«Faits et gestes» N°28, par Ivan Rioufol : Cher vieux Covid

Par Ivan RioufolPublié il y a 42 minutes

Ivan Rioufol.
Ivan Rioufol. Le Figaro

LETTRE EXCLUSIVE ABONNÉS – Une analyse percutante des détails de l’actualité de la semaine écoulée.

Chers lecteurs,

Voici quelques-unes de mes notes, non utilisées, de cette semaine.

Lundi 6 décembre : Bingo ! Testé positif Covid ! Depuis samedi, je me traînais une petite toux sèche et agaçante. Un autotest fait dimanche, chez moi, avait été négatif. Celui de ce matin est positif. Confirmation auprès d’une pharmacie qui me délivre d’office l’horrible QR Code que je voulais fuir. Il sera activé dans dix jours – à l’issue de mon confinement – et sera valable six mois. Je soupçonne un double vacciné, qui toussait beaucoup, de m’avoir contaminé quelques jours auparavant. En attendant, je n’entends pas m’en tenir aux seuls conseils du ministère de la Santé, qui préconise du doliprane et rien d’autre. Je vais me soigner, en accord avec mon médecin qui me sait non vacciné, à l’azithromycine et à l’ivermectine, (plus zinc, vitamine D, vitamine C, ravintsara, etc.). Achat d’un oxymètre (25 euros environ) pour surveiller mon taux d’oxygène. Pour l’instant, tout va bien : ni fièvre ni perte de goût ou d’odorat, ni rien d’autre hormis ces reportages radiophoniques anxiogènes qui décrivent les services de réanimation pris d’assaut par des non-vaccinés. Question : combien de ces malheureux n’ont pas jugé bon de se soigner ? En attendant, dans l’urgence, j’annule évidemment mes participations de cette semaine sur CNews. Je décommande mon invité du dimanche 12 décembre pour Les Points sur les i : avec Fabien Bouglé, nous allions parler du scandale des éoliennes. Partie remise. Je propose à la chaîne de rediffuser à la place, dimanche, quelques-uns des entretiens avec mes invités. Je décide d’autre part de ne pas communiquer pour l’instant sur mes absences sur CNews : j’attends de voir comment la petite bête va évoluer.

Mardi 7 décembre : J’ignorais que la nation tchèque avait failli disparaître, dissoute dans la germanisation d’une partie de l’Europe centrale. Lisant Milan Kundera (Un Occident kidnappé, Gallimard), l’auteur parle de «la résurrection nationale tchèque». Il rappelle qu’au début du XIXe siècle une poignée d’intellectuels a «essayé de ressusciter d’abord le tchèque, cette langue presque oubliée, puis, à la génération suivante, le peuple tchèque déjà semi-éteint. Cette renaissance fut un acte délibéré». Un peu plus loin, Kundera précise : «Les leaders du renouveau tchèque ont lié la survie de la nation aux valeurs culturelles que cette dernière devait produire.» Son texte est une ode aux petites nations fragiles qui «ressentent leur existence comme une évidence, un don de Dieu ou de la Nature présent depuis toujours». Il poursuit : «Les peuples sont à même de définir leur culture, leur système politique et jusqu’à leurs frontières comme leur propre création (… )». Vous me voyez venir ? En France, dire que la nation est affaiblie au point de risquer de disparaître dans une mondialisation liquide vous vaut d’être étiqueté, au mieux, de «décliniste». Mais cette accusation pavlovienne est un contresens : ceux qui s’inquiètent refusent le déclin de la France. Ce matin j’ai entendu BHL, sur Europe 1, éreinter après d’autres Éric Zemmour. Il lui reproche de «mettre le feu aux esprits». Mais que dit Zemmour de si différent de Kundera sur la fragilité des nations ?

(Sur le front du Covid : rien à signaler, sinon un petit coup de mou en soirée).

Mercredi 8 décembre : Le Monde donne le contenu des attendus de la chambre disciplinaire de l’ordre des médecins de Nouvelle-Aquitaine, qui a condamné à un blâme le professeur marseillais Didier Raoult. En réalité, cette sanction apparente n’en est pas une. Raoult, que le sanitairement correct et ses toutous accusaient de «charlatanisme» et d’avoir mis en danger la vie des patients avec son protocole à base d’hydroxychloroquine, est blanchi de ces infamies. Aucune faute déontologique n’est retenue contre le médecin, sinon une communication trop bruyante (d’où le blâme). Les juges estiment que Raoult «ne peut être regardé comme ayant conseillé ou prescrit un remède ou un procédé illusoire». Ils constatent «qu’aucun des patients traités avec son protocole n’a porté plainte». Ils disent aussi que le professeur «n’a fait courir aucun risque injustifié en prescrivant l’hydroxychloroquine aux doses habituellement préconisées pour les traitements pour lesquels elle est régulièrement utilisée depuis plusieurs années.» Le traitement médical que je dois observer sur trois jours est grosso modo celui que préconise Raoult, à cette différence que l’ivermectine remplace le plaquenil (l’hydroxychloroquine) qui nécessite d’abord un électrocardiogramme. Comment le gouvernement, en 2020, a-t-il pu interdire aux médecins généralistes la liberté de prescrire et de soigner, au vu d’une étude du Lancet bidonnée sur les méfaits de l’hydroxychloroquine ? Je n’arrive toujours pas à comprendre ce qui se passe dans la tête de ceux qui nous gouvernement ?

(Sur le front du Covid : toujours rien à signaler, à part un petit rhume)

Jeudi 9 décembre : L’effondrement de la gauche, qui a fait la pluie et le beau temps durant des décennies, est spectaculaire. Elle est à deux doigts de subir le «grand remplacement» idéologique, à force de nier le réel et de s’enfermer dans ses lubies. Aucun des candidats n’atteint les 10% dans les intentions de vote. Jean-Luc Mélenchon (LFI) est le plus vaillant avec 9%. Yannick Jadot (EELV) monte à 7% grand maximum. Anne Hidalgo (PS) plafonne à 5%. La «remontada» d’Arnaud Montebourg oscille entre 1,5 et 2,5% des votes. Fabien Roussel (PCF) attitre entre 1 et 2,5% des sondés. C’est tout un univers qui s’écroule sous ses vanités, ses fausses certitudes, ses innombrables mensonges. Il y a de la morale derrière cette faillite spectaculaire : les électeurs ne se laissent pas tromper impunément. Les dernières manœuvres sont pitoyables, qui tentent de faire une union de bric et de broc entre gauche et extrême gauche. Une fois de plus, ces gens se permettent ce qu’ils refusent à la droite. Plus une seule idée ne sort de ce monde crépusculaire. Il n’exprime que des férocités.

(Sur le front du Covid : petite fièvre (moins de 38°) dans la matinée. Puis retour à la normale. Tout cela ressemble beaucoup à une grippette).

Vendredi 10 décembre : 7h28 : texto de Pascal Praud. Il me propose de témoigner tout à l’heure dans son émission L’Heure des pros, par FaceTime. Pourquoi pas ? Depuis lundi, je suis inondé de messages qui me demandent ce que je suis devenu. Je n’ai pas envie d’inquiéter plus longtemps sur mon sort. D’autant que ce matin je vais très bien. Aurais-je eu raison de mon cher vieux Covid ? Il est encore trop tôt pour le dire. Mais, à l’antenne, je vais rappeler qu’un non vacciné contaminé n’est pas promis obligatoirement à la «réa» ni à la caisse en sapin. Mon message à ceux qui nous infantilisent : laissez les gens apprécier leur propre risque, laissez les médecins prescrire leurs soins, et cessez de faire peur !

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