2022, l’été annonciateur

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OPINION. Effondrement des services publics, insécurité, progression de l’islamisation du pays…

2022, l’été annonciateur

Cet été 2022 aura été, par la succession et la chronologie des évènements, un concentré annonciateur de toutes les explosions à venir dans une société française, ou trop de maux, trop de problèmes, n’auront pas été pris au sérieux à temps par une classe politique court-termiste et sans vision, pour espérer raisonnablement un retour vers des temps apaisés.

Les incendies ne sont pas imputables aux politiques, certes. Mais ils ont, comme sur bien des sujets, mis en lumière la question de la sécurité civile. Nous avons préféré écouter les diktats européens de réduction des coûts au lieu des professionnels du feu. Nous n’avons pu, en dépit de l’héroïsme des pompiers, traiter tous les fronts de feu. Nous vîmes un nouveau ministre de la Santé confirmer son refus de remettre sur le terrain 5000 pompiers non-vaccinés, quand les troupes engagées ne trouvaient pas même une heure pour dormir, ce qui confirma que le dogme hygiéniste avait encore la peau dure. Notre président, cet apôtre chantant de l’Europe bienfaitrice en tous sujets, se sera félicité de l’apport de troupes venues des partenaires, plutôt que d’en appeler à un retour de souveraineté a minima. Et qu’en sera-t-il de cette solidarité si demain, un nombre conséquent de pays est touché en même temps ? Il sera alors logique que chacun d’entre eux réserve à son propre pays les moyens dont il dispose. Et pourtant, nous eûmes des années d’alerte et de demandes non entendues des forces dont nous avons apprécié le sens du devoir, mais aussi les limites et dont nous percevons qu’il ne serait pas décent de les engager chaque année ainsi ! Combien coûte, sinon plus, le fait de mal anticiper en tous points ?

Il y eut, cet été, le lot quotidien, d’agressions, des rodéos, de fauchage de policiers par des véhicules ! Elle permit à un ministre de l’intérieur déjà dans les starting-blocks des futures présidentielles de faire de la com’. Car il ne s’est agi que de cela : l’application d’un pansement sur une jambe de bois en déplaçant provisoirement quelques compagnies de CRS dans des quartiers, dans lesquels les braves citoyens subissent la dictature de voyous en sécession de la République. Et le ministre de la Justice, lui, ce parangon ayant fait profession idéologique de comprendre et défendre les voyous, aura dû bien profiter de ses congés, tant il se sera abstenu d’en appeler à des sanctions plus fermes et plus souvent appliquées. Nous eûmes droit à un sinistre camouflet, qui vit un prêcheur de haine patenté, proche des frères musulmans, mobiliser avec succès la justice de notre pays pour voler à son secours, plutôt que d’être expulsé comme le demandait le ministre précédemment cité !

Et ceci en dit long, au-delà des belles déclarations de principe et des marches blanches après chaque attentat, sur la capacité de notre pays à faire front contre l’hydre islamiste qui nous livre un combat civilisationnel sans merci. Nous eûmes les cris de souffrances répétés pour la énième fois d’un hôpital public en asphyxie. Et cela entraîne, un article dans la presse d’une clique de ministres de la Santé de diverses sensibilités pour affirmer solidairement qu’aucun des problèmes ne venait des politiques dont ils avaient eu individuellement la charge, mais de la manière dont les médecins eux-mêmes et leurs équipes travaillaient au quotidien. Il fallait oser, ce fut fait !

Ce qui démontra que le principe de responsabilité applicable aux dirigeants du privé ne l’est plus au domaine du politique, confirmant un doute, hélas, partagé par trop de citoyens désertant les urnes en conséquence. Nous vîmes cette curieuse Europe et cette non moins surprenante Ursula Von der Leyen, féliciter dans une vidéo en l’honneur des belles initiatives de la jeunesse européenne, une association, fichée dans la mouvance des Frères musulmans. Association qui, sur notre territoire, milite pour le droit au voile intégral, les piscines genrées, le droit à ne pas serrer la main d’une femme dans le monde du travail, et j’en oublie, hélas…. Ceci en dit long sur la doctrine communautariste qui prévaut dans l’institution européenne et sur la limite des aboiements de nos élus au respect des « belles valeurs laïques républicaines ».

Nous vîmes la France insoumise renouer avec la grande tradition trotskiste d’un antisémitisme décomplexé, cela ne produisit que quelques courtes vagues dans un verre d’eau politicomédiatique, hélas. Qu’en eût-il été si un élu de droite avait osé ?

Nous vîmes (et ce ne fut guère commenté) un accord de livraisons de pétrole pour l’hiver signé avec l’Azerbaïdjan, en passant avec la poussière sous le tapis, que cet État fantoche et dictatorial, finance des milices islamistes qui massacrent, dans le plus grand silence médiatique, des Arméniens au seul motif qu’ils sont les premiers chrétiens historiques en Europe. Ce qui prévaut pour la Russie en termes de jugements de valeur ne saurait être généralisé, mais cela n’est pas une première en soi, dans un pays, dont la seule boussole géopolitique est d’aligner son nord magnétique sur celui de l’OTAN.

Oui, cet été fut riche hélas et confirmation annonciatrice de gros nuages durablement installés dans le ciel de notre vieux pays. Il est probable que j’en ai oublié bien d’autres : car j’ai, comme beaucoup de français, essayé de profiter de cette période estivale, en essayant toutefois, ce qui devient difficile, de ne pas rejoindre la meute des moutons, qui faisant fi de ces signaux tragiques, forgera sa satisfaction vis-à-vis du pouvoir, sur un chèque de rentrée scolaire ou une mesurette sur les carburants à venir. Le petit chèque continuera-t-il longtemps à empêcher les braves Français de petites fortunes et de classe moyennes à battre le pavé pour le retour à un état souverain, doté d’une vision claire et non inféodé à de seuls intérêts économiques ou le diktat d’une seule grande puissance ? L’âge venant rend lucide et me fait progressivement douter d’une telle perspective ?

« Ce qu’on nomme cafard n’est souvent qu’une éclipse de nos illusions et un éclair de notre lucidité. » Fernard Vanderem

Auteur: Philippe Olagnier – FRONT POPULAIRE

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