Grèce : Noël… fini

par Panagiotis Grigoriou

Noël fini, nous voilà à la semaine du moment présumé… mort et festif, allant de la Nativité au Nouvel an. Le temps météorologique restant quant à lui exceptionnellement printanier, tout le monde en profite. En cette vieille Grèce du Péloponnèse quelque peu oubliée et cependant refondue par le tourisme, puis, par la… nouvelle économie du néant, c’est plutôt une période enfin calme dans l’année. Et pour cause.

Les touristes ne sont quasiment plus de la partie, et même parmi les habitants, leur tranche la plus aisée, brûle alors ses… touristo-dollars dans la capitale, en Grèce continentale des montagnes, voire, en Italie ou en Autriche.

Toutefois chez nous, Noël fut particulièrement compris à sa juste hauteur, entre justesse et modération. Notre réveillon avait été simple mais significatif, entre le porc rôti aux pruneaux, un verre de vin, une tranche de fromage de Thessalie ; sans oublier d’en faire profiter nos chats dans la mesure du possible.

Nous nous sommes également baladés à proximité, ceci dans un rayon de moins de 30 kilomètres… histoire de ne pas se ruiner en carburant, tout comme nous nous sommes rendus sur l’île proche de Poros, située en face de Galatás, commune localisée dans le Péloponnèse, rien que pour y boire tout juste un bon café.

Quelques locaux y prenaient également un verre ; et à côté, les terrasses des tavernes restaient désespérément vides, même si la fanfare municipale était de la partie comme chaque année. Cependant et par la suite sur l’île de Poros, les autres festivités ont été annulées, car Spýros Pollális, le maire de la commune d’en face Galatás, vient de décéder… brusquement d’un arrêt cardiaque. C’est… une mort comme on dit subite, d’après même la presse locale.

Et la vie… continuera. Aux environs, d’ailleurs un peu comme partout en cette Grèce… sudiste, quelques camping-cars allemands, suisses et français, auront largement rajouté… à la couleur locale, quand chez… les Grecs festoyant, les haut-parleurs des communes diffusaient à n’en plus finir de la musique de Noël… américaine ; dans notre région, c’était bien entendu avant la soudaine disparition du maire de Galatás. Sauve-qui-peut.

Par les temps qui courent et qui s’enfoncent dans la satanisation alors accrue, nous n’avons guère suivi les messes dans « nos » églises, chassant que notre dernier prélat de base comme de crâne, suit à la lettre les consignes des Ordres et des Loges, à travers tout ce méta-monde syncrétique à deux sous, qui plus est, solidaire des Kiéviens des deux rives de l’Atlantisme. Nous avons donc plutôt préféré préserver nos instants de recueillement dans les petites chapelles de notre région, quelque part en anachorètes si possible intermittents.

Et sinon, pour ne pas non plus oublier notre sociabilité de terrain, nous avons revu certains des amis du coin, car il n’y a guère mieux que ce que l’on peut se dire autrement que par l’intermédiaire certes nécessaire, de la technologie. Sociabilité pratiquée parfois devant le spectacle des vieilles munitions des guerres passées, encore exposées sur nos ports de pêche, et quand les discussions ont fini par revenir sur nos guerres en cours pour ainsi considérer par exemple, la lutte que mène la Russie, agressée comme elle est, par les « fleurs » du mal réunies, issues du dernier atlantisme.

À cette occasion, j’ai traduit pour mes amis d’ici, un passage extrait du blog de Laurence Guillon, tenu depuis la Russie et ses Chroniques de Pereslavsk.

« Il faut considérer nos dirigeants et les politiques totalitaires du point de vue de la psychiatrie… et établir un lien que je discerne moi-même entre la mentalité utilitariste et la mentalité psychopathe totalitaire. Dès ma plus tendre jeunesse, j’ai perçu qu’une société strictement utilitariste se caractérisait par la haine viscérale de ce qui était beau, noble et bon, et son besoin de détruire toute expression culturelle de tels sentiments, ainsi, bien souvent que des personnes qui persistent à y tenir et à les transmettre. Une telle société ne peut produire que la plus extrême laideur, assortie d’un ennui et d’un désespoir sans bornes menant tôt ou tard à la corruption, à la dissolution et au crime ».

« Et cela, quelle que soit l’étiquette idéologique dont elle se pare. Elle exècre et traque tout ce qui n’est pas médiocre, vulgaire, pourri et pervers. Toutes les sociétés humaines perturbées par la modernité sont plus ou moins affligées de tels défauts, mais actuellement, la plus toxique de toutes est bel et bien celle qui fut à l’origine de cette dérive, la société occidentale, incapable de sortir de la logique de sa folie ».

« Mila Alekcovic met le doigt sur le fait que depuis des décennies, les classes dirigeantes sont sélectionnées, ou s’autosélectionnent, en fonction de la conformité à ce modèle. Des gens médiocres, pas trop intelligents, psychopathes, sans empathie, assoiffés d’honneurs, de pouvoir et d’argent. Les gens trop honnêtes et trop compétents étant bloqués d’emblée, car moins contrôlables ».

« Elle souligne aussi que la perversité partagée permet aux membres de cette caste de se tenir par la barbichette, car il y a toujours quelque chose de compromettant dans un tiroir pour l’un ou l’autre. Enfin, ces médiocres hystériques sont convaincus d’être très au-dessus de nous, sous-hommes, et qu’il leur est permis d’agir envers nous comme avec du bétail. Car de la haine viscérale de ce qui était beau, noble et bon, et son besoin de détruire toute expression culturelle de tels sentiments, pour en arriver au crime à tous les étages, nous y sommes ».

Traduction utile, aussi car l’actualité en Grèce de cette semaine de Noël est autant celle du viol à répétition et de la torture d’un garçon de 15 ans, par d’autres garçons de son âge, tous issus du même milieu scolaire aux quartiers dits populaires d’Athènes. Le scandale est grand, surtout que les médias autorisés font semblant de découvrir… l’actuel niveau de la perversion ainsi partagée. Accessoirement, ces mêmes médias oublient de préciser que les violeurs sont Albanais, Gitans et Bulgares, tandis que la victime est un Grec. Ce n’est pas sans importance que de le remarquer.

Au même moment, l’Université de Thessalie via une ONG de la Sórosphère, finance un programme « éducatif » destiné aux enfants de 3 à 12 ans, à travers lequel… des drag-queens racontent aux enfants leur réveillon de Noël, histoire de les « initier à une sexualité sans limites, en passant également par la parenté LGBTiste ».

Les Illuminés de Bavière, la… Loge suprême et leur London School of Economics, sont passés par là. La solution est pourtant connue. Comme il est exprimé en Grèce depuis le côté politique de la Résistance, à l’instar du vieux journaliste Spýros Hadjáras et de son ami l’ancien médecin militaire Zóis Béglis du mouvement K21, et, dans l’éventualité où le Régime serait liquidé, « toute propagande de ce genre sera interdite, et toutes ces sections universitaires New Age seront tout simplement fermées, autant que les Loges, et leurs enseignants placés en camps de rééducation… pour y apprendre déjà la logique, la beauté et l’harmonie ». Voilà déjà pour un certain programme politique.

Sauf que la croisière grecque… s’amuse encore, comme elle peut. En Thessalie, en ville de Tríkala par exemple, les Athéniens qui ne sont pas les seuls, y investissent la ville par milliers, à l’occasion du parc thématique de Noël dans sa onzième édition, depuis que la municipalité l’a conçu.

Les sourires des hôteliers et des commerçants sont pourtant éphémères, car près de la moitié parmi les habitants de la Thessalie sont officiellement pauvres, 40% des terres agricoles connaissent l’abandon, tandis que tous les villages pratiquement, ont perdu rien qu’en dix ans, la moitié de leurs habitants. Mais l’économie productive se transforme et se vide… jusqu’alors à l’autophagie sataniste. Du parasitisme, du crime et du spectacle.

En attendant mieux tout en s’organisant si possible pour, c’est face à nos icônes des chapelles en montagne du Péloponnèse que nous avons médité aux… derniers restes du sens, s’agissant de la Thessalie, de la Grèce comme de l’Europe, pour ne pas dire de notre piètre monde dans son ensemble. Ce matin, une auditrice de Thessalonique, a téléphoné en direct les journalistes de Focus FM, pour dire que son fils adolescent s’était suicidé parce qu’il a été violé par les mêmes… et dans pareilles circonstances. Voilà encore… pour un autre programme politique en cours.

Mais Noël s’est terminé, et nous voilà à la semaine du temps dit festif. La bonne nouvelle fut cependant que notre Volodia bien de chez nous, le plus adroit, le plus vaillant et le plus valeureux des matous, est de retour après une petite semaine de vadrouille.

C’est aussi de notre temps… c’est-à-dire, celui des matous.

Un grand merci déjà aux amis, lectrices et lecteurs du blog, pour leur contribution à notre campagne annuelle – http://www.greekcrisis.fr/2022/12/Fr0837.html – de soutien financier, si important par les temps qui courent. Nous arrivons grâce à vous, à la moitié du but fixé il y a un mois, mais il faut poursuivre.

source : Greek Crisis

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