Immigration: n’écoutez pas les mandarins médiatiques, regardez vers le Danemark! 

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Didier Desrimais  CAUSEUR

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18 janvier 2023

Immigration: n’écoutez pas les mandarins médiatiques, regardez vers le Danemark!
Des migrants venus d’Allemagne, sur une autoroute au Danemark, le 9 septembre 2015 © Ernst van Norde/AP/SIPA

Nos pasteurs immigrationnistes les plus éminents sont prêts à tout pour ramener les brebis égarées sur le droit chemin. La politique menée par les Danois les contrarie au plus haut point…


Tous les sondages récents confirment les attentes des Français à propos de l’immigration. Une majorité d’entre eux pensent que la France devrait imiter le Danemark, réduire drastiquement les flux migratoires légaux et combattre efficacement les illégaux. Mais cela ne convient pas à nos pasteurs immigrationnistes les plus éminents ; prêts à tout pour ramener les brebis égarées sur le droit chemin, les voici qui montent en chaire médiatique et sermonnent ces demeurés qui n’ont rien compris, ces arriérés qui sont contre l’immigration de masse, tous les Français qui pensent que cette dernière n’est pas une « chance pour la France ».

Des Danois réfractaires et…

Thomas Legrand donne d’abord des leçons de morale aux Danois. Dans son billet du 13 janvier paru dans Libération, il leur explique que la politique migratoire de leur gouvernement est un très mauvais signal envoyé à tous les Européens. L’État-providence social-démocrate mâtiné de conservatisme sur les questions d’immigration aboutit, selon lui, à un résultat détonant qu’il appelle « welfare-nationalisme » ou « national-social-démocratie » – une sorte de monstre malodorant tapi derrière un État-providence servant d’excuse à des mesures xénophobes. Pourtant, Thomas Legrand n’ignore sûrement pas que cette politique migratoire drastique a, en plus de faire chuter les entrées illégales de migrants au Danemark, plombé le parti nationaliste danois (Parti du peuple) qui avait fait de ce programme son fer de lance et n’a récolté que 2,6 % des votes aux dernières élections législatives. Cela devrait le ravir, mais rien n’y fait : « Un mouvement idéologique, hybride inquiétant entre la préservation de l’État social et une politique migratoire conservatrice, progresse en Europe, au point de passer pour une solution raisonnable », écrit ce journaliste d’extrême gauche qui n’a qu’un désir, un rêve, un souhait : voir débarquer en France et en Europe tout ce que le continent africain compte de nécessiteux fuyant la misère, la guerre, la peste, les djihadistes, la sécheresse, la famine, etc. Et tant pis si nous en crèverons – si tout le monde en crèvera, les Français, les Européens, et les Africains aussi, ceux restés en Afrique, gouvernés par des corrompus et incapables de régler leurs problèmes, et ceux sous-exploités en Europe par une bande de margoulins davosiens et mondialistes prêts à tout pour préserver leurs positions privilégiées. Thomas Legrand n’est pas au bout de ses peines. La Fondation Jean Jaurès, think tankd’obédience socialiste, vient en effet d’écrire un rapport dans lequel, après avoir dénoncé les stratégies appliquées en France par la gauche – entre autres, celle de l’autruche (on ne veut pas voir qu’une majorité de Français est préoccupée par l’immigration) et celle de l’esquive (on minimise l’importance de l’immigration dans l’opinion publique) – les auteurs rendent compte positivement de la politique migratoire sociale-démocrate danoise : « La principale réussite des sociaux-démocrates danois est d’avoir entamé une introspection sincère dans les archives de leur famille politique. […] Ils ont réussi à cette occasion à faire coïncider une volonté politique de fermeté régalienne et les valeurs traditionnelles et sociales de la gauche pour que la greffe idéologique puisse s’enraciner », écrivent les auteurs dudit rapport qui ne semblent pas redouter les fustigations d’un Thomas Legrand dénonçant pourtant avec force cris « le mauvais combo social-démocratie et nationalisme [qui] gagne du terrain du Danemark à la France ». Au moins ce dernier sera-t-il rassuré d’apprendre que, si « les ambitions sociales d’une politique authentiquement de gauche ne peuvent advenir sans une fermeté sur le plan régalien, notamment en matière d’immigration », la Fondation Jean Jaurès se refuse, comme il se doit, à « courir après le programme de la droite ou de l’extrême droite » – Ô Vertige de la politique politicienne !

A lire aussi : Cohn-Bendit: et la sobriété idéologique, alors?

Sur le plateau de “C à vous”, devant un Patrick Cohen et une Anne-Élisabeth Lemoine extrêmement accommodants, Narcisse Cohn-Bendit a pu, pour la millionième fois, se faire briller le nombril en donnant des leçons de morale aux Français. Ces derniers redoutent des flux migratoires trop importants ? C’est qu’ils sont victimes de « fake news » qui noircissent un tableau idyllique. En bon sophiste artificieux qu’il a toujours été, Cohn-Bendit compare l’immigration actuelle à l’exode des quatre millions de Juifs européens en 1938, refuse aux Français un récit national qui serait une « construction inutile », déclare qu’Éric Ciotti et Marine Le Pen font du complotisme, parle en vrac des Juifs du Marais, de ses fils qui ont épousé des femmes allemandes d’origine marocaine pour l’un et erythréenne pour l’autre, puis de « bons français » qui, eux aussi, comme certains immigrés, battent leurs femmes, enfin des Ukrainiens qui ont trouvé refuge en Allemagne. Du grand délire. Et tout ça pour quoi ? Pour finir, comme d’habitude, par s’aligner sur la position capitalo-mondialiste et immigrationniste des familiers de Davos et de George Soros : la France, l’Allemagne, les États-Unis ont « besoin d’immigration », il faut régulariser tous les immigrés illégaux, il faut accueillir tous les migrants. « Il faut comprendre que les nouvelles mosaïques multiethniques installées une bonne fois pour toutes en Allemagne ainsi qu’en France redéfinissent et abrogent peut-être la notion d’une identité nationale », écrit dans son dernier livre [1] l’ancien soixante-huitard défendant un projet de société qui, en fin de compte, était déjà celui des libéraux-libertaires faussement révoltés de 68. Daniel Cohn-Bendit est resté ce petit-bourgeois qui aime à faire croire qu’il a toujours été un rebelle alors qu’il n’est jamais allé que dans le sens de ses intérêts qui croisaient souvent ceux des « élites » qu’il faisait semblant de combattre. « Si l’identité française, ce n’était que le peuple du RN et de Zemmour, vous fuyez le pays, c’est horrible », s’étouffe ce tartuffe qui aura profité toute sa vie d’une image chimérique, celle de révolté rouge puis vert proche des peuples européens – quand bien même il sera resté de bout en bout un maquisard de salon médiatique, un rebelle petit-bourgeois, un frondeur institutionnalisé, un révolutionnaire en pâte à modeler, pour finir par devenir, cruelle mais inévitable destinée, un macroniste-mondialiste davosien de la plus belle eau. Fuyez, M. Cohn-Bendit, fuyez, nous ne vous retenons pas !

… des Bretons pas assez accueillants au goût de France inter

Sur France Inter, en ce vendredi 13 janvier, Yaël Goosz donne des leçons de morale aux habitants de Callac. Ces derniers ont obligé leur maire à renoncer à l’installation de plusieurs dizaines de migrants dans leur commune. Yaël Goosz voit l’ombre d’Éric Zemmour derrière l’abandon de ce « projet humaniste » qui aurait« repeuplé et redynamisé » ce village. La larme à l’œil, l’éditorialiste considère que « Zemmour aura réussi à coloniser les esprits et à dénaturer la Bretagne et sa longue tradition d’accueil ». Il craint que, « contrairement aux directives d’Emmanuel Macron », d’autres communes rurales ne refusent ces magnifiques projets de repeuplement et, surtout, il redoute que le LR n’active, en contrepartie de son soutien à la réforme des retraites, une série d’amendements – la double peine effective pour les immigrés délinquants, le rétablissement du délit de séjour illégal et la fin du regroupement familial, entre autres – quand la loi immigration sera débattue à l’Assemblée nationale. Yaël Goosz ne s’apitoie jamais sur le sort des Français – il n’a de compassion que pour les immigrés, qu’il appelle systématiquement « réfugiés », et les maires confrontés à ces franchouillards ruraux qui renâclent devant un si prometteur « vivre ensemble » qui revivifierait nos campagnes, selon lui.

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Ces notables du monde médiatico-politique sermonnent les presque 70% de Français qui disent s’inquiéter d’une immigration que plus rien ne semble pouvoir endiguer – et même, si l’on lit bien l’entretien donné par la députée Edwige Diaz dans ces colonnes, qui pourrait s’amplifier à cause d’une régularisation massive des immigrés illégaux employés dans les « métiers en tension » voulue par le gouvernement. Où vivent-ils, ces mandarins médiatiques qui ne voient pas leurs compatriotes souffrir, qui ne veulent rien savoir de la délinquance, des trafics de drogue, de la violence qui pourrissent de plus en plus la vie des habitants de ce pays, y compris les habitants issus d’une immigration plus ancienne parfaitement intégrés ? Ne visitent-ils, d’Uber en Uber, que des quartiers Potemkine du « vivre ensemble » – semblables à ceux, magnifiquement agencés, qui illustrent les tracts de LFI au moment des élections ? Comment font-ils pour ne rien voir, pour ignorer les ravages civilisationnels, l’insécurité, le prosélytisme islamique, les changements visibles de population, de mœurs, de mentalités, dans des parties de plus en plus étendues de l’Hexagone pouvant atteindre la taille d’un département entier ? Quel est le secret de leur aveuglement ? Au moment où même François Bayrou ouvre enfin les yeux, demande sur BFMTV s’il est « légitime de ne pas renvoyer les gens (les migrants délinquants ou illégaux) simplement parce que leur pays est dans un désordre absolu », et considère que « la situation n’est plus supportable pour un très grand nombre de Français », ces notables employés à la propagande immigrationniste et multiculturaliste admonestent des Français désespérés n’aspirant pourtant qu’à vivre en paix, sans craindre de prendre un coup de couteau, de se faire violer en pleine rue, de se faire lyncher pour un « mauvais regard », une « cigarette refusée » ou un « comportement efféminé », de subir la loi des dealers ou d’être agressés dans les transports en commun, dans la rue ou chez eux. Ces Français-là disent ne plus reconnaître leur pays. Ils se taisent, ils ont peur, ils ne savent plus vers qui se tourner. Ils entendent parfois les sermons de nos prêtres sur les ondes de l’audiovisuel public – s’ils n’avaient pas autant de temps à consacrer à essayer de vivre à peu près convenablement, ils se déplaceraient volontiers pour aller dire leurs quatre vérités à ces idéologues méprisants qui ignorent tout de leurs vies. Sans doute en profiteraient-ils pour leur demander, eux aussi: « Où vivez-vous ? Dans quel monde ? Comment faites-vous pour ne rien voir ? »

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