LE FINALE RÉPUBLICAIN DE MARINE LE PEN

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Jeudi soir, pour son dernier meeting de la campagne présidentielle à Arras, Marine Le Pen s’est adressé aux abandonnés de la mondialisation, les appelant à se lever contre le mépris d’Emmanuel Macron.

© Twitter Marine Le Pen

Il y avait de la ferveur, de l’amitié française pour la dernière réunion publique de Marine Le Pen de cette campagne présidentielle à Arras le 21 avril. Libérée de son débat de la veille avec Emmanuel Macron, incisive, pertinente, entourée, fêtée, la candidate du camp national a tenu à envoyer un message offensif à ses partisans venus nombreux, 4000 probablement, dans la capitale artésienne. Arras est une ville bernanosienne. Il y a de l’Espagne en elle. Cette Espagne des Flandres où la douceur de vivre  vient attendrir les fureurs et les passions qui règnent au-delà des Pyrénées. Hier soir, Marine Le Pen était seule face au peuple de France pour lui adresser un grand discours républicain au milieu de familles humbles, trop longtemps humiliées, de familles venues avec poussettes, enfants, tétines et drapeaux tricolores. Hier soir, Marine Le Pen a redonné à ces abandonnés de la mondialisation, à ces héritiers déchus de lignées ouvrières françaises, polonaises ou belges, ce que leur refuse Emmanuel Macron : une dignité politique. « C’est l’ensemble des fondations de notre État-nation qui sont en danger », lançait-elle devant une salle chauffée en blanc. « Nous voulons une République indivisible », martelait-elle aux portes de la cité qui vit naître Robespierre.

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Au cœur de son message : l’aménagement du territoire, rendu à nouveau possible si elle est élue dimanche soir par un retour aux fondamentaux de la souveraineté française. « Peuple de France, l’heure est venue de te lever », devait-elle conclure sous les vivats et les bravos. Le Rassemblement national de Marine Le Pen n’a plus grand-chose à voir avec ce que fut le Front National de son père. C’est bien ce qui chagrine certains. Elle aura réussi ce qui pouvait sembler une gageure impossible depuis certains élans gaullistes : réconcilier comme le souhaitait André Malraux, le combat social avec le combat national. Bien entendu, il faut espérer qu’au-delà de la mobilisation du peuple, cette lutte converge avec les aspirations de toutes les luttes nationales. Chaque œuvre humaine possède ses limites, toute tentation charismatique peut négliger certaines nécessités. Il reste que si Marine Le Pen est pour la seconde fois au deuxième tour de l’élection présidentielle, c’est qu’elle aura parlé au peuple français, qu’elle lui aura rappelé que – dans sa détresse présente – il doit se souvenir qu’il est dépositaire d’un trésor irremplaçable : le fait d’être né français dans une planète livrée aux appétits sans limites d’une hyperclasse d’individus sans foi ni loi. Hier soir à Arras, Marine Le Pen a su faire vibrer la flamme française qui certains jours s’appelle espérance. Tant mieux.

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