MEMORABILIA

Quand France inter mène la chasse aux personnalités de droite dans les médias…

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Par  Maxence Ledru et Alexandre Bertolini

Publié le 02/10/2020

Valeurs actuelles

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– La radio publique de gauche ose s’offusquer d’une prétendue droitisation de la presse. En réalité, les partisans de la bien-pensance médiatique ne supportent pas le pluralisme.

Le pluralisme dans les médias n’est pas du goût de tout le monde. Sonia Devillers, journaliste à France inter, n’a pas caché son inquiétude face à la présence d’éditorialistes ayant une parole dissonante, comprendre de droite, le 28 septembre dernier. Lors d’une interview de Roch-Olivier Maistre, patron du conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), la journaliste de la radio publique de gauche s’est permis de lui demander si son instance pouvait surveiller le temps de parole des éditorialistes classés à droite en dehors des périodes électorales. Ce dernier, chargé de contrôler la parole et la représentation des idées à la télévision l’a rappelée à la loi : « Ce sont des éditorialistes non engagés dans une formation politique, mais c’est un sujet sur lequel nous allons ouvrir une réflexion ». Ce à quoi, Sonia Devillers a répondu sur un ton militant : « Oui il y a urgence. » 

France inter est connue pour sa propagande de gauche et d’extrême gauche, mais la cadence s’est accélérée ces derniers temps. Dernière sortie en date : le sociologue radical Geoffroy de Lagasnerie s’est demandé s’il ne fallait pas revenir à une forme de censure dans l’espace public : « Il y a des débats intolérables ! Il faut rejeter les gens de droite dans leur insignifiance.» Des propos liberticides dignes des dictatures soviétiques qui ont même interloqué la journaliste Léa Salamé. Cette dernière avait pourtant elle-même déjà étonné en déclarant au sujet de CNews et d’un de ses présentateurs à succès : « Il ne faut pas laisser à Pascal Praud les débats politiques. » Un appel à la censure destiné à marginaliser les voix dissidentes et dangereuses pour l’hégémonie médiatique.

Excommunications de personnalités clivantes

Cette gauche sectaire, qui prétend tenir le bon discours, lutte en réalité contre le débat d’idées et le pluralisme politique. « C’est stupéfiant et ça reflète le sentiment d’impunité de cette gauche moralisatrice. C’est une sorte d’appel à la dénonciation qu’a donnée cette journaliste, un appel à faire des listes », s’est indigné Ivan Rioufol, éditorialiste au Figaro et boycotté par France inter. Il a d’ailleurs révélé sur le plateau de… Pascal Praud n’avoir jamais été invité sur la radio publique. Le petit monde des apôtres de la bien-pensance sur France inter voudrait interdire d’antenne ceux qui ne voient pas le monde à leur manière. « C’est une idéologie d’une certaine gauche moralisatrice qui est au service d’une idéologie d’Etat, celle du politiquement correct. L’opposant devient un dissident ! Normalement c’était dans les pays de l’Est (URSS), pas en France », ajoute Rioufol.

Plus inquiétant, la gauche culturelle et médiatique cherche ainsi à théoriser une « censure légitime » en affirmant que la liberté d’expression ne saurait justifier les discours « discriminatoires » ou haineux. Évidemment, elle seule se donne le droit de définir ce qui est autorisé ou non – et ne semble pas imaginer un instant qu’elle le soit elle-même. « Le pluralisme politique chez France inter commence par la gauche macroniste et finit par Besancenot », ironise Gilles-William Goldnadel, chroniqueur dans l’émission de Pascal Praud, les « Grandes gueules » sur RMC et à Valeurs actuelles. « C’est bien parce qu’ils ont perdu leur magistère moral qu’il en sont réduit à faire intervenir le CSA pour nous faire taire », analyse l’avocat réputé pour son franc-parler.

Le fantasme de la droitisation des médias

L’idée que les plateaux télé et les studios de radio seraient envahis par les personnalités de droite relève du pur fantasme. Le sociologue québécois Mathieu Bock-Côté a écrit dans « L’empire du politiquement correct », que cette gauche radicale théorise son désir de censure en le faisant passer pour une réinterprétation de la liberté d’expression. En fait, si certains médias se font les chantres de la liberté d’expression en se disant « Charlie » – comme s’il suffisait de le dire pour l’être – ils mènent davantage en pratique une guerre idéologique et militante contre leurs confrères.

Libération avait ainsi appelé à manifester pour un « journalisme démocratique », en septembre, à la suite de la publication de notre fiction consacrée à Danièle Obonotandis que Le Monde déplorait que« les jeunes journalistes plus à droite que Marine Le Pen qui animent Valeurs actuelles [aient] micro ouvert en permanence sur plusieurs chaînes d’information ». Ivan Rioufol préfère toutefois rester optimiste : « Avec les réseaux sociaux, je n’ai pas de crainte sur la propagation de la censure à l’avenir et le diktat du politiquement correct, la liberté s’est établie sur les médias alternatifs, et la force des réalités est telle qu’on ne peut plus les nier. Les réseaux sociaux obligent à regarder les faits, la liberté d’expression va bousculer les vieilles citadelles, et surtout le monopole public. »

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