Burkini interdit : le Conseil d’Etat corrige son angélisme

PUBLIÉ LE :22 JUIN 2022 DANS Le Blog d’Ivan Rioufol TOUS LES ARTICLES

Le réveil du peuple excédé, qui affole le pouvoir sclérosé, atteindrait-il le gouvernement des juges ? Le Conseil d’Etat, qui a souvent soutenu la « société ouverte » et son multiculturalisme, a pris mardi une heureuse décision de fermeté contre le burkini, cette provocation de l’islam politique. Même si le mot de laïcité n’a pas été prononcé, le juge des référés a estimé, en recours contre la décision du conseil municipal de Grenoble d’autoriser cette tenue de bain islamique dans les piscines municipales : « La dérogation très ciblée apportée, pour satisfaire une revendication religieuse, aux règles du droit commun de port de tenues de bain prés du corps édictées pour des motifs d’hygiène et de sécurité, est de nature à affecter le bon fonctionnement du service public ». Le juge estime aussi que la modification du règlement intérieur « porte atteinte à l’égalité de traitement des usagers, de sorte que la neutralité du service public est compromise ».  Cette décision a le mérite de nommer le burkini comme un signe religieux violant la neutralité du service public. Reste que le Conseil d’Etat se trouve confronté a des effets qu’il a rendu possibles en n’évaluant pas les risques d’une immigration extra-européenne massive. C’est la haute juridiction qui, en 1978 au nom des Droits de l’Homme,  a imposé à Valéry Giscard d’Estaing le maintien du regroupement familial, à la source de la communautarisation de la société et du séparatisme. C’est ce pouvoir des juges qui, au nom du principe de Fraternité, a absous en 2018 l’aide apportée aux migrants illégaux au nom de « la liberté d’aider autrui dans un but humanitaire ». Cet angélisme a porté les valises du totalitariste islamisme, en guerre larvée contre la société française.

Il ne suffira pas au Conseil d’Etat d’interdire le burkini dans les piscines publiques pour réparer ses dégâts, causés par la religion des Droits de l’Homme instrumentalisée par le djihadisme : ce dernier se réclame de principes qu’il méprise, pour prétendre à sa victimisation islamophobe. C’est parce que les journalistes de Charlie Hebdo avaient été désignés islamophobes qu’ils ont  été assassinés dans leurs locaux par les sicaires d’Allah. C’est parce qu’il avait été désigné islamophobe que le professeur d’histoire-géographie Samuel Paty a été décapité le 10 octobre 2020 à la sortie de son lycée à Conflans-Sainte-Honorine par un jeune Tchétchène. Une partie de la famille de l’enseignant a d’ailleurs porté plainte contre X, en estimant que les ministères de l’Education et de l’Intérieur avaient failli à leur protection. Toutefois, le manque de discernement des juges, mais aussi des politiques, pourrait être pareillement mis en accusation. Dans le procès qui s’achève des massacres parisiens du 13 novembre 2015, un des avocats généraux, Nicolas Braconnay, a légitimement désigné comme coupable « l’islamo-djihadisme ». Mais qui a fait entrer ces bombes humaines, noyées dans l’immigration bénie par le Conseil d’Etat et les fabriquants de morale? Contre eux, un procès reste à instruire pour mise en danger d’une nation et non assistance à peuple en danger.

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