Cocktails Molotov contre une fête champêtre du RN près de Rennes : pourquoi les antifas ont-ils tous les droits ?

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Gabrielle Cluzel 25 septembre 2022 BOULEVARD VOLTAIRE

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Dimanche matin, à Bruz, près de Rennes, des familles ont eu très peur, retranchées dans une ferme assiégée par 200 antifas armés de cocktails Molotov. Elles venaient pour le déjeuner champêtre annuel des fédérations RN d’Ille-et-Vilaine et des Côtes-d’Armor, en présence, cette année, de Jordan Bardella. Les participants s’étaient inscrits à l’avance, le lieu était privé et il y avait même un stand barbapapa pour les enfants. Bref, rien qui ne pouvait présager de telles violences. Gilles Pennelle, délégué départemental d’Ille-et-Vilaine et président du groupe RN au conseil régional de Bretagne, avoue avoir eu très peur que « tout bascule »quand la voiture d’un militant a pris feu : « J’ai tout de suite pensé aux balles de paille dans le champ, qui auraient pu aussi flamber. »

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Même si, in fine, les forces de l’ordre ont réussi, avec leurs chiens, à repousser les assaillants, permettant à la journée de se tenir sans encombre, Gilles Pennelle comme Odile de Mellon (déléguée départementale des Côtes-d’Armor) ne décolèrent pas. Tous deux accusent le préfet d’inaction : selon Gilles Pennelle, les antifas avaient tenu, jeudi soir, une réunion préparatoire de leur assaut à l’université de Rennes II (!). Après s’en être plaint, par une lettre écrite, à la présidente de l’université, Gilles Pennelle en avait personnellement informé le préfet. Ils lui reprochent encore d’avoir tenté de dissuader Jordan Bardella, à son arrivée à la gare, de se rendre à la réunion, faute de pouvoir assurer sa sécurité. « Il n’y a plus d’État ! »s’exclame Odile de Mellon. Ils s’étonnent, enfin, qu’aucune interpellation, à leur connaissance, n’ait eu lieu.

La préfecture, n’ayant pas répondu pour le moment à nos sollicitations, n’a ni infirmé ni confirmé. Mais une interrogation, chaque jour un peu plus grande, comme un éléphant au milieu du salon du ministère de l’Intérieur, se pose : pourquoi Génération identitaire, Alvarium ou encore les Zouaves – qui, à ma connaissance, ne se sont jamais attaqués à des familles et des enfants dans un lieu privé – ont-ils été dissous en deux temps trois mouvements quand les antifas font toujours la pluie et le beau temps ?

Le groupement de fait Nantes révoltée, dont Gérald Darmanin avait annoncé, fin janvier, la dissolution après des scènes de chaos, se porte comme un charme. Maître Pierre Huriet, l’un des avocats, annonçait en juin dernier qu’« aucune mise en demeure n’avait été signifiée au groupe », confirmant les propos, en mars, d’un autre de ses avocats, Maître Aïnoha Pascual : « À ce jour, la procédure de dissolution n’a pas été initiée. » En attendant, le groupe a mué, changeant de nom, pour devenir Contre-attaque, afin de voir « plus grand et plus ambitieux »et « être capable de […] riposter, de se retrouver à Nantes mais aussi et surtout ailleurs, car il y a urgence ». À Rennes, peut-être ?

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