Emmanuel Macron retourne à l’Élysée; la continuité dans la déconstruction de la France…

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Emmanuel Macron retourne à l’Élysée; Valeurs actuelles
 
Emmanuel Macron rempile à la présidence de la République. Comme pour le premier tour, le « maître des horloges » s’est fait attendre. Ce dimanche 24 avril, au Champ-de-Mars, il a fallu patienter plus de deux heures après les résultats pour voir enfin arriver Jupiter. Vers 21 h 40, celui-ci a déclaré avec solennité : « Je ne suis plus le candidat d’un camp, mais le président de toutes et tous. Nul ne sera laissé au bord du chemin. » 

Cela donne presque envie d’y croire. Emmanuel Macron a désormais cinq ans pour convaincre. Quelques heures plus tôt, le président encore candidat votait au Touquet (Pas-de-Calais) et choisissait ce moment pour un bain de foule improvisé (ou pas). Le peu de ferveur du public l’a accompagné tout au long de la rencontre. Le président dit « merci ! » et demande « comment allez-vous ? »… sans réellement aller plus loin. Même si le bain est plutôt prolongé, il y a finalement peu de chaleur transmise dans les poignées de main et les regards échangés avec les badauds.

Il soignera d’autant plus son entrée au Champ-de-Mars. Devant un public qui s’impatiente, la Macronie tente de créer l’ambiance, sans réussite. C’est sur l’Ode à la joie, de Beethoven, qu’Emmanuel Macron fait son entrée. Symbole, une nouvelle fois, lourd de sens. Entouré d’enfants de l’équipe de campagne et de sa femme, il s’approche calmement. La mélodie retentit deux fois : il faut donner au président le temps de saluer le public, dont la clameur est rapidement éteinte, puis laisser toute la place à l’hymne européen.

Au cours d’un discours expédié en moins de dix minutes, le président réélu s’est exprimé ainsi : « Aujourd’hui, vous avez le choix d’un projet humaniste, ambitieux pour l’indépendance de notre pays, pour l’Europe, ambitieux dans ses valeurs écologiques […]. Ce projet, je veux le porter avec force pour les années qui viennent, en tenant compte des oppositions qui se sont exprimées et dans le respect des différences », a-t-il harangué, se voulant rassembleur. Peut-être trop.

S’est ensuivie une Marseillaise en grande pompe, chantée a cappella par la mezzo-soprano égyptienne Farrah El Dibany, entonnée un peu trop haut pour que le public suive. « Cela me fait penser à l’orchestre qui joue sur le Titanic », a critiqué Julien Bayou sur France 2. « Je pense que le président a entendu les préoccupations des électeurs de Marine Le Pen, vu qu’il a fait un score très élevé », ajoutera Bruno Lemaire sur place. Un président touche-à-tout, donc, avec lequel il faudra composer pendant les cinq années à venir.

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