Un week-end de football ensauvagé

VALEURS ACTUELLES
Le programme proposait du beau spectacle.
Ce week-end, les aficionados du ballon rond pouvaient se délecter à l’avance d’une finale de Ligue des champions et du baroud d’honneur de Saint-Étienne pour sa survie en Ligue 1. Deux échéances à enjeu. Mais deux échéances ternies par des rixes, des agressions et des émeutes.Ce samedi 28 mai, le Stade de France (Seine-Saint-Denis) accueillait la confrontation entre le Real Madrid et Liverpool. Le début du match était prévu à 21 heures. La rencontre se voit retardée. En cause : des hordes d’individus sans ticket ont escaladé les grilles du stade, puis ont foncé vers les tribunes, en évitant les contrôles des stadiers. Tout cela au détriment de milliers de supporters britanniques munis de billets et qui sont restés bloqués à l’extérieur de l’enceinte. Sur Twitter, Gérald Darmanin a dénoncé les supporters anglais, pour lui les principaux responsables de ces tensions : « Des milliers de supporters britanniques, sans billet ou avec des faux billets, ont forcé les entrées et, parfois, violenté les stadiers. » Côté britannique, cette fois, les services de police de Liverpool affirment que « l’immense majorité des supporters britanniques s’est comportée d’une manière exemplaire ». Pour Mathieu Valet, porte-parole et secrétaire national adjoint du Syndicat indépendant des commissaires de police (SICP), ce sont « des voyous de cité qui procèdent à de la délinquance d’opportunité » qui sont à l’origine des heurts.Des sources policières indiquent aussi à Valeurs actuelles que de nombreux actes de délinquance (vols, dégradations, violences) ont été commis par des groupes d’individus aux profils de « jeunes des quartiers », de clandestins de type « nord-africain » et de mineurs isolés. « C’était un carnage. On n’a jamais vu ça au Stade de France. On met la faute sur les Anglais mais on sait d’où vient réellement le problème », confie une source policière. « Les blédards ont fait un jackpot, du vol à l’arraché dans tous les sens », ajoute une autre. Dans ce climat tendu, les forces de l’ordre ont été appelées à de très nombreuses reprises aux abords du Stade de France et à la sortie du métro pour tenter d’interpeller les suspects.Cette soirée chaotique s’est muée en week-end chaotique. Le lendemain de cette soirée footballistique sous haute tension, Saint-Étienne va subir les mêmes événements. Au bout d’un match à suspense, les Verts sont relégués en deuxième division face à l’AJ Auxerre. Les Auxerrois n’ont eu que quelques secondes pour célébrer leur victoire avant que les spectateurs stéphanois, enragés, ne viennent envahir la pelouse. Leur rage va causer des départs d’incendie dans les gradins de Geoffroy-Guichard. Des affrontements éclatent avec les forces de l’ordre à coups de pétards lancés et de fumigènes tirés. Cette attaque éclair ciblait les bancs de touche. Ces deux soirées ont présenté une bien piètre image du paysage footballistique et politique français.

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