Wokisme : « Trop blanche », la porte-parole d’un festival musical canadien poussée à la démission

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Kevin Tanguy 10 juin 2022. BOULEVARD VOLTAIRE

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La folie woke gagne encore du terrain au Canada. Un festival intitulé Nuits d’Afrique, prévu du 12 au 24 juillet à Montréal, a nommé la musicienne Mélissa Lavergne porte-parole de l’événement. Résultat : un flot d’insultes et d’indignations sur les réseaux sociaux. Le motif ? Mélissa Lavergne est une femme blanche ! « Vous n’avez pas trouvé une femme africaine ? Désolée, mais elle ne représente pas du tout l’Afrique », peut-on lire en commentaire. Selon ses détracteurs, avoir choisi une Blanche plutôt qu’une personne d’origine africaine est une grave erreur.

Sous la pression, la jeune femme a abandonné son poste« À la lumière des réactions que ma nomination aura suscitées, il m’apparaît important de réajuster le tir et de modifier la nature de notre collaboration afin de ne pas accentuer la douleur et l’incompréhension d’une communauté que nous souhaitons plutôt honorer », a-t-elle expliqué dans un communiqué.

Suite à la polémique, le festival Nuits d’Afrique a décidé de se passer de porte-parole. Mais les organisateurs ont souhaité réagir : « Mélissa était déjà là, à jouer des percussions au tout début du Festival, c’est une enfant de Nuits d’Afrique », rappelle le président de l’événement. « Je ne vois pas sa couleur. Je vois une musicienne avec du cœur qui fait partie de la grande communauté des artistes des musiques du monde de Montréal. Je comprends les gens qui ont vu un manque de sensibilité dans notre choix, mais nous poursuivons tous le même objectif : celui d’un monde plus inclusif et plus ouvert. »

Il y a trois semaines, une université canadienne avait déjà publié une affiche représentant deux femmes en hijab en train de s’embrasser. Début janvier, c’était une journaliste phare de Radio Canada qui démissionnait, jugeant la ligne du média trop woke. Le phénomène de la déconstruction est puissant dans le pays.. « Cette idéologie est fondée sur des paradoxes, explique Pierre Valentin, auteur d’une étude sur l’idéologie wokeElle uniformise au nom de la “diversité”, clame que le pouvoir corrompt pour mieux s’en saisir, légitime la violence pour défendre une génération fragile et, en toute logique, pratique l’autodafé au nom de l’inclusivité. »Un paradoxe aberrant… qui gagne du terrain.

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