La veuve d’un terroriste du Bataclan rapatriée de la Syrie vers la France

Par Paule Gonzalès. LE FIGARO

Publié  hier à 11:07 , mis à jour  hier à 14:39

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L’épouse de Samy Amimour, l’un des trois terroristes du Bataclan, a été rapatriée le 5 juillet dernier avec ses trois enfants. L’entrée du Bataclan, à Paris, en septembre 2021 (photo d’illustration). Thomas COEX / AFP.

RÉCIT – L’épouse de Samy Amimour, l’un des trois terroristes du Bataclan, a été rapatriée le 5 juillet dernier avec ses trois enfants. Elle a été mise en examen et placée en détention provisoire.

Elle fait partie des quatre femmes consacrées par l’État islamique «veuves des grands martyrs» des attentats du 13 novembre 2015. Selon une information deRMC confirmée par Le Figaro, Kahina El Hadra, veuve de Samy Amimour, l’un des principaux acteurs de la tuerie du Bataclan, fait partie des 16 femmes rapatriées en France avec leurs enfants le 5 juillet dernier. Parmi elles figurent également Émilie König, recruteuse très active de candidates au départ en Syrie, mais aussi la veuve d’Adrien Guihal, le porte-parole francophone de Daech lors des attentats de 2015 ou encore l’une des épouses d’un décapiteur de Daech. À leur arrivée en France, les trois enfants de Kahina El Hadra, dont la fille unique de Samy Amimour, ont été placés en famille d’accueil sous la responsabilité de l’aide sociale à l’enfance. Alors que viennent de s’ouvrir à Paris les procès des attentats de Nice et celui en appel des attaques de janvier 2015, cette révélation revêt une teneur symbolique toute particulière.

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C’est à l’été 2013 que cet ancien machiniste de la RATP, travaillant sur la ligne de bus 148 de Pavillons-sous-Bois, a rejoint la Syrie. Kahina El Hadra suivra quelques mois plus tard. La jeune femme du Blanc-Mesnil, alors âgée de 18 ans, avait rencontré son futur mari sur la ligne de bus à laquelle il était affecté.

Ses mails, qui ont été saisis par les enquêteurs au lendemain des attentats qui ont causé 131 morts en France, apportent un éclairage précieux sur le rôle des femmes au sein de l’État islamique, longtemps sous-évalué. Loin d’être des victimes décérébrées, les enquêteurs et les magistrats de l’antiterrorisme les découvrent redoutables combattantes idéologiques agissant auprès de leurs époux.

« T’es choqué des attentats ? LOL»

« J’étais au courant depuis le début », affirmait-elle alors. « J’ai encouragé mon mari à partir pour terroriser le peuple français qui a tant de sang sur les mains (…) J’envie tellement mon mari, j’aurais tellement aimé être avec lui pour sauter aussi», insistait-elle. « T’es choqué des attentats ? LOL. Un des kamikazes du Bataclan était mon mari Samy Amimour, il s’est fait exploser hamdulillah… Tu veux toujours continuer à te pavaner sur Panam ? », avait-elle encore écrit à l’une de ses connaissances.

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L’importance du rôle de ces femmes, particulièrement des veuves de Samy Amimour, Foued Mohamed-Aggad, Ismaël Omar Mostefaï et de Chakib Akrouh, s’est d’ailleurs illustrée, après les attentats de 2015, dans le traitement «VIP» qu’il leur a été réservé de la part des hauts dignitaires de l’organisation terroriste. Ces femmes sont restées dans leur sillage et sous leur haute protection jusqu’aux derniers assauts qui ont eu raison de Daech en zone irako-syrienne. Khahina demeure la seule survivante de ce quatuor de veuves.

«Propos très modérés»

Remariée à un djihadiste tunisien, elle aurait été arrêtée en mars 2019 et a successivement transité par les camps de Al Hol puis celui de Roj, plus sécurisé. Kahina El Hadra aurait alors fait partie de la police islamique, toujours fidèle à Daech, sévissant dans les camps et persécutant les femmes repenties de l’État islamique.

En détention provisoire, elle est poursuivie pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et apologie publique d’un acte terroriste par un moyen de communication en ligne. Elle est l’un des quatre très gros profils rapatriés en France en juillet. Pour autant, selon nos informations, elle aurait, durant ses auditions devant les enquêteurs et le juge d’instruction, tenu «des propos très modérés» sur son engagement islamique. Une stratégie adoptée par l’ensemble de ces femmes rapatriées, à l’exception d’une qui a continué à maintenir ses positions. Pour autant, leur dangerosité avérée pour l’administration pénitentiaire a conduit à une incarcération à l’isolement.

« Elle aurait tenu «des propos très modérés» sur son engagement islamique ».

On nous prend pour des billes? Ils ont entendu parler de la « taqiya », ces enquêteurs ???????????
Artofus

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