter avec l’objectif convaincre Kiev que la lutte est devenue inutile puisque l’anéantissement ou la neutralisation du corps de bataille ukrainien massé dans le Donbass depuis la mi-février va devenir une réalité.

Sur le plan économique, la Russie a encaissé les sanctions occidentales auxquelles elle s’était préparée, mais elle a en plus lancé plusieurs ripostes. Par exemple en exigeant des « pays hostiles » le paiement de son gaz en roubles. Dans le même temps, elle a signé plusieurs accords avec l’Inde, l’Iran et la Chine, accords qui s’appuient sur le rouble et les monnaies nationales des pays signataires. On apprend également que même l’Arabie Saoudite discute activement avec Pékin pour sortir de l’exclusivité du dollar[11]. Exit donc le dollar et dans une moindre mesure l’euro. Et le rapport de force internationale montre bien, comme le constate un observateur chinois, que : « si Poutine a provoqué la réunion de l’Occident contre lui, Biden a provoqué celle du reste du monde contre l’Occident ».

Il semble donc que, malgré les incontestables problèmes tactiques rencontrés au cours des premiers jours, l’opération russe soit, à cette heure, un succès tant sur les plans politique, militaire qu’économique. Le temps que mettrons les Russes à réaliser cette troisième et dernière phase sera le principal élément pour qualifier leur victoire. À moins que la diplomatie ne prenne le pas sur la conduite des opérations militaires. Mais cela voudra dire que du côté russe, on considérera que les objectifs ont été atteints.


[1]
      [1]     https://cnduk.org/us-nuclear-war-games/
 

[2]
      [2]     https://youtu.be/noqlx0B6evo
 

[3]
      [3]     https://www.cairn.info/revue-defense-nationale-2017-6-page-85.htm 
 

[4]
      [4]     https://tvzvezda.ru/news/2022324730-pC30j.html
 

[5]
      [5]     https://www.vududroit.com/2022/03/ukraine-comprendre-laspect-militaire/
 

[6]
      [6]     Il faut ajouter à ces chiffres, les 30 à 50 000 combattants des milices populaires des républiques du Donbass
 

[7]
      [7]     https://southfront.org/without-hysterics-and-insults/
 

[8]
      [8]     https://rusreinfo.ru/fr/2022/03/scott-ritter-expert-americain-sur-loperation-militaire-de-la-russie-en-ukraine/?fbclid=IwAR2umCb1-OLHQJupHmVxNtlnjSTRYJrGY5R5qzrjH6IhOBxgsgiFnxB5uFM
https://www.unz.com/mwhitney/larry-c-johnson-the-ukrainian-army-has-been-defeated-whats-left-is-mop-up/

[9]
      https://siteveillestrategique.blogspot.com/2022/03/bilan-de-la-premiere-phase-de.html

[10]
         
[10]     https://southfront.org/war_in_ukraine_day_30/

[11]
         
[11]     https://siteveillestrategique.blogspot.com/2022/03/ryiad-et-pekin-cooperent-pour-ne-plus.html

Sylvain Ferreira

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