La famille Luhaka (Théo), protégée de François Hollande, condamnée pour escroquerie…

BOULEVARD VOLTAIRE, Nicolas Gauthier 8 avril 2022

 

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Le 2 février 2017, le tout-Paris médiatique est en émoi. Ce même jour, Théo Luhaka, 22 ans à l’époque des faits et occupant, à temps perdu, le métier d’éducateur de quartier, est pris à partie par trois policiers. Ils lui reprochent de les empêcher d’arrêter un groupe de dealers. Une échauffourée s’ensuit, au terme de laquelle on diagnostique à Théo Luhaka « une plaie anale », manifestement due à un ou plusieurs coups de matraque télescopique.

Ni une ni deux, François Hollande se rend alors à l’hôpital au chevet du nouveau martyr de la cause antiraciste, n’hésitant pas à affirmer : « Je salue un jeune qui a toujours été connu pour un comportement exemplaire, issu d’une famille qui veut vivre en paix, en rapports de confiance avec la police. » Pour ce héros de la diversité, la Légion d’honneur n’est pas loin. Soit une histoire encore plus belle que l’affaire Leonarda, la fameuse fillette kosovare boudeuse menacée d’expulsion et qu’il n’est alors pas loin d’élever au rang de pupille de la nation.

À l’époque, les manifestations citoyennes font rage. Le slogan repris par le chœur des démocrates indignés ? « Justice pour Théo ! » Ce jeudi 7 avril, c’est chose faite. Ainsi le tribunal de Bobigny vient-il de condamner les trois frères Luhaka, Mickaël, Grégory et… Théo, pour « escroquerie ». Plus précisément, la fratrie a détourné pour près d’un million d’euros d’aides publiques et de subventions destinées à des associations censées favoriser « l’insertion de jeunes défavorisés ». Le cerveau de cette fratrie, l’aîné Mickaël, se dit entrepreneur. Ce qui, par ailleurs, n’est pas fondamentalement faux, ayant entrepris, de 2014 à 2018, de mettre sur pied des structures juridiques associatives lui permettant de soutirer de l’argent public afin d’encourager la pratique du football et de la médiation de quartier.

Pas très original, mais de quoi financer un train de vie digne de ce nom, grâce à son chéquier professionnel : séjour au Cap d’Agde, voyage en amoureux en Espagne, loyer et voiture de fonction, sans oublier les abonnements à SFR et Canal+. Il est vrai que ces structures sont des coquilles vides, n’employant pas le moindre salarié ou se contentant de faire travailler, à temps partiel, quelques vagues connaissances. Aujourd’hui, cet engouement entrepreneurial lui vaut quatre ans de prison, dont deux avec sursis, le ferme se limitant à une surveillance sous bracelet électronique, tel le premier Patrick Balkany venu. Sans oublier une interdiction de dix ans d’entreprendre ou de gérer quoi que ce soit.

Et les deux autres frères ? Grégory ne s’en sort pas si mal – comme quoi la Justice française n’est pas si raciste que certains voudraient bien nous le faire croire –, puisqu’il s’en tire avec deux ans et demi de prison, dont un et demi avec sursis.

Quant à Théo, l’icône humaniste plus haut évoquée, le tribunal est plus clément encore, ne lui ayant infligé qu’un an de prison avec sursis, assorti lui aussi d’une interdiction de gérer la moindre entreprise dans les cinq années à venir. Ce plan de carrière n’était, de fait, probablement pas au rang de ses préoccupations premières.

Cette même Justice sera-t-elle aussi bonne fille, l’année prochaine, quand elle statuera sur le sort des trois policiers suspectés d’avoir violenté ledit Théo ? Eux n’ont pourtant jamais volé quiconque et encore moins mené la grande vie aux frais des contribuables.

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