Présidentielle 2022 : Emmanuel Macron, le grand déconstructeur de la culture française

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Tout au long de son quinquennat, le Président a incarné à la perfection ce « en même temps » parodique, capable de se prononcer contre le wokisme tout en reprenant les codes. 

Par  Sébastien Lignier. VALEURS ACTUELLES

Publié le 18 avril 2022  

Photo ©Ludovic MARIN / AFP

Photo ©Ludovic MARIN / AFP

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Avant même de fouler le perron de l’Élysée, il l’avait pourtant annoncé : avec lui, il n’y aura pas de « culture française » mais « une culture en France […] qui est diverse ». Mission accomplie. Jour après jour, la France de 2022 se rapproche toujours un peu plus du modèle américain si cher à notre président : multiculturaliste, racialiste, communautaire.

Contre le wokisme en reprenant ses codes

Emmanuel Macron n’est pourtant pas le plus radical des indigénistes, le plus fervent des progressistes. Son bilan en devient d’autant plus révélateur. Révélateur d’une société où commémorer le bicentenaire de la mort de Napoléon Bonaparte est devenu un acte militant, une insulte à l’égard des descendants d’esclaves. Sa « commémoration éclairée » comme il l’avait décrite alors est, à bien des égards, le symbole de la logique macronienne.

Ce “en même temps” devenu parodique, capable de se prononcer contre le “wokisme” tout en en reprenant les codes. Comme lorsqu’il ironisait sur la prétendue déconnexion des « mâles blancs » pour rédiger des rapports visant à améliorer la gouvernance dans les quartiers de l’immigration. Capable de se décrire comme un « universaliste » ne se reconnaissant aucunement « dans un combat qui renvoie chacun à son identité ou son particularisme » tout en flattant les minorités à grands coups de mesures de “représentativité”, tout en affirmant vouloir à son tour “déconstruire” l’histoire de France.

Dans la rue notamment, où Emmanuel Macron prend l’initiative, en décembre 2020, de lancer une consultation pour distribuer des noms de rue en fonction des origines ethniques des personnes récompensées. Comme si les Français devaient avoir la même couleur que ceux qu’ils admirent pour que la France tienne debout. Dans la liste des noms de personnalités « issues de l’immigration et des quartiers populaires », on trouve le chanteur indépendantiste algérien Slimane Azem ou l’ancien capitaine de l’équipe de France de football Marius Trésor. Des noms amenés à côtoyer ceux du maréchal Leclerc et de Victor Hugo. Une “certaine idée de la France”…

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