Les Français face à dérive autocratique de Macron

PUBLIÉ LE :8 SEPTEMBRE 2022 PUBLIÉ DANSTOUS LES ARTICLES. IVAN RIOUFOL

La dérive autocratique d’Emmanuel Macron ne cessera que si les Français s’y opposent. Le président ne comprend que le rapport de force. Or il faut bien constater, pour l’instant, l’aboulie des maltraités, tétanisés par un état de guerre sans cesse reconduit, des états d’urgence permanents, des régimes d’exception de plus en plus autoritaristes. « Nous sommes en guerre », a répété Macron lundi en parlant de l’Ukraine et de la crise énergétique. Le 16 mars 2020, il avait employé la même expression, six fois de suite, à propos du Covid. Dans le 1984 de George Orwell (livre qu’il faut relire tant notre époque de duperies s’en approche) l’Angsoc vit pareillement en guerre permanente contre des ennemis fictifs, dans le seul but de « maintenir les gens dans la peur ». C’est bien ce procédé abject qui est utilisé par Macron, qui envoie Olivier Veran à la télévision pour expliquer que le gouvernement maîtrise les pics d’inflation comme hier il maitrisait les pic des contaminations. Lundi, le chef de l’Etat a menacé les Français de sanctions s’ils ne se pliaient pas à ses injonctions visant à réduire leur consommation de gaz et d’électricité cet hiver. « Si on continue à déraper, si la responsabilité collective n’est pas au rendez-vous, alors on appliquera une stratégie de contrôle, de contrainte voire de rationnement. » Se profile à nouveau l’ombre du passe, qui ne serait plus sanitaire ni vaccinal, mais écologique et énergétique. Ce mercredi, sur RTL, Yannick Jadot (EELV) s’est dit favorable à une « police de l’environnement », pour faire appliquer la vision apocalyptique des Verts sur le « dérèglement climatique » dont l’homme serait l’unique cause. Ca suffit !

Les Français n’étaient pas plus responsables de l’effondrement du système hospitalier qu’ils ne le sont du désastre énergétique. Ceux qui promettent la schlague aux désobéissants mériteraient ce sort : ils sont à l’origine des catastrophes annoncées. « Qu’on ne vienne pas me chercher sur Fessenheim », a lancé Macron, dressé sur ses ergots. Ses intimidations sont grotesques. Macron est le responsable de la fermeture des deux réacteurs de la centrale en 2020, au même titre qu’Elisabeth Borne, alors ministre de la transition écologique, qui défend encore aujourd’hui sa « radicalité écologique ». Ce sont ces deux–là qui ont signé la fermeture de 12 autres réacteurs, même si cette politique imbécile a été corrigée depuis, mais trop tard. Ce sont les Verts les plus radicaux qui ont poussé l’Allemagne d’Angela Merkel a abandonner unilatéralement son programme nucléaire, au point que Macron a engagé la France à lui fournir cet hiver le peu d’électricité que le pays produit encore. Il serait temps de s’apercevoir des effets absurdes de l’écologisme sectaire, qui s’est introduit dans l’esprit embrumé des dirigeants : la relance des centrales à charbon, l’approvisionnement en gaz ou en pétrole chez les « démocraties »  du Qatar ou d’Azerbaïdjan, l’importation en Europe du gaz de schiste américain. Il y a, oui, des coups de pied aux fesses qui se perdent.

Je participerai, ce mercredi et jusqu’à vendredi, à La belle équipe, sur CNews (14h-15h20) Ici, replay de mercrediReplay de jeudi.

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